MON REVEKEXD ET TRES-ESTIME PERE
Aussitot apres la reception de votre veneree lettre, que je trouvai chez moi, je m empressai d envoyer mes barques de peaux et tout le reste a San-Giuliano, afin de passer de 1 autre cote du fleuve et d y etablir la Mission aupres des Caciques Escalante et Nicolas , qui me paraissent plus humbles et plus dociles que les autrcs. En attendant, tandis que Votre Paternite priera le gouvernement de nous conceder quatre lieues de terrain , je ferai tous mes efforts pour delivrer eufin les captifs et sortir de ce labyrinthc qui m a coute taut de depenses et de fatigues.
Sur ce, je suis votre bien affectioime, EEEEE JOSEPH PUIGDENGOLAS.
II partit done de 1 Esquina par la voie de terre, afin de rejoindre Dom Emile Palacios, et de continuer avec lui sa route sur le fleuve. C cst ce qu il fit pen do jours apres; mais ensuite, leur voyage devint difficile et penible au delu dc toute expression. Ce fut au point qu etant encore fort loin du Paraguay, les vivres leur manquerent entierement. Pour ne pas mourir de faim dans ce desert, il leur fallut tout abandonner et employer le peu de forces qui leur restait a atteindre le terme de leur voyage. Ils n y parvinrent que quatorze jours apres , et arrivercnt extenues et ademi-morts de faim et dc fatigue. Et cependant la ne devaient pas finir les soulfrances de I apotre franciscam. A son retourilsc proposait de passer par Cordova, chemin qui lui paraissait plus sur ; mais ayant appris en ce moment que Dom Jo seph-Marie Arze , charge parle gouvernement d cxplorcr , a la tete d un cer tain nombrc de compagnons , la rive occidcntale deBcrmejo, dans le dessein d ouvrir line route de Corrientes a Oran, se preparait lui-meme a partir, il resolut de braver tous les perils et de le suivre , taut pour ehercher un moycn de delivrer les prisonnicrs des Tobas, que pour se rcndre utile a son pays, de quelque maniere que ce put etre. D apres la relation de M. Arze, ils quitterent Corrientes le 1G novembre, accompagnes de trente
homines armes et marcherent pendant six jours au milieu de marais dans lesquels les clievaux entraient jnsques au ventre. Ce fat settlement apres avoir fait trente lieues , qu ils trouverent un terrain solide et les premieres cabanes des Tobas. A 1 aspect de ces barbares, la plupart des homines qui les escortaient furcnt tellement epouvantes, que dix-sept d entr eux retournerent en arriere. Nonobstant cette defection, M. Arze et les quelques hommes restes avec lui resolurcnt de pousser en avant, en compagnie de trois Caciques Tobas , dont deux etaient venus avec enx de Corrientes, et qui promettaient de les escorter sains et saufs jusqu a Cangallo. Soixantecinq autres Indiens se joignirent a eux, sous pretexte de faire honneur a leurs chefs.
Le 30 novembre, ils etaient arrives a plus de cinquante Heues de Corrientes, et a cinq du fleuve, quand ils furent tout-a-coup assaillis par des sauvages armes de Heches et de lances, qui se jetterent sur eux avec tant de fareur, qn ils les massacrerent presque tous. Parmi les morts se tronva le bon Pere Joseph Puigdengolas. II avait ete atteint a la tete par une fleche, et celui qui 1 avait lancee etait un cacique que le martyr venait de soigner avec une tendre charite a Corrientes, et de guerir d une plaie qui mettait ses jours en danger ! Sauvage ingrat ! comment avais-tu le courage de tremper tes mains dans le sang d un pieux et innocent missionnaire, bon comme la charite meme, et ton genereux bienfaiteur? Mais toi, mon doux ami, desormais tu te rejoins en Dieu qui recompense ainsi ta magnanime charite ! Elle seule t avait fait, au mepris de la mort, entreprendre ce penible voyage, dans 1 espoir de delivrer tes freres souifrants et prisonniers des Tobas ; et aussi dans 1 espoir d arracher ccs derniers anx tenebres de la barbaric, et de faire brillcr sur eux la lumiere de Fevangelique verite. Et ce sont eux qui font donno la mort ! Au moins, il faut le dire, ces assassins n etaient pas de la tribu dont tu avais su te faire connaitre et cherir.
