anthicii^ • -30 12. Hyperl^reUnu. 3o
Nous ne pouvons pas reproduire ici les raisons et les autorités nombreuses sur lesquelles reposent la préférence que nous
avons donnée à Tannée hmaire , les noms
(v) lièris confirme f ordre qui est ici adlopté,. ^/>ff. Sfro" Métçfid^ f paf^ 9. el $ y el doiiiicr Mis«i354 jours à cette anii^«
et l'ordre des mois, le nombre de jours assigné à chacun d'eux ; c'est , comme nous l'avons dit , un théorèitie privé de sa démonstration , mais dont l'usage va prouver assez l'exactitude.
Ce calendrier se composoit d'une année de 354 jours divisés en 1 2 mois alternativement caves et pleins, de 29 et de 3o jours ; cette année de 354 jours, plus courte que l'année athénienne qui quoique lunaire comme elle avoit des mois intercalés , plus courte encore que l'année égyptienne qui avoit 1 1 jou rs de plus , rouloit inégalement dans l'une et dans l'autre, comme toutes les trois rouloient aussi dans l'année julienne, la plus longue des quatre. Ainsi, ensupposant qu'une année macédonienne , une année athénienne , une année égyptienne et une année julienne eussent commencé le même jour , étant d'inégale longueur, elles auroient fini aussi inégalement, l'année macédonienne après 354 jours, l'année athénienne après 354, ou 384 jours pour l'année intercalaire , et l'année égyptienne après 365 jours comme
rannëe julienne qui, après quatre années consëcutiyes , prenant un 366* jour , auroit cessé dèslorsde correspondre àFannée égyptienne. Ainsi, cette inégalité dans la longueur de Tannée, en établissant une pareille dans les rapports des jours d'un calendrier avec les jours d'un autre , leur concordance changeoit chaque année , et ne revenoit la même qu'après des intervalles souvent considérables. Par exemple , le premier jour de Tannée macédonienne et le premier jour de Tannée égyptienne vague , ne concou'roient de nouveau ensemble qu'après un intervalle de 354 années vagues égyptiennes, qui contiennent tout juste autant de jours que 365 années lunaires macédoniennes.
De même , le premier jour de Tannée macédonienne et le premier jour de Tannée julienne , ne concouroiént de nouveau ensemble qu'après i4i6 années juliennes , qui ont le même nombre de jours que i46i années macédoniennes , et la loi de ce renouvellement des concordances , qui n'arrivoit qu'après un si grand nombre d'années,
Il4 ANNALES DES LAGIBES.
ëtoit commune à tous les jours de TaBiiee comme à celui qui en étoit le premier.
C'est dans ce désordre même que nous avons puisé des règles certaines pour reconnoître plusieurs calendriers , notamment le calendrier macédonien ; et Ton peut convenir que nous y avons réussi , puîsqu'en le mettant en concordance avec ceux d'Athènes et de FEgypte, il explique éxactem^st les dates qui nous restent selon ces calendriers comparés. Hâtons-Hàous d'appliquer ces résultats à l'objet spécial de ce chapitre ^ àJa mort d'Alexandre. Les dates diverses, de cet événement n'étant exprimées par lés historiens grecs, que selon le calendri^ d'Athènes et celui des Macédoniens , nous nous bornerons à indiquer ici les rapports et la concordance de ces deux4à seuljemetit.
