livre, déclare auesitôt « que toutes les paroles du livre qne le
roi de Juda a lu » s'accompliront^ parce (|ue, et ceci est une
citation textuelle qu'elle prend de mémoire dans le Deutéro-
nome, parce que les Israélites ont irrité Jébovab par toutes les
oeuvres de leurs mains ^ Bien plus: on lit le livre en présence
du peuple, et le peuple reconnaît aussitôt l'identité du livre
et acquiesce au renouvellement de l'alliance avec Jéhovah,
qui intervient par suite de celle lecture K Donc, le livre ne
pouvait pas être fraîchement inventé, ni être inventé du tout.
On n'en impose pas sur ces cboseslà à tout un peuple et à
tous les hommes sages et instruits qui le gouvernent; on en
impose encore moins aux hommes dissolus et impies dont Juda
comptait alors un très-grand nombre, et qui, certes, ne se
seraient pas fait faute de crier à l'imposture et de découvrir la
fraude, si fraude il y eût eu. Quelle autorité pour l'antiquité
du Pentatcuque que l'assentiment des hommes religieux 1
mais quelle autorité plus grande encore que le silence des
impies !
Du reste, le roi lui-même, quoique fils d'un roi comme Amon qui « servit les idoles, qu'avait servies son père*^^ 0,1e roi Manadsé> je dis, Josias ne devait pas entièrement ignorer l'existence du livre, puisque déjà avant de le connaître par la lecture que lui en fit Saphan, il avait travaillé dans le sens de la thorah, et marché « tout-à-fait dans la voie de David ^. » Aussi de Wette, contraint par l'évidence, fait cet aveu remarquable ^ : > A tout prendre, il ne serait pas impossible qu^ii » connût le livre de la loi : es liesse sieh also dock tooAI denken^ > fiass er das Geseizbuch kemîm konnte. — Ainsi Josias sait, par
iJV Reg, XXII, 16, 17, cf. J>eif^ xxxi,.29«
< Ib. xxiii, 1 Bqq.
3 [b. xxi, 21.