M. QUINET
9 îaible que je snis, d*où Tient que je ne désespère pas de continuer » cette tâcbe? Le void, Messieurs; c^est tout mon secret; je sens » que dans cette œuvre je suis profondément d'accord dvec Tlfiprit » des bis^ du droit* des révolutions, des institutions de b France ; et » ce sentiment y que je peux 'bien aussi appeler religieux ^ mê pousse » et méfait marcher jeu aidant. En donnant le même droit, le mêm^ » nom^ la même place dans h cité de vie aux mejnbres partagés d§ » la famille religieuse • la France a montré un sentiment plus cbrà* « tien que ceux qui continuaient de maudire jàlB est entrée P9^t^ » plus que personne, dans Tidée de V église unk'erselh;[élik s'ait, » trouvée à la fin , pour ainsi parler, plus catholique que Rome, SU» j> a Evré un monde nouveau au travail de Tesprit; et en me rangeant » à cette idée d'alliance qui , déposée pour toujours dans notre pap » et nos institutions, en forme comme h profession de foi ^ jeeroi^ » moi« aussi^ oHir à la volonté de Dieu, manjfeetée^ imprima pmr » tant de secousses dans la conscience d'un peuple* La réactiMp » pleine de haines^ tentée partout, ne peut nulle part réussir, pai^ » que, mortelle à la France» die est noiorteUe à l'Europe ,, mortette au >» pr(^rès de la vie véritablement jrdigieuse* »
Certes, il y aurait bien des choses à dire sur içes paroles et sur la leçon entière de M. Quinet.' Nous ne toucherons que quelques points, £t d'abond, autant que loi et plus que lui, TÉgUse j|)speUe 4p ses vœux et cherche à xjéaliser cette grande cilé d'^dliance ^ dmsmt^ un jour se reposer les •enfimS'df Dieu. M, Quinet n'a mâme pris joe^ idée que dans rjÉ^^lise ; car l'idée d'une aHiaoce gâ»écale entre las peq^ a toijyoura été ani^thigue à i'^wtaiûté air^mt VJÉlvaBipk; Maintenant encore , partout où renseignement de TÉglise n'est ya^ •établi, elle persiste! se diviser par races, par natioBs^ par caçtes. Jttaisi'JÉjglJse i^eirt londer cette alUanoe siur la crofaeee V no seul JE^èpfw à un seul syjntMife; et M* "Q^et veut la foidar siir l'adfl^fiip ik «»ltes les^cayaaces -et4e i^h» les'fipalioles, -en iMVte que ce ^xsk nmr jaent TwioB ie la dé^iiima» «('.wité d# la^emté. Otte««i!(e d'ilmoi^ a 4éjà M vm plusieurs fais 4^nB& le modela.) e^Vbvmmié M > adonné le bo«i 4e polylhéftsfDe4 de pairtbéiBHae, i'miiSéeamûe^^ W ten^ri$ im ittt âevé« qui eiosle tonc^re -, 4fmit^wiM»B ée fitfae.
268 lES VERBES NOUVEAUX.
On sail la dégradation qui pesa sur Thumaniité dans cette cité d'alliance. Nous l'avouons, ce n'est point celle que nous cherchons.
Eu second lieu, M. Quinet nous prouve qu'il ne connaît en aucone manière l'esprit de l'Église catholique quand il l'accuse de vouloir vivre dans une séquestration complète ^ et qu'il lui attribue des instincts d*Lolement, Faire de pareils reproches à l'Église, c'est fermer les yeux sur ce qui s'est passé depuis la prédication de l'Évangile, sur ce qui se passe sous nos yeux. Ceux-là sont plus conséquens qui l'accusent aii contraire de trop de prosélytisme. Dès son berceau, elle a travaillé à communiquer à tous son enseignement et sa doctrine; elle a appelé tous lès hommes frères , et les a traités comme ses enfans avec un égal amour ; ce sont au contraire les pensées de séquestration et à' isolement répandues dans l'humanilé et inventées par elle que l'Église est venue combattre. Et c'est encore à4'Église que M. Quinet doit cette pensée d'alliance telle quelle , qu'il prêche ici. S'il avait été Égyptien, Grec, Perse, s'il était Chinois, Hindou, cette pensée d'alliance ne lui serait pas venue , et si on la lui présentait il la rejetterait loin de lui.
