DE LA DOCTRINE
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mencé S^ publier et que nous continuerons bientôt Mais tel qu'il est nous avons cru qu'il ne fallait pas le laisser perdre , et que nous de- Tions le consigner dans nos ^/zn^i/e;.
Quant à Fauteur, il ne nous a pas été possible de le découvrir. Le manuscrit porte à la fin un grand  ; sur cela nous aurions soupçonné qu'il pouvait appartenir au P. Amiot^ mais quelques mots que nous notons^ k^ p. 209, n. S, pr^uTei^t que ^'orlg^iail ^^ en italien et que ce n*est ici qu'une traduction. Quoi qu'il en soit, nous pensons que nos lecteurs le liront avec intérêt^ surtout les passages qui concernent l'usage des hiéroglyphes anciens , et le secours qu'on peut en tirer ^ur l'exolication dçs fables i^y^hplo^iques,
LivfesMcrésckioQia.— Gequ*ils disent du Seigneifir suprême; — du Saint; il seia gloîlo^ixet souffirant. — Doctrine contenue dans \'Y, leur l»"" Uvre sacré* — TcQis états pa«r le monde, d'innocence, de chute et de réfaabiUtation. -7 $pu^c9 de ces tradiiioivs.— Ide^itité de Fo-hy et de i'AniiJ»is, ou Mercure ^rÎMf égi^to égjp^en — Ce MerciMrQ serait le patriurdie Enoch. -^ Supériorjtéi de récriture hiéroglyphique qui a rapport à Tobj^t désigné, sur récriture alphahélique qui n'y a aucun rapport— Les hiéroglyphes renfermaient les dogmes réyélés. — Preuves. — Les fables proviennent de la ^r^dyction des hiéroglyphes en écriture alphabétique. — Les nations en perdirent le irai sens. -* Les Chinois appliquent à leur empire ce qui est Thistoire du Qion^ie. —.Us ont converti en fables les anciennes vérités.
On trouve à la Chine des monutnens fort eitraordiaaires , la na-
tion les nomme Kings ^x » et par ce mot elle entend des lifres d'une doctrine k[nmuable , des ouvrages faits par des saints, et auxquels il n'est pas permis dk rien ôter, de rien ajouter, ni d'y rien changer; aussi les Chinois ont-ils pour ces livres une vénération ex- Vrèmq, et un esprit égal à celai que nous avons pour les saintes Écritures.
Voici les noms des principaux de ces Kings, Ye^ Chu^ Chi, TçhiAnrtsiou y 4r, Fo •• Les deux derniers sont perdus; le Lf était )fi Uyi:c. dfss rites q^ des cérémonies ; on lui a substitué une compila-
< N«ai GODMnrou pou kt non* diiooli l'orthogrtphie de rtateois c'dt C4lte <UU1 fiWKliM. .. . , . -v
ET DM IfVr^li Vj^ CPINOIS. ^ 1^
tion dç ^ycrs trjités^ {^\e yers k çovm^^mf^VS *^ Tcf^ çM»fW^; mais les sa\aiis chinois la regardent coçaing ue| apias ^^feç^e^:!; i^ullejnent dignes d^ porter Iq nona de Kin^s \ a^ussi T^ppelle-t-ou aeiîleipent I^rki, comme qui dirait commentaire, ^ur les rites i \V<3^ ^tajl le livre, ^e |a musique^ dont il ne reste (p'uni fragment de pe.^ 4^ lignes , qui est poiirtant précieux. Ce ^^t l{t lea ^in^s çle la §içcte philosophique ^ auxquels il faut joindre le TaprU-h^ing » le IS^nrhpar king, çt le li'sao-Hn^ , qui sont d'une »è^-«rpde ^wft^ftit^, qi^oique postérieurs aux autres.
A tous ces Kings il faut ajouter l)e^ucoup de disco^r8 ^t 4<^ faites fs\i(s par ^es philosophes qui florissaient ayant ^lucarp^^oj^ \ ma^ it n'est pas aisé de %xet Tépoque de ces ouyr^i^es , t^i^^ ils çpnt anciens : ^û&Dl il $'est conservé quelques laniheîiui; de V^aditiqas dans Iças éçrir ?alns et les interprètes postérieurs qui ont mis aç jour depuis 2,0.Q() ans une nmltitude innombrable de comme^tah-e;» ç\ir |es pionuspien$ antiques 4es Kings ',
Voilà eOf général ce dont est composée la littératuipe chiuoiset ^ut se rapporte aux Kings ; mais ce qui est Tenn d/d^pm ^,0Q0 ans çt piqst est considéré çomiqen|ioderne, 4*où Toq peut co^nj^turer ^pibien Torigi^e des Kings est élpignéç 4e nous, puisqu'ils passaient 4ejk pour de^ Uvres 4ç ^ PV^W^rç antiquité cinq 9,u six (siècles >> savant Jésus-Christ
Les Kings ^ pri$ ep et^x-mêmes » quoiqu'aujçurd'hui asses altérés et tronqués , çontienneut encore le système d'une doctrine admirable et sublime dont yoici quelques traits.
Le Chang-ti^ ou le souverain empereur, s'appelle souvent dans ces mpnumens antiques : « le ciel suprême , Tauguste ciel , le oîel spiri^ » tuel ou intelligent le seigneur, 1^ créateur, le dominateur de l'uni* » vers. On l'appelje aussi Taoy ç'esH-dire raison, règle , loi, code 9 étemel ; Yen , c'est-à-dire verbe ou parole; Tching-tche^ Vérité ^ > Tçhl'tfihingy k^ souyerame vérité; ils disent de cette raison
> Nous avons la traduction de VV et du Chy en latin, et du Chou en français ; M. Julien vieiit de traduire aussi en français te Tao-U-king. Nousi en parlerons dans un autre article.
« Le manusciit porte i«i de§ pohits, l'auteur n*ayflnt pas encore^ sans doute précisé Tâge de ces livres.