Si le calendrier athéniai dont les mois sont lunaires avoit été rég;lé par une ûnmée toujouirs d'égale iongoeuV , la concordance du ca)enfji?i^ àtiiéBieok et du calendp^r maeéd^fiieii fime fois établie , l'un et l'autre exprijeaaat une année lunaire de
MQAT d'AL£XANDR£. ii5
354 jours, il n'fiuroit jamais existé aucune Yariation dans leur concordance , et si le premier jour de l'un avoit été le premier )our de Tautre , cet ordre auroit perpétuellement existé. Mais Tannée athénienne avoit quelquefois 3o jours de plus que celle des Macédoniens ; il arrivoit donc que , de temps en temps, Tannée athé^iienn^ ^'avançpît de ces 3o jours sur raonée macédonienne. Chacune de cts périodes de 3o jours fqrmoit un mois, et comme ce mois arrivoit trois ibis tous les huit ans et douze fois dans Tespace de 32 années athéniennes, il en résultoit que 32 années athéniennes avoient 396 mois, tandis que 32 années macédoniennes n'en comptoient que 384; et comme ei^core 2a différence en moins étoit juste de 1 2 mois , une année macédonienne de plu^ la faisoit disp^roître , etpar-Ià il existoit entre Vannée ^Ihé^ieime et Tannée macédonienne uKie période de 3g6 mois, parce que 32 aionées athéniennes comprenoient 33 années macédoniennes, période après Texpiration de laquelle Tordre de la con-
Il6 ANNALES DES LAGBDES.
cordance des mois athéniens et des moM macédoniens recommençoit de nouveau^
comme par le passé. iTp
Le tableau ci-joint représente exactemeni
cette période de mois , leur ordre » leurt rapports, Vépoque et les causes de leurij variations , périodiquement les mêmes touiF les trente-deux ans. \
La première colonne est celle dçs moî^ athéniens ; et quoique Fépoque d'Alexandre soit postérieure de plus d'un siècle à la ré formation du calendrier d'Athènes par^ Méton qui transporta le commencement de l'année civile , du solstice d'hiver au solstice.
d'été , du mois de gamélion au mois hecatom-
baeon(i) afin de faire commencer simulta- ^
nément l'année civile et l'année olympique, «
gamélion néanmoins est, dans le tableau, le premier dans l'ordre des mois athéniens , parceque , i**. la réformation de Méton n'absorba aucun mois dans la sérié de ceux de l'année; 2*. qu'elle ne fit que changer leur
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(i) CûTMt, Fasti AUUi, ï, 96 et seqq.
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MORT B'AIiEX ANDRE. 1I7
appellation numérique ; 3"", enfin, soit que Meton n^ait laissé que six mois à Tannée et à Tarchonte qui précédèrent celle où la réformation fut mise en vigueur , soit qu'il leur ait donné près de dix-huit mois ( ce que Ton n^a pu jusqu'ici clairement déter* miner (i) ), la succession des mois n'en souffrit aucune interruption , et resta toujours la même. Que gamélion ait été le pre- Qiier ou le septième de Tannée , la concor-* dance du calendrier athénien avec le calendrier macédonien n'en a donc pas souffert non plus : c'est toujours posidéon , le dernier dans Tordre du tableau , qui , compté deux fois dans les années ifatercalaires , servit à cette intercalation ; car c'est là toute la dijSiculté , puisque cette intercalation étoit la vraie et la seule cause des variations qui survenoient dans la concordance des mois des deux calendriers. Or, l'usage du second posidéon conmie mois intercalé , n'est point
(i) Coriiaif III, asH et seqq. Les autres chronologistes ont aussi des opinions diverses» entre lesquelles il n*est pas facile de choisir.
Il8 ANNALES DES LAGIDES.
douteux pour les temps antérieurs à Méton; Ptolémée le géomètre rapporte une éclipse de lune observée à Babylone , et dont Hipparque a fixé Tépoque à Varchontat d'E- Tandre à Athènes, fxyjvoç uofnt^t&wç ron Trpor^pov, ce qui indique avec assez de précision , non pas que réclîpse eut lieu le premier jour du mois'posidéon, comme Font entendu quelques traducteurs ou commentateurs de F Almageste (i), mais bien pendant le mois de posidéon premier , qui étoit alors suivi d'un autre posidéon second ou intercalé , parce que cette année devoit être la troisième , la cinquième ou la huitième d'une octaëtéride ; ce qui arriva en effet , car Féclipse dont il s'agit est indiquée par Ptolémée du 1 6 au 1 7 thôth égyptien de la 367* année de Nabonassar, et ce jour correspond au 12 décembre de Fannée 38 1 avant J'ère vulgaire ,
(i) H aima f traduction française, t. I, p* 278. — Conim et autres. Le traducteur latio, Georges de Trébisonde^ a exactement exprime le sens du passage de Ptolémée. y o^^ Almagestum^ Venetiis^ i5a8, f^' 4^ verso y et Basilem ^ i55i y p. 98.
