TRACÉE SUR LÉ COLOSSE DE MEMNON
A THÈBES d'ÈGYPTÉ.
Les merveilles de laThébaïde jouissent de* puis bien des siècles de l'avantage d'exciter la plus vive curiosité. Les anciennes époques de l'histoire écrite peuvent y être rattachées ; Homère les chanta dans ses. vers; Alexandre voulut les voirjla Grèce et Rome les célébrèrent) et c'est aiiisi que s'est conservée jusqu'à iio us cette tradition non interrompue dVstiine.él^'admir ration, que lés' recherches de noSf» voyageurs dans^ ces régions éloignées- ^nt su£Qsamment >juistifiée; Avec T-hèbes^et ses temples imoEeiises , et ses allées de sphynx' colossaux J et ses iiom- 4, breux obélisques, on vouloit encore voir et Â.
enteodn rîmage de Meranon, statiM m6tM>llthe de grè»j>rècke , ayant de hauteur 4S d« no* piedi(i), et qui chaque jour, dît Pausa"oiaa (%), rendoit, au lever du soleil, un son tel que celui d'une corde de lyre qui vient à m rompre.
En attendant quepar la physique, on par de nouvelles recherches sur les lieux , on obtienne une eiplîcation suffisante de ce phénomène, sa réalité > dn moins pendant an certain laps de temps , est environnée de tout les genres de preuves qui fournÏMent & l'histoire des certitudes i et quelque extraordinaire qu'il nous paroisse, on ne sauroît justifier le refus d'y croire qui na seroît motiré que sur son impossibilité présumée, lorsque d'ailleurs soa existence nous est certifiée par des rapports écrits, par l'assentiment des sïèdas, et par la déposition pubUqnc, encore existante, d'un certain nombre d« témoins trds-vraîsemblablement irrécns^l4e«.
Tels sont) outre plusieurs individus incon-
(ODcKripfioadeThMMs, ptrMtS.JolloiittVMmMn, ftf. 8i . dsu |a Dcicription de l'Egypte.
(a) Atliq., lom. I, Uy. i. chap. xui, pag. agS et 399, tute et traduction ie Cbrlci.
mis mais sans doute désintëres^s, Strabon^ observateur aussi instruit <]u'il étoit ex&él ^ Julius Tenat ^ centurion de la Xll^ légion
romaine ;
Mithridaticus, tribun 1
Valerius Priscoa^ centurion > de la àa* légion^