DB LA POESIE
La poésie italienne jelle quelque éclat avant rimmortel Dante et avant Pétrarque. Puis resplendit le siècle de Léon X avec le Tasse^ l'Arioste el Vida. Enfin arrive aussi la décadence avec Métastase et Alfleri.
Et TEspagne elle brille aussi dans le ciel poétique. Son moyen-âge littéraire ne fut pas sans gloire et elle eut enfin La Vega^ Herrera, Ercilla et le portugais Camoëns. Son théâtre aurait pu être le modèle d'un théâtre chrétien avec l'illustre Calderon.
Au nord l'Angleterre n'a presque rien à nous présenter avant Shakespeare, mais le génie de Shakespeare porte tout d'un coup à son apogée la gloire de la poésie anglaise comme le mâle génie .de Corneille l'avait fait pour nous. Lui et Milton sont les deux plus grandes figures de la littérature anglaise. Après eux pourtant brillent encore Pope, Gay, Tompson qui -transmettent la lyre à de plus grands qu'eux : à Moore et à Byron.
La nuageuse Allemagne a comme nous son moyen-âge poétiqueet ses vieux chants, ses Niebelungen sont peut-être ce qu'il y a de plus intéressant dans sa littérature. Son grand siècle littéraire arrive tard. C*est l'illustre Klopstok qui Tinaugure par sa Messiade. Alors viennent Lessing, Wieland, Herder, le doux Gesner, Goethe surtout et le grand Schiller. Enfin nous pouvons nous arrêter sur deux gloires contemporaines et pures : Stolberg et Schlegel.
Voici sans contredit un vaste et magnifique panorama et encore nous nous sommes arrêtés au seuil du IQ"" siècle que notre guide n'a pas voulu franchir. Voici un prodigieux tableau et c'est ce tableau-là que nous déroule en effet l'auteur de V Histoire générale de la Poésie.
Pour accomplir sa tâche, il y avait deux manières : faire une étude complète de tous les chefs-d'œuvre, entrer dans tous les détails que le plan com|)orte et présenter ainsi une vaste et savante composition, ou bien esquisser k grands traits et resserrer dans un cadre restreint ce qu'il y a de plus saillant et de vraiment beau dans chaque siècle littéraire. C'est ce dernier parti qu'a pris l'auteur, c'est le seul qui convenait à son but.