flORT D'AIi£XANDR£. iig
qui appartenoit à la première moitié de la 3* année de la xcix® olympiade , la 3* d^une octaëtéride y et pour cela même interca^ laire, comme Tindique également Fintervalle que Ptolémée marque avec précision entre cett^ éclipse de Farchontat d^Ëvandre et les deux éclipses de Fannéc olympique precédeQte sous Farchontat dePhanostrate, Les unes et les autres servent à faire , du second posidéon , le mois intercalé du calendrier athénien avant la réformation de Méton ; et, quant aux temps qui la suivirent^ nous pouvons nous ahstenii* d^insister sur fton usage, car rien n^est mieux prouvé par les auteurs et par les monumens pour toutes les époques , conséquemment pour celles qui sont antérieures ou postérieures à la mort d^ Alexandre (i). Une inscription grecque de Fa^xhontat de C. Jul. Casius à Athènes, vers Fan 1 25 deFère du*étienne (2), contenant, les noms des gymnasiarques de
(1) Corsitii, I> ^«. Geminus qu*il a cité pag« 91, elle même Corshày Dissert, A'ganist,ji^^%. 10.
(a) Idem y Fasii AtUy Atçhontum séries y pag. 11*
I20 ANNALES DES LAGIBES.
chacan des mois de Fannée de cet archonte; fait voir que Antiochus fils de Ménandre , de Milet, remplissoit ces fonctions dans le mois deposidéon premier^ et Cl. Nicon, de Marathon, dans le mois de posidéon second (i) qui , encore alors , étoit le mois intercalaire.
On ne peut pas avec facilité apporter des changemens à une institution importante pour une société politique , autant que doit Fétre un calendrier. Trois siècles n^ont pas suffi pour faire adopter, dans tous les Etats de FEurope, la réformation grégorienne dont la justesse et Futilité sont toutefois généralement reconnues. Ainsi , à Athènes, Fusage vulgaire et légal du mois posidéon comme intercalaire, subsista malgré les innovations de Méton , de Calippe et autres astronomes (2) qui, d^ailleurs, n^avoientrien changé à cet égard ; car on doit remarquer aussi que cet usage ne nuisoit en aucune
(i) Spom , Voyage au Lerant^ t. III, pag. 79. (a) Cowsimi^ Fm$H AiU, 1, 89 et seqq.
manière à l'existence , à Fordre ni à la régularité de leurs périodes , puisqu'il n'augmentoi): ni ne diminuoit le nombre des jours qui ]e& composoient. Le mois posidéon resta donc toujours le mois interca-* laire ; c'est donc avec toute raison qu'il est placé le douzième sur notre tableau^ et que gamélion y est le premier. Enfin on justi-
# fiera complètement cet ordre des mois , en priant d'observer combien il est indifférent que la série des douze mois commence par gamélion ou par tout autre, puisque ces douze mois sont , par rapport à la révolution annuelle, comme rangés dans un cercle qui tourne sans cesse, chacun de ces mois occupant successivement tous les points d'un autre cercle qui seroit concentrique au premier. Ces mois s'y meuvent en masse, dans l'ordre indiqué , posidéon reste le mois
. intercalaire et vient prendre sa place après
chaque troisième, cinquième et huitième
révolution qui représente celle de l'année.
