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de nos séminaires ^ Nous en avons obtenu les plus excellents résultats, non-seulement pour l'instruction de Tesprit, mais encore pour l'éducation du cœur de nos jeunes gens.
1^ 11 est vrai que vous et nous, avons été regardés d*un œil de compassion^ et je pourrais dire de mépris,x par quelquesuns, qui sont arrivés jusqu'à dire et à écrire que Vintrodiu:' tion des classiques chrétiens dans les écoles serait le signal de la décadence de la belle littérature et du retour d la barbarie ; que la question des classiques chrétiens était jugée^ et guHl n'y avait plus d s'en occuper ^.
» Il est vrai encore que le plus grand nombre, sans avoir jamais lu sans prévention et pour former leur jugement, vos différents ouvrages^, par conséquent sans avoir jamais voulu approfondir votre thèse, vous ont fait dire ce que vous n'avez jamais dit: savoir^ que vous bannissiez entièrement les auteurs païens de rinstruction de la jeunesse ; et cela> après que vous aviez publié deux forts volumes contenant les morceaux choisis des classiques païens, prosateurs et poètes, complètement expurgés, ab omni labe purgatif comme couronnement du plan d'instruction par vous indiqué.
Ti Malgré tout cela, ni vous^ ni nous, ne nous sommes laissé ébranler par de semblables clameurs* Regardant comme cfaose très-sérieuse, et plus sérieuse qu'on ne pense, l'instruction à donner aux enfants chrétiens, à des âmes baptisées et rachetées du sang de Jésus-€hrist, nous ne nous sommes point arrêtés dans notre route, et nous nous en sommes trouvés, comme nous nous en trouvons encore, toujours parfaitement satisfaits.
' V oir le programme de Mgr d'Avinzo, t. xx, p. 985, 291 (4« série).
* Voirie Bref à MgrGaume et la réfatation qa'eo font les Étudn religieuses dans les Annales f t. vu, p. 461 (6* série}.
* Rien n'est plus vrai. De tous les livres paras depuis vingt ans, le Fsr rongeur est certainement celui qui a fait le plus de bruit dans le monde. Toute la presse bonne ou mauvaise, européenne et américaine, s*en est long-
. temps occupée. Cependant la première édition du Ver rongeur, publiée il y a vingt-trois ans, et tirée seulement à 2,000 exemplaires n'est pas encore épol- 'sée. Preuve péremptoire que sur 100 personnes qui en ont parlé, il y en a 08 qui ne le connaissent que par ouï-dire, manière honorable déjuger on ouvrage
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» Maintenant^ après le témoignage autlientique qui vous est rendu par le Pasteur suprême du bercail de Jésus-Christ^ vous pouvez être bien tranquille, in tranquillitate eonquiêscaê. Vous pouvez, de plus, tenir pour certain, comme vous en assure le Saint-Père, qu^eo soutenant votre grande thèse (je me permets d'sg'outer, et nous en l'appliquant), vous avez toujours suivi les règles établies par sa suprême autorité, et acquis, à n'en pas douter, un grand mérite devant Dieu et une solide gloire aux yeux des sages : Ingens merUum apud Deum, et $(h lidam apud vtros sapienles gloriam.
9 Oui, un grand mérite devant Dieu, puisque vous avez consacré votre docte plume à prêcher la croisade contre le Paganisme ressuscité, pour la destruction duquel le Verbe éternel se fit homme et descendit sur la terre; comme dit S. Jean : In hoc apparuit FUiui Dei, ul dissolvai opem diaboli '; une solide gloire aux yeux des sages, vraiment sages, qui regardent les choses sous leur véritable point de vue, et que ue rend pas insensés la sagesse de ce monde appelée par le Docteur des nations une folie devant Dieu, HuUùia apud Deum^.
B Réjouissez- vous donc dans le Seigneur, je vous ie die de nouveau; et que ce témoignage si authentique, qui vous a été rendu par le Maître et le Docteur infaillible de TËglise, vous dédommage abondamment de tous les mépris, de toutes les injures, de toutes les calomnies qui, pendant viugtdeux ans, se sont accumulés sur votre tête, et par ricochet^ sur la nôtre.
h Je pourrais vous en dire davantage. Ainsi, je pourrais vous dire que par ce Bref solennel du Vicaire de Jésus-Christ, sont mises à néant toutes les objections contre le plan d'instruction que vous avez toujours défendu, et réfutées, h nos propres yeux, par les succès en tout genre des Jeunes gens élevés d'après celte méthode. Je pourrais ajouter que, suivant mon humble avis, ce Bref est une douce et paternelle mise en demeure pour les maisons chrétiennes d'éducation, qui jusqu'ici
1 Jeao, I£pû(., m, 8.
-Paul, I Cor., m, 19.
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ni se sont pM eanformies aux prescriptions souveraines du Chef d&rÉgli9e^ et même l$s*ont regardées comme non avenues. Hais si je touchais ce point, ma lettre deviendrait un traité, dont je n'ai ni le temps ni la volonté de fn'occaper, et dont vous n'avez pas besoin.
» Seulement pour ma oonsolation «lia vôlre, je me permettrai de répéter ce que, le 1*^ septembre 1864> j^eus le courage de proclamer hautement devant Tauditoire le plus choisi, dans la grande ^saHe de> rarchigymoase romain, et que la triste expérience des dix dernières années a rendu plus évident que le jour *•
» Plût à Dieu, disais-je, que sans retard, partout et à la lettre eussent été mises en pratique les invitations et les prescriptions du Mattre et Docteur universel, en introduisant dans renseignement de la jeunesse» l'élément littéraire chrétien avec toute l'ampleur qui convient! Qui sait ? Combien de jeunes gens, qui maintenant, comme autrefois, donnent dans toutes les audacieuses et criminelles folies de la Révolutiou, eussent été les soutiens de notre pauvre Italie, j'en dis autant du reste de l'Europe, pendant les douze années consu*mées à sa ruine !
» Qu'on ne l'oublie pas, les principes chrétiens gravés dans leur âme t^endre, pendant le temps de leur éducation, auraient produit d'excellents fruits de modération et de sagesse ; et ils eussent été mis en garde contre les séductions des sectaires, qui les prennent dans leurs filets avec l'appât trompeur des idées païennes de liberté et de patrie, puisées de bonne heure dans leurs classes et reçues sans défiance.
» En vous renouvelant les sentiments de ma plus sincère estime et de ma cordiale amitié, je me dis de nouveau, tout vôtre en N.-S. J.-C.
» F. Louis, évêque d'Aquila. »
» Voir ce Discours, Inséré dans les Annales^ t. xti, p. 138 (S« série).
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