Quant à la haine qu'il reproche à l'Église, chacun sait bien que tout en poursuivant l'erreur l'Église aime ceux qui errent. M. Quinet est trop sous la préoccupation de quelques attaques qui ont pu être trop vives , les auteurs eux-mêmes l'ont reconnu, mais qui ne se sont jamais adressées à sa personne. Il n'y a pas un seul vrai catholique, parmi ceux qui l'attaquent, qui ne soit disposé à donner sa vie pour pouvoir le reconnaître pour frère. Tels au moins ils devraient être pour être enfans de l'ÉgHse. Est-ce là ce que l'on peut appeler de h haine? La haine a toujours été un instinct de l'humanité séparée de l'Église.
Il est encore une chose contre laquelle nous devons réclamer. Dans tout le cours de sa leçon , M. Quinet cherche à prouver que l'église d'Espagne a été et est encore le type de l'Église catholique. D'abord nous ne croyons pas que cette Église mérite les reproches que loi fait M. Quinet. Ce n'est point en se promenant on ou deux mois dans l'Espagne actuelle qu'on peut la connaître; et le portrait qu'en fait M. Quinet est plus poétique que réel. Mais après cette réserve , nous dirons que nous sommes loin de regarder l'élise d'Espagne cbm
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le type de VÈ^SQ catholique. Celle-ci u'a jamais pris pour symbole uue esclave phis ou moins riche dormant dans les bras plus ou moins bienv^lUans d*un roi. L'égUse d'Espagne ne s'est pas souvenue que les lèvres du prêtre doivent non seulement conserver la science, mais encore tous les jours l'augmenter; ce n'était pas assez d'éloigner les erreurs étrangères, il fallait encore chercher les vérités étrangères, les vérités politiques» spéculatives, industrielles, tout ce qui peut être utile à l'humanité ; car l'Église catholique c<miprendtout cela. Aussi l'Eglise est plutèl symbolisée par une mère serrant dans ses bras peuples et roisi leur communiquant sa propre vie, les invitant in une union réelle et durable , aidant l'humanité dans sa roiite , et la conduisant vers son père qui est Dieu.
Venir reprocher à l'église d'Espagne et par elle à l'Église catholique d'aveir fait le malheur actuel de ce pays, c'est faire tomber sur la victime les reproches qui doivent s'adresser à l'assassin. Que voyons nous en effet en Espagne? L'introduction des doctrines, des principes qui ont bouleversé la France ; les livres de Voltaire et de Rousseau , estimés à leur juste valeur en France , sont préconisés en Espagne avec cet engouement d'un peuple enfant qui admire toutes les nouveautés. L'introduction de ces doctrines qu'a-t-elle produit jusqu'à ce moment? la ruine , la guerre civile, la mort. Gomme M. Quinet, nous croyons cette épreuve utile à l'Espagne, non point parce que ces doctrines s'y établiront à jamais, mais parce que le peuple espagnol , après un court essai, en connaîtra la fausseté et le danger. C'est ce qui s*est fait en France.
Comme M. Quinet, nous croyons notre patrie appelée à un apostolat glorieux , mais c'est parce qu'après avoir fait la première l'application des principes que M. Quinet appelle de Descartes, de Luther, et que nous croyons bien plus anciens, elle est la première à en avoir reconnu la fausseté. Quoi qu'en disent les nouveaux révélateurs, un grand changement s'est fait dans les esprits en France , un grand mouvement les pousse ; mais ce changement, ce mouvement , sont complètement dans le sens catholique , dans le sens de l'unité religieuse, mais de cette unité qui a son centre à Rome, et qui est basée sur l'identité de symbole. M. Quinet ne veut pas VimmobiUté des esprits ; nous ne la voulons pas plus que lui ; mais il ne voit pas que
S7I LES \EfMB l^fOUTEAUX.
#V y « Vie , motiveifi«nt, progrès ch«£ nom, tt thet tes sratres, c'e^ ft vé^ïSt catholîqHe ija*m. le tioit En «ffet, snptnimez TÈgist ttâm* fiqtte, supprimée fi(mrîgîd€ symbdte, sessâéS'Ctpeat^tre tn^véens dÂfebseurs, et le cabne va sel»re dans Se mende inteBectnd; tarFarreur lie ciHobat pas contre eUe-méme; no» reviendrons aux tens de la Borne païenne avant le Christ, Mors que l'esprit homain se reposai iranquillKneRt, parcourant satisfeit sa course terrestre en adonmt des Dieux de pierre «et de bois, les plantes de ses jardins, les aiAnaux de 8a basse-cour, en réglant ses actions sur le chant des inseanx ou Tappëtit des poulets sacrés, en consumant les orades de Defpfaes et de Dodone ; nous aurons le calme qui règne dans Tlnde et % la Ctdne, où Tesprit se contente de croire à Bouddha, à Tîcbnou, à Fo, etc., nons^anronsle calme et le dépérissement de l'-esprît musulman, de f esjwrît grec séparé de l'église. VoOa la cité d'alliance qui résulterait des principes de M. Quînet ; nous voulons plus de vie et de progrès, et c*est pour cela que nous tenons à notre Église.