Dans cet état , le calendrier athénien et
le calendrier macédonien marchoient, on
pourroit dire d^un pas égal, puisque les mois de Tun et de l'autre étoient lunaires ^ et qu'il ne se seroit opéré dans une con* cordance d'abord existante, aucun déplacement , si trois fois , dans chaque période de huit années , le 'mois de posidéon second n'eût été ajouté aux douze autres mois de Tannée conmiune ; d'oùil résultait que dans cette période , quatre fois renouvelée , la • concordance des mois athéniens avec les mois macédoniens étoit la même pendant la première, la deuxième et la troisième année ; qu'au commencement de la quatrième, le calendrier macédonien s'éioit avancé d'un mois dans cette concordance qui , ainsi modifiée , n'existoit encore que pendant la quatrième et la cinquième année de la période ; qu'à la sixième , une houYclle progression d'un mois du calen-^ drier macédonien sur le calendrier athénien s'étoit opérée et régloit leur concordance pour cette sixième année , pour la septième qui la suivoit , ainsi que pour la huitième , à la fin de laquelle un nouveau
mois qui s'étoît avancé, établissoît une nouvelle concordance pour la neuvième , là dixième et la onzième année ; cette progression d'un mois se faisoit encore sentir à Fouverture de la douzième , et portoit sur la treizième ; de la quatorzième , et affectoit là quinzième avec la seizième ; de la dix-^ septième ^ et elle étoit commune aux dixhuitième et dix-neuvième ; de la vingtième,, commune aussi à la vingt-unième ; de la vingtdeuxième^ tombant encore sur la vingt-troisième et la vingt-quatrième ; de la vingt-cinquième , affectant aussi la vingt-sixième et la vingt-septième ; de la vingt-huitième, sensible aussi pour la vingt-neuvfème ; enfin de la trentième , et durant encore pendant la trente-unième et la trente-deuxième; et cela arrivoit ainsi parce que le mois intercalaire posidéon- second étoit ajouté aux années 3, 5, 8, ii, i3, i6, 19, 21, 24, 27, 2g et 32 de la période d'un pareil nombre d'années athéniennes, laquelle renfermoit quatre octaëtérides ; et voilà tout ce que dit le tableau par les 32 colonnes
ra4 ANNALES DES LAGIDES.
qui suivent celle des mois athéniens : il contient donc les noms des mois macédoniens et leur concordance année pax* année avec les mois athéniens. La trentetroisième et dernière colonne montre encore une chose non moins importante , c'est que , dans l'espace de trente -deux années , la concordance de ces mois variant douze fois et à des intervalles inégaux^ cette concordance de mois revenoit après^ l'expiration de cette période de 3^ ans , ce qu'elle avoit été à son commencement , pour suhir encore les mêmes variations qui rendoient à chaque mois macédonien la place qu'il avoit occupée 32 ans auparavant dans le calendrier athénien. Il en résulte enfin > comme on Fa dit plus haut, que la concordance desmois athénienset desmoismacédo-^ niens étoit la même tous les trente-trois ans. Mais l'inégalité existante dans la Ion-* gùeur de l'année athénienne et de l'année macédonienne , apportoit des changemens périodiques à cette concordance de mois ; 4 octaëtérides ou 32 années athéniennes
comptent 1 1 ,688 jours , et 33 années macétloniennes n'en ayant que 1 1 ,682 , la fin de la 82^ annëe athénienne prenoit 6 jours au commencement de la 34* année macédonienne , et cet empiétement renouvelé cinq fois ab-i sorbant 3o jours , la concordance des mois athéniens s'avançoit d'un mois entier sur le calendrier macédonien après cinq révolutions de 32 années , ou après 1 60 années athénieunes. Mais nous n'ajouterons rien ici à cette courte indication sur cet autre point non moins essentiel dans l'ordre des recherches relatives an calendriermacédônien com-* paré à celui d'Athènes , car cette indication suffit en effet , puisque, l'intervalle que nous devons reconnoitre embrassant 33 années au plus , et ayant à considérer la concordance des mois plutôt que celle des jours, il suffit d'être bien fixé sur la première , laissant les longs développemens qu'exigerait la seconde , à la place qu'ils doivent occuper dans le traité spécial dû Calendrier macédonien (i). On trouvera déjà trop éten-
