‹ Annales de philosophie chrétienneChapitre 37 sur 122 · Jéfloa iBBlate p«ar provTor Ia aécoMllé d'dire «■! à l«l · texte numérisé non relu

Jéfloa iBBlate p«ar provTor Ia aécoMllé d'dire «■! à l«l

p««r TiTre et p««r prospérer.

Suite du jeudi, 2 avril, entre 9 b. et il h. du soir.

« Ayant récité la dernière Hymne, dits. Matthieu^ ils sorti- » rent pour aller sur le mont des Oliviers ^ »

La troupe sainte descendit donc la montagne de Sion, et se dirigea à travers la ville, éclairée alors par la pleine iune^ vers la porte dite des Fumiers (aujourd'hui de S. Etienne)» passe leCédron et se rend, comme les jours précédents, a la montagne des Oliviers. Jésus continue ses instructions le long du chemin» et consacre ce dernier discours à prouver la nécessité d'être uni à lui. <^ci est bon à apprendre à ceux qui croient pouvoir enseigner la sagesse et gouverner le monde sans lui. Ecoutez-le :

a Je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Toute » branche qui ne porte pas de fruit en Moi, il l'enlèvera, et » toute branche qui portera du fruit, ilTémondera, afin qu'elle » en porte davantage.

p Vous êtes déjà émondés par la parole que je vous ai annon- » cée. Demeurez en Moi» et moi en vous. De même que la » branche ne peut porter fruit d'elle-même» si elle ne reste à )> la vigne, vous, de même vous ne le pouvez» si ce n'est en v restant avec moi. Je suis la vigne» vous êtes les branches. » Celui qui demeure en Moi» comme moi en lui» porte beau- » coup de fruit ; car satu Mot vaus ne pouvez rien faire. Si quel- » qu'un ne demeure pas en Moi» il sera jeté dehors comme le » sarment» et il sedesséchera; on le ramassera, et on le jettera » au feu pour le brûler. Si vous demeurez en Moi» et aue mes » paroles demeurent en vous» vous demanderez tour ce que D vous voudrez» et il vous sera accordé. C'est là gloire de mon • Père» que vous portiez beaucoup de fruit» et que vous deve- > niez mes disciples '• »

*Matth, XXVI 30. Voir le texte apocryphe de celte hymne dans Annalet, t. XI, p. 43 (4« férié).

' Jean, xv, I -8.

33 nos après J.-G. DIEU BST L'AMI DE L^HOHMB. 99

Terrible'parole : Sans moi vous ne pouvez rien faire '• En effet que l'on fasse attention à ce que fout gouvernements et indiyiduSy qui veulent marcher sans Jésus? Rien de bon et, s'il y a quelque chose de bon, c'est encore la pratique d'un enseignement de Jésus !

32. YérICé ■•«Telle emeelgnée ipar Jéev*. — Ii'lieBiBie m'eat plus le aerTltenr do Bleu, 11 emt «es ami.

Soite da jeadi, 2 arril, vers 11 heures du soir.

Voici maintenant un rapport nouveau , établi par Jésus, entre Thomme et Dieu. Jamais parole semblable n'avait été dite par les philosophes. Aussi il n'y en a pas trace dans tous les livres connus de religion ou de philosophie naturelles.

c Ck>mme mon Père m'a aimé, ainsi vous ai*je ^aimés. De- > meurez dans mon amour. Si vous gardez mes préceptes, D vous resterez c|ans mon amour comme moi j'ai gardé les j» préceptes de mon Père et suis resté dans son amour. Je » vous ai parlé ainsi, afin que ma joie soit en vous, et que » votre joie soit entière.

s Voici mon précepte : Que vous vous aimiez les uns les D autres, comme je vous ai aimés. Nul n'a un amour plus » grand que celui qui donne sa vie pour ses amis. Vous êtes » mes amis, si vous faites ce que je vous prescris. Désormais, I) je ne vous appellerai plus des serviteurs, parce que le ser- » viteur ne sait pas ce que doit faire son maître. Mais je vous D ai appelés amù, parce que tout ce que j'ai appris démon » Père, je vous l'ai fait connaître^. »

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