LES ECOLES D'ORIENT EN
Tel est le titre d'un article du Rosier de Marie du 5 avril 1862, d'où nous extrayons les passages suivants :
« Cette terre bénie , où il plut à Dieu de faire prendre naissance à la famille humaine et où son divin Fils voulut naître, souffrir et mourir, ne saurai i" assurément être oubliée des cœurs Catholiques. De là vient cette grande sympathie dont s'émeut profondément la France au récit des malheurs et des misères de cette contrée, et qui, dans son zèle du bien, la porte à secourir la Palestine avec une vive compassion et par de généreuses aumônes. Dimanche dernier, 22 mars, la voix du Père Lescœur s'élevait avec autorité à ce sujet, devant un très-nombreux auditoire, dans la cathédrale de Saint- Louis de Versailles ; et l'émotion ne fat pas moindre que quand l'abbé Lavigerie nous raconta les sanglantes épreuves auxquelles l'Orient a été récemment soumis.
Il avait bien le droit de les racontrer. Car il venait de parcourir toute la Syrie, au milieu des désolantes ruines qu'y ont amoncelées les Druses et les Musulmans. Il en rapporta cependant la ferme espérance d'une prochaine résurrection de ce pays à une nouvelle vie, et il sut communiquer ce sentiment à toute l'assemblée qui l'entourait.
r) II avait aussi des dispositions pour la poésie et beaucoup de goût et d'aptitude pour la peinture , sans s'y être jamais appliqué. Les religieux de Rezzafo conserveront, avec intérêt, la crèche peinte par lui, ainsi qu'un S'-François dans l'attitude de recevoir les saints stigmates.
A qui aurait demande quel est le fondement d'une semblable espérance, il répondait que c'est le passé ainsi que la situation actuelle du pays. En effet, un pays où l'esprit catholique conserve sa vitalité victorieuse, en dépit des épreuves de toutes sortes par lesquelles on a, pendant des siècles, cherché à l'éteindre, présente un sol qui doit nécessairement donner, tôt ou tard, une abondante récolte. Les ouvriers, ajouta l'orateur, ne manquent pas, qui travaillent à hâter ce jour. Les premiers de tous sont les Franciscains, dont le zèle et la vertu touchent à l'héroïsme, eux, les gardiens intrépides des sanctuaires dont, au milieu de mille périls, ils ont conservé au Christianisme les restes sacrés, qui nous parlent si éloquemment du passage sur la terre et des souffrances du Fils de Dieu.
n Les murs des couvents de ces fils du Père Séraphique, continuait le Père Lescœur, comptent moins de pierres que de martyrs, tant ils en eurent du XlIIe siècle jusqu'à nos jours; et il n'y à point là d'exagération. Après les Franciscains viennent les Jésuites, les Lazaristes et les autres Ordres , plus ou moins anciens , tous animés du même zèle et du même courage pour persévérer dans la sainte entreprise.
L'ignorance , dit encore le Père Lescœur , est la grande plaie qui retient l'Orient dans la mort ; qu'on la guérisse , il ne manquera pas de revenir à la vie. «
NOUVELLE ZELANDE.
Nous recevons une autre lettre du P. Octave Parsami , Préfet des Missions Franciscaines à la Nouvelle Zelande, adressée à notre commun confrère, le digne P. Bernard de Chiaravalle, Professeur général de théologie sacrée dans notre oouvent de Camerino. Elle ne contient rien autre chose que ce que nous avons publié dans les numéros précédents. Il nous suffit donc de l'avoir mentionné pour mémoire.
DÉPART DE MISSIONNAIRES