(i) Fûjr. U note i de la paf^e 9JU
126 ANNALES DES LAGLDES.
due peut--étre celle quo nous avons donnée ici k Texposé , cependant succiact , de Fétat du calendrieï^ athénien , de Tétat du calendrier macédonien , de leurs rapports et de leur concordance ; mais on nous excusât sans doute si ces notions fournissent enfin des époques certaines à Thistoire de la vie d^ Alexandre, auquel nous revenons pour ne plus le quitter.
C^est ici que nous devons surtout nous préserver des explications, des suppositions et des correctî<M)s nombreuses, trop facilement proposées par quelque éradits lorsqu'ils ont réuni sur les époques de la vie d'Alexandre, les rapports des historiens anciens qui en ont parlé. On a voulu expliquer oes divers rapports , les coordonner dans un seul et même système^ à une seule et même époque , Jbrsqu^im ^ks plus essentiels éiémens de cette «entreprise étcàtinconnu : on le reraplaçoit par des sjuppositions y et ces suppositions n'expliquoient . rien ; mais, pour les faire valok*, on corarîgéoit iiardiment Arrien , Phrtarque , Ëlien , Dio-
MORT D'âLEX ANDRE. Hï^
dore de Sicile ; on piioities témoignages les pins positifs, au ^édes conjectui^es les plus hasardées: on Touloit expliquer des dates macedomennes , et Ton ne connoissoit pas le calendrier macédonien.
En réunissant ici les rapports des historieiis grecs sur l'époque de la naissance et de la mort d'Alexandre , on va les voir s'expliqtier poiur ainsi dire d'eux-mêmes par la simple appËcatitu» des principes qui précèdent : ceux-ci trouveront un nouveau de^ gré de certitude dans cette application mâfne ^ et voila comment la vérité de notre tbéorème sera prouvée par l'usage même qu'on en fera.
Plutài'ijiie now àpproid qu'Alexandre , Biiquit h ^^ JQW du mois athénien béiC^liotn^âesoà que le^ Macéâoniens, a^oute^ -t-il^ ap^ltent loi^(i) ; et plus bas, que ce prince inoiirM 10 ii8 du^mois 'tnacédoeien 4a»Âus'(2), S^im h r&pfMJrtil'Elèjan , ce îiit le 6 de thargélion athénien (3).
(i) Ptët in Aietuni.^^ pag. ëSS, F^furli, rê20r, f".
(a) lèié* pag. 706.
(3) JEliim. t Far. hisL^ lib. Il, cap aS.
ia8 ANNALES DES LAGIOES.
Yoilà deux concordances athéniennes et macédoniennes indiquées par Ëlien et par Plutarque, auxquels il faut ajouter lesEphémérides d* Alexandre rédigées par Diodote d'Erythres et Eumène de Cardie , journal important dont se servirent Arrien , Plutarque et Elien (i) : ce sont ces Ephémérides qui ont fourni Findication du 28 daesius macédonien ; c^est le jour précis de révénemexit. Elien donne positivement la date athénienne au 6 du mois thargélion; et, quoiquHl ne laisse aucun doute sur le sens de ses paroles, on a néanmoins jugé que Ton ne sauroit tirer aucune lumière de son rapport (2) , dans lequel on a cru lire que la naissance et la mort d^ Alexandre étoient du même jour et du même mois, c^est-à-dire du 6 thargélion athénien si Ton adopte les dates données par Elien , ou du 6 hécatombœon si on lui préfère celles de Plutarque. Il en résulterôit que la vie de ce
(i)Siiin/â-CroiXfUMiA*Mtx., 4S et note4î etpag.^i^ 4«a , 49^. — (a) làid, , pag. 594.
