‹ Annales de philosophie chrétienneChapitre 21 sur 122 · PIE IX ET LES ÉTUDES CLASSIQUES · texte numérisé non relu

PIE IX ET LES ÉTUDES CLASSIQUES

Appel aux pères de famille et rujl instituteurs

de la Jeunesse ^

Sous ce titre Mgr Gaume yient de publier un volume^ renfermant le Bref que le Saint-Père lui a adressé pour Tencourager dans ses efforts ayant pour but de cbristianiseï* plus largement les études classiques^ et de plus résumant tout ce qu'il a déjà dit, si souvent et depuis si longtemps, sur la nécessité de la réforme de renseignement païen et philosophique que l'on donne en ce moment dans les établissements, même religieux. Les Annales ont déjà publié ce bref, et Vont défendu contre les attaques des RR. PP. Jésuites de Lyon K La question est la plus importante que Ton puisse traiter en ce moment. Elle est parfaitement résumée dans le petit volume que nous annonçons, toutes les objections y sont exposées et réfutées. Nousconseillons fort à tous ceux qui se préoccupent encore du sort deleurs enfants, du sort de la patric^du sort en particulier delà religion de Jésus^ de lire ces pages instructives au dernier degré.

Nous ne résumerons pas ici les divi verses preuves données par Mgr Gaume, nous croyons mieux faire en citant les lettres que les plus honorables évêques lui ont adressées à Foccasion du Bref dont Ta honoré S. S. Pie IX. Les évêques sont les cheCs de la doctrine, après le Souveraio-pontife. 11 faut donc écouter leur voix. Nous avons déjà cité le beau discours où Mgr Frep* pel^ évèque d'Angers ^, démontre Turgence de la réforme chrétienne des études. Voici les paroles de plusieurs autres évêques, qui demandent les mêmes réformes.

i Vol. in-12 de 190 p. Paris^ Gaume, 3, rue de TAbbaye. Prix 1 fr. &0. s Voir Annales, t. vu, p. 461 (6" série).

* Voir Annales^ U vui, p. 85 (6* série).

. (UmUS MB ÈfÈqSEBi M

« AqdflB, 24iniU'1874.

• Mon très-cher et très-vénéré Seigneur,

» Superabundo gaudio, je surabonde de joie et de reconnaissance^ pour l'exemplaire que vous m'avez envoyé du magnifique Bref, dont notre Saint-Père le Pape vous a honoré, en date du 22 avril de celte année. A mon humble avis, il est la consécration authentique de la thèse que, depuis \ingl-dcux ans, vous avez si sensément et si vaillamment défendue dans vos nombreux et excellents ouvrages : tantôt directement, comme dans le Ver rongeur , les Lettres d Mgr Dupanloup et la Bévolution; tantôt, par incident, comme dans tous vos autres précieux opuscules, y compris le Cimth tiére^ etc.

D Vous, en effet, et en suivant votre impulsion, Mgr d'A- Tanzo, moi, et bien d*autres évoques en Italie, dans les nations étrangères et même eu France, nous n'avons jamais prétendu autre chose que de nous conformer aux intentions du Souverain Pontife, en mettant en pratique les Pr^scnplions de sa vénérable Encyclique du 21 mars 1853 : savoir, à rétude des classiques païens purgés de toute souillure, ab omni labe purgaii, unir largement et sur une grande échelle rélément littéraire chrétien, par Tintroduction dans les classes des chefs-d'œuvre de la littérature chrétienne latine et grecque : Tum ex sapientiss}mis sanclorum Palrum operibus, tum ex clarissimis ethnicù scriptoribus ab omni labe purgatisK

» C'est d'après ees règles que l'illustre et savant évêque de Calvi et Téano, moi-même dans ma faiblesse et les autres évèques indiqués plus haut, avons réglé et dirigé les études

^ L'ordre de cette phrase n'est pas l'efTet da hasard. Quelques jours après lapnblicaUonde l'fiDcyeliqoe, le Saint-Père disait à Mgr de Salinis: J'at V^Mcé en première ligne les auteurs chrétiens^ afin quHls soient les premiers imfre les mains de la jeunesse. Voir cette Encyclique dans les Annales, t. vn, ^ 291 et le passage p. 297 (4« série).

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