Aussi nous ne nous effrayons pas beaucoup des nouvelles attaques qni se sont manifestées en ce moment. Elles ont, suivant nous, leur principale cause dans de faux principes que nous avons signalés plus haut , et qui proviennent d'un manque de science et d'instruction. Nos adversaires ont un esprit élevé , perçant, mais qui ne s'élève pas encore assez haut , ne connaît pas encore assez toute l'économie des desseins de Dieu , ne comprend pas assez Faction de VËglise catholique dans Thumanitc. Mais peu à peu les nuages se dissiperont; un pas immense a déjà été fait. Nous croyons qu^une ère nouvelle commence pour l'Église; elle a eu l'ère desmiracles,rère du martyre^ l'ère de foi , elle va ajouter à ses fastes Yère de la science. De tous côtés les élémens de cette ère se préparent ; les peuples se rapprochent; on étudie leurs langues , par celles-ci leur filiation; on traduit leurs livres sacrés , par eux on connaîtra les traditions générales qu'ils contiennent; ces croyances , ces livres ne pourront supporter la comparaison avec les croyances chrétiennes, croj^ances qui compremient non seulement ks prédications du Christ « mais toutes Jes révélations faites à Adam^ et par lui «t par ses descendaos commuoiquées au reste de l'humanité» qui les a altérées^ et dont elfe ne conserve plus que des pièces et des lambeaux , tandis que l'Église , qui
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par les Jtdft, paor les pa t i ig rei ies ranonte ^n bereeaii du monile ,itt a toutes conservées intactes , et les tient recueillies dans sa Bible. Tous les peujdes viendront y reconnaître leur origine, leurs titres de frères, viendront y épurer, yi^Dordonner leurs croyances r 6t alors seront posés les fondemens solides d'une union réelle entre les peuples ^ ê\ alors la cité d^alHance sera Constituée.
272 MICHEL VTNTRAS RÉVÉLATElfR
HivéiaUnï ïloxxioean.
PIERRE-MICtlEL VINTRAS, aÉVÉLA I EUf\ DE l/OEUVUE DE LA MISÉniC01\DE. -— DKBfAXDE D'INTERDICTIOiV CONTRE SES FIDÈLES. — BUEE DE CONDAMXATIOV DU SOUVERAIN PONTIFE.
Nous nous proposions de terminer le précédent article par quelques considérations sur le danger qu'il y avait à voir dégénérer les théories de révélations humanitaires en illuminations de bas étage et en folies pratiques. Nous voulions citer avec beaucoup de ménagemens à MM. Wickiewicz et Quinet, Michel Finiras , le duc de Normandie, et quelques autres, qui, eux aussi , croient avoir en eux le verbe de Dieu et être chargés de le faire connaître au monde, lorsque un procès récent est venu réaliser nos craintes , et prouver le danger de ces théories avec un à-propos que nous ne pouvons nous empêcher de saisir, On a cité les noms de MM. Mickiev^icz et Towianski eu plein Palais dejustice pour excuser et même approuver des folies, que Ton croit suffisantes pour motiver une interdiction des droits civils. D'ailleurs on donne sur les nouveaux Messies des détails qui nous étaient inconnus. Le compte-rendu de ce procès , extrait de la Gazette des Tribunaux , devient donc un appendice naturel de notre précédent article; c'est ce qui nous détermine à le publier. Il pourra d'ailleurs égayer un moment nos lecteurs , si peu égayés , il faut en convenir , par notre rédaction habituelle.
Nous joignons à ce compte-rendu deux pièces. La première que nous mettons en premier lieu est la circulaire par laquelle Mgr l'évêque de Bayeux avertissait ses prêtres de prémunir les fidèles contre ce visionnaire ; la seconde que nous mettrons à la fin est le hrefi^ sa sainteté Grégoire XYI, condamnant l'abus que Ton fait du nom de Dieu et du Christ, pour tromper les crédules. On verra en cela que les chefs de l'Église catholique n'ont pas attendu les révélations de la justice ou les plaintes des parens pour empêcher les duperies dont se plaignent ces derniers.