‹ Annales de philosophie chrétienneChapitre 111 sur 122 · DO ROM DE NOÉ · texte numérisé non relu

DO ROM DE NOÉ

de rbébrcu Adam-terre^ en sanskrit bhumi, en latin humus, d*où le nom générique homo.

Et croyez-vous, mon R. Père, que M. Bopp ait été plus sûf^ rement inspiré lorsque, au noin du pèsement des syllabes, il a rejeté cette étymoiogie, si bien en hirmonie avec les autres dérivés, humilis, humanus,..., pour recourir à une forme verbale qui, ne se rattachant à aucune tradition, donnerait au latin homo la valeur de, celui qui est ^ ?

Le seul acte de rapporter, comme je le fais, ces trois noms. Dieu, MaUy Homo, à la tradition sacrée et à la angue hébraïque, implique sans doute la condition d'une antériorité relative de 'Cette tradition et de cette langue par rapport à plusieurs autres, à beaucoup d'autres même. Et je conçois tout ce que cette façon de voir peut inspirer de répulsion dans un monde où la critique fait de la Genèse hébraïque un produit posté* rieur, non-seulement è la division des peuples, mais à la- vocation même d'Abraham. Et c'est précisément par ce motif, mon R. Père, pour affirmer de plus en plus l'antériorité de cette Genèse à tout autre monument historique, sans avoir à entamer une lutte sans cesse renaissante contre les contradicieur^, que j'en reviens toujours, avec une infatigable persistance, au témoignage des traditions comparées qui montre dans le texte hébreu de la Genèse la source première de toutes les légendes mythologiques, la seule clef susceptible d'en procurer un sûr déchiffrement,, et par conséquent dans l'hébreu la plus ancienne de toutes les langues.

Tel est le double fait dont je veux poursuivre aujourd'hui la démonstration par l'examen d'un détail noté déjà, mais tout à fait en courant, celui qui'nous a fait voir dans certains représentants mythologiques de Noi, des fils immédiats d'un repré-^ sentant de la première femme.

C'est ce que nous avons remarqué pour Dio-Nt/fios ou Noé le parfait, fils de Sémili-Eve, et pour Menos^ soit Manoashy fils d'Êaropc--É're....

S'il n'y avait pas d'autre preuve à fournir que la multiplicité des exemples, je pourrais, à ces premiers noms, ajouter une

» Bopp. Gramm, comp. t, iv, p. 34.

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longue liste de personnages qui se présentent dans le» mémea conditions. Mais plus le même fait se reproduèi et plus il ertà piésumer qu'ilxloil tenir à quelque méprise commune dont il est dès lors ijitéressaBt de découvrir la caufie. Et c'est de: celte reeberebe que je veux aujourd'hui m'eccuper avec vous, si VOU& le permettez.

Entre les représ^ntants de Noiy figucant ctiacun comme im.médiatement né d'un représentant de la première femme, je puis voujsoff r ir y ea outre des deux précédents^ Nascu» et hMchus , Nyctimus et Danaus, puis Marm, Minyas, lUannui, Mtmou... dont les noms sont directement empruntés de l'hébreu; et, sous des noms grecs^ Arg\AS^ Lelex, Helleriy Héraclès^ Œnalrus tiDeucalioUf tous personnages dont nous avons déjà eu à nous entretenir.

Prenons, si vous le voulez, ce dernier poar* point de dépari de notre recherche actuelle..

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