MORT D^AL£XANÏ)a£. 129
prince auroit compris ua nombre juste d'années entières, sans fractions d^année ni de mois, et dès lors il faut supposer bien peu d^ exactitude dansle rapport de ceux^es ëcrivains qui comptent la vie d'Alexandre en années , en mois et en jours. On n'échapperoit pas non plus à un autre inconvénient, celui d'infirmer le témoignage de Plutarque par le témoignage d'Elien , ou du moins à rinconyénient non moins grave de ne pouvoir choisir entre le premier qui fixe le jour de la naissance d'Alexandre au 6 hécatombaeon , et le second qui l'indiquerait au 6 de thargélion. Mais le rapport d'Ëlien ne fa- » vorisera nullement ce doute , et , appliqué à l'époque de la mort, il conservera toute sa valeur. Dans le chapitre vingt-cinquième de ses Histoires diverses , EHien rapproche plusieurs événemens arrivés dans des années différentes, mais tous le sixième jour du mois athénien thargélioa ; au nombre de ces événemens se trouvent mdiqués des faits relatifs à Alexandre , et Ëlien ajoute : tout ceki se passa dans le même mois ;
l3o AKNALKS DES LAGI0ES.
on dit aussi ^u Alexandre naqmi et mounu un méme/mir (i); cela arriva tm effet, puisqu^il vint au monde le sixième joiur du mois hëcâtombacon , et qu^il le quitta \t sixième jour du mois fhargélion , et roilà la vraie explication du rn aïkjî V^/w d'Elien ; la lecture attentive de son passa^ le fait voir sans dîffîciiililé ^ car sa phrase se divise en deux portions dont la préfère est relative aux synchronisnkes de mois indëpendans. des pours , et la seconde aux synr ebronismes de joun indépendamment des.
mois. Le rapport d'Ëlien reste denc tout entier, pour indâqwer la mort d^ Alexandre au 6 de thargéUon; et, bien loin qu'il dni»^ nue la confiance qu'inspire la date dooniée par Pkubarque fixant sa naissance au 6> d'Kké^ catombseon, il la fait valoir au contraire et sert à Fexpliquer, ou^ ponr mieux dire, ces. deux indications y rapprochées Tune de FaiMÉre ^ se fbrlôficnit nuBKueHenenit , et fixenA
naîssamre é' Alexandre
(iv) MiioA , Var. SisL^ Il ». «S.
au 6 hëcatombdeon , et sa mort au 6 thargéliùn selon le s Athéniens , ou selon les Macé-" doniens , là naissance à un jour non inidlqué du mois louflf , et la mott au 28' jour de daesius.
Pour afppfécier exactement riateirvalle qui se trouve entre ces deux époques principales de la y'ie d^Âlexaûdre , et le reconnôître relativement aux deux calendriers sdon lesquels nous en atons les dates y il suffit de chercher à Texprimer par un élément qui soit commun à tous deux , et cet élémeiït qui est celui de tous les calendriers^ de toutes les espèces d^^res ou d^adnées»
c'eist le jour. Si l'on cherche donc combien il ^^cst écod^ de jorttf s enttre le & hécaf ombaeon d!e la i** année de la cvi* olympiade^ jour de la naissance d'Alexandre^ et lef 6 tbargéliôn. dû la cxnr olympiade , jtfur de sa^ mort , Ta t^ année de là cvi^ olympiafde étant la^ 5« d'imef oeta'^éridc , on trouverai :
ff
ANNALES
BES LAGIDES
ESPÈCZ
IMTERVAIXF.S.
Kmbo)ismîque«
Du6«Hëcatom- ^g bseonàlafin.
Commune.
L*ann. entière.
Uem.
Idem*
Embolismîque.
Idem.