‹ Annales de philosophie chrétienneChapitre 112 sur 122 · II · texte numérisé non relu

II

Il est depuis longtemps hors de doute, pour quiconquasoti eiveut voir clair dans, les anciennes traditions profanes^.que Deucalion, ou l'appelé^ Velu de Dieu, a été de tout temps, parmi les Grecs> Tun des représentants de Noé^ Lss objections tirée&, soit de ce qu'on appeUe sa tardive apparition dans ce qui nous reste des compilations traditionnelles de la Grèce, soi t des détails dont semble se charger sa légende^ d'un siècle à Kautre, dans les auteurs qui nous sont parvenus^ n'ont en effet de valeur qu'auprès de ceux qui ne se sont jamais occupés de l'étude destraditionscomparées^ouqui, de parti pris, nient l'universalité du Déluge et la persistance de son souvenir parmi les hommes. Le silence d'Homère n'est pas plusconcluant contre l'existence à son époque de la légende de Deuca/ton, que contre celle de Pandore dont il ne parle pas d'avantage.' Des milliers de versions de la tradition primitive circulaient à coup sûr de son temps comme depuis. Rien d'étonnant qu'il n'en ait touché en passant qu'un certain nombre. Et nous verrons d'ailleurs, par la suite, que c'est sur le grand fait du Déluge et des deux races alors opposées des AdamUes et des

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