‹ Annales de philosophie chrétienneChapitre 102 sur 122 · LE RI OISE HISTORIQUE · texte numérisé non relu

LE RI OISE HISTORIQUE

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RtDAGTION HOSAK^Uë DU PENTATEllÛIlE

PROUVÉS PAR LBS LIVRKS BIBLIQUIS EfT D'aIFFRES DOCSUMBNT^

C»AFITRK XMi.

L^existence de Moïse et rantiquité du Penlateuque , sa préexistence à tous les autres livres bibliques^ me paraissant péremptoirement établies^ on ne peut ptris douter avec raison que Moïse n'ait écrit la thorah, toute la thorali.

« Aussitôt que ce Hvfe est nommé quelque part, dit Hane- » berg, et dès que Tauteur est indiqué c'est toujours Moïse » ce n'est jamais un autre qui est mis en avant ^. b Voilà un

fait incontestable efunanimementattesté de temps immémorial. Mais pour achever de mettre tout ici dans le plus grand jour possible, voyons aussi les témoignages que le livre lui-même rend de son auteur.

Ce qui tout d'abord saute aux yeux quand on lit le Pentaleuque, et c'est un point important à faire valoir, c'est que

^ Voir le dernier article au N» précédent ci-dessus p. r42. ' Gêseh. der Bibl. Offenh, iv, c. 13.

VI« SÉRIE, TOMB IX.— N'^Si; 1875. {SS^mLdtflacali.) $5

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Tauleur était familier avec les choses de TEgypte. Il ne peut être en notre intention d'en relever tous les témoignages; nous en ferions un volume; i) suffit de constater cette vérité par un nombre de preuves suffisant.

Ainsi au ch. xii, 14, 15 de la 6ifen<?se il est dit: «c Abram T> élant arrivé à Mitsraïm, les Egyptiens regardèrent la femme » (Saraï) parce qu'elle était très-belle. Et les grands dePbaraon » la virent et la louèrent devant Pharaon, et la femme fut ' » transportée dans la maison dePharaon. » Sarà neportait donc pas de voile contrairement à ce qui se pratiquait et se pratique encore en Orient, et l'auteur savait que les mœurs égyptiennes l'exigeaient ainsi ? Les anciens monuments de TEgyptenous montrent en effet toutes les femmes à visage découvert, et on sait par les voyageurs, par Barth entre autres , que cette coutume existe chez tous les peupleschamitiques de l'intérieur de l'Afrique.

^uv. 10, ch. xiu l'auteur dit que la vallée du Jourdain, avant la destruction de Sodome et de Gomorrhe, était partout arrosée a comme le jardin de Jéhovah (le paradisj, comme le » pays d'Egypte. » 11 est évident que l'auteur n'aurait pas emprunté sa comparaison de l'Egypte, s'il n'avait vécu longtemps dans ce pays si bien arrosé par ses canaux. -^ La même remarque se présente à l'esprit quand on lit au v. 22 ch. xiii des Nombres : d Hébron avait été bâtie sept ans avant Tsoan d'Egjpte. > Comment l'auteur est-il si bien instruit de Tépoque de fondation de cette ville égyptienne? et pourquoi est-ce précisément elle qu'il choisit pour terme de comparaison? Evidemment parce qu'il avait vécu dans cette ville des Pharaons, si\uée sur une branche du Nil, et appelée ensuite Tanis. S'il n'y avait eu dans sa vie des événements importants se rattachant à cette ville, on ne voit pas pourquoi il l'aurait mise en parallèle avec Hébron, la ville des patriarches. Quels sont ces événements? Le Psaume 78 (v. 12, 43) non» le dit : Ce fut à Tsoan » qu'éclatal'orgueildu Pharaon et que Moïse opéra sesmiracles, » tandis qu'à Hébron Abraham bâtit un autel à Jéhovah et qu'il » y mérita par rhumililédesafoi d'être déclaré l'bomraejuste'.»

i Gen. xm, 18;xt, 6.

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