‹ Annales de philosophie chrétienneChapitre 47 sur 122 · livre, déclare auesitôt « que toutes les paroles du livre qne le · texte numérisé non relu

livre, déclare auesitôt « que toutes les paroles du livre qne le

roi de Juda a lu » s'accompliront^ parce (|ue, et ceci est une

citation textuelle qu'elle prend de mémoire dans le Deutéro-

nome, parce que les Israélites ont irrité Jébovab par toutes les

oeuvres de leurs mains ^ Bien plus: on lit le livre en présence

du peuple, et le peuple reconnaît aussitôt l'identité du livre

et acquiesce au renouvellement de l'alliance avec Jéhovah,

qui intervient par suite de celle lecture K Donc, le livre ne

pouvait pas être fraîchement inventé, ni être inventé du tout.

On n'en impose pas sur ces cboseslà à tout un peuple et à

tous les hommes sages et instruits qui le gouvernent; on en

impose encore moins aux hommes dissolus et impies dont Juda

comptait alors un très-grand nombre, et qui, certes, ne se

seraient pas fait faute de crier à l'imposture et de découvrir la

fraude, si fraude il y eût eu. Quelle autorité pour l'antiquité

du Pentatcuque que l'assentiment des hommes religieux 1

mais quelle autorité plus grande encore que le silence des

impies !

Du reste, le roi lui-même, quoique fils d'un roi comme Amon qui « servit les idoles, qu'avait servies son père*^^ 0,1e roi Manadsé> je dis, Josias ne devait pas entièrement ignorer l'existence du livre, puisque déjà avant de le connaître par la lecture que lui en fit Saphan, il avait travaillé dans le sens de la thorah, et marché « tout-à-fait dans la voie de David ^. » Aussi de Wette, contraint par l'évidence, fait cet aveu remarquable ^ : > A tout prendre, il ne serait pas impossible qu^ii » connût le livre de la loi : es liesse sieh also dock tooAI denken^ > fiass er das Geseizbuch kemîm konnte. — Ainsi Josias sait, par

iJV Reg, XXII, 16, 17, cf. J>eif^ xxxi,.29«

< Ib. xxiii, 1 Bqq.

3 [b. xxi, 21.

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