Le Pere Joseph est done mort ! Oui, certainement il a perdu la vie terrestre ; mais, couronnc dans le ciel, il y jouit d une eternite bienheureusc et su memoire sera toujours benie par tous ceux qui Font connu ! En eifet, a peine la funeste nouvelle fut-elle parvenue a Salta, que la cite s en emut tout entiere. Tous croyaient avoir fait la plus grande perte possible dans cet lioinmc de Dieu, et le gouvernement, reconnaissant des services signales qu il avait rcndus a la nation, decida qu il serait honore comme un des plus grands hommes qui eussent bien me rite de la patrie. Un magnifique t.ombeau lui fut eleve aux frais dc la llepublique, et toutes les autorites civiles et inilitaires assisterent a ses obsequcs en grande pompe. II reput les memes honneurs du gouvernement national de Parana , sans parler des ceremonies religieu3es celcbrc-cs par ses confreres Missionnaircs de Cor rientes. Le Pere Puigdengolas cst mort ! Mais son sang n aura pas etc ivpandu en vain, et la terre infidele qui en a ete arrosee, desormais fecondee
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par sa vertu, ne tardera pas a porter les fruits abondants de vie eternelle ; car, Tertullien 1 a dit : le sang des Martyrs est la semence des Chretiens. Certainement celui du Pere Joseph crie fortement et eloquemment a ses confreres du college de Salta d imiter son exemple. Aussi, pleins de courage, brulants de zele et de charite, sans crainte des souffrances , des perils,, ni de la mort, ils s elancent au milieu des tribus idolatres, annoncant a haute voix 1 Evangile du Christ, et etablissant cette religion saiute qui a cree la civili sation des peuples. N est-ce point la le plus auguste triomphe auquel puisse aspirer le sqldat de la Croix ?
Quant aux depouilles mortelles du martyr, elles out ete devorees par les oiseaux de proie et les betes feroces ; a peine en a-t-on pu recueillir quelques restes par les soins des infideles eux-memes , qui les ont apportes a Corrientes. On espere les rccevoir bientot a Salta; et Ton compte les deposer avec de plus grands honneurs, dans 1 eglise de son College. Voici 1 inscription qui sera gravee sur la pierre tumulaire : // Ici sont conserves " les restes du P. Joseph Puigclengolas , Missionnaire-Franciscain, ne en Catalogue, Apotre de I Esquina- Grande. II exposa sa vie pour le rachat " des prisonniers chrctiens , pour le bien de sa patrie et de toute la region, " et mourut martyr de sa charite , immole par les barbares Tobas le " 30 novembre 1860. // Tels sont les desirs des Missionnaires ses confreres, du pcuple et du gouvernement de Salta. Pour mieux prouver la verite de ce que j avance, je citerai le passage dans lequel le Journal officiel de Salta, du 9 Janvier 1861, annonpait cette mort :
" Ce pretre, disait-il, s etait consaere, depuis plusieurs annees, au service du christianisme et de la civilisation, avec une abnegation evangelique dignc de son ministere apostolique et de son sacre caractere. II vivait au centre des deserts dans une telle pauvrete qu on n en pourrait imaginer une pareille dans un cont3 fait a plaisir, et cela pour convcrtir a la reli gion et rendre a la societe les sauvages infideles du Chaco. Bravant sans crainte les dangers de mort les plus graves et les plus certains, il restait constamment seul parmi ccs barbares , afin de les adoucir et de les empechcr de piller les chreticns. SentineUe avancee, il surveillait avec soin tous leurs projets et toutes leurs demarches , jusqu a ce qu enfin il tomba victime de leur fureur, laissant vide un poste qu il sera bien difficile a d autres d occuper fructueusement , s ils ne sont penetres du meme esprit quo le Perc Puigdengolas, et s ils ne comprennent la grandeur de leur auguste mission , qui consiste a ne chercher que le veritable interet de la religion du Christ, // Voila ce que disait le Journal. Mais cessons de parler du Pere Joseph et de la Mission Franciscaine de TEsquma, et passons sur 1 autre rive du Bermejo.
(La fin, au prochain >/mnero).
EGYPTE. ; i
Lettre du Pere ERASMO DE SASSO, Missionnaire Apostolique M. 0. en Egypte, au Reverendissime P. BOXAVENTURE DE SOLEEO , Custode de la Terre-Sainte, swr son second voyage dans risthme de Smz { .
Damiette , le 8 mai 1862.
REVERENDISSIME PERE GARDIEN
Je satisfais volontiers au dcsir que vous m avez manifest^ a Alexandrie, d avoir une relation exacte de mon dernier voyage le long du canal mari-
time de I lsthme de Suez.
Comme vous le savez, depuis que je demeure a Damiette, je me suis transporte plusieurs fois a Porto Said et ailleurs, soit pour y celebrer la Sainte Messe, soit pour y administrer le bapteme, et j ai toujours rencontre, parmi les habitants, beaucoup de chretiens qui voulaient se confesser. Comme le temps pascal approchait , je pensai que c etait le moment oil je pourrais faire le plus de bien aux fideles epars fa et la le long du celebre canal, et je resolus d y faire un second voyage pour leur donner la facilite de rcmplir les devoirs de tout bon catholique.
Avant de partir Dependant, je jugeai convenable d en parler a M. Voisin, Vice-Consul de Prance a Damiette, ingenicur en chef et Directeur-general de tons les travaux de I lsthme, et de lui demander son avis a cet egard. Or, non- settlement il approuva et loua mon projet, mais il ajouta que je repondais tout a fait a ses desirs et qu il me priait de ne negliger aucune escouade d ouvriers. En consequence il ordonna qu une barque fut mise a ma disposition , et ecrivit en memo temps , a tous les chefs , d avertir de mon prochain passage tous les hommes places sous leurs ordres, afin que ceux qui dcsireraient remplir leurs devoirs de bons Chretiens pussent s y preparer, leur prescrivant d ailleurs de contribuer, autant qu ils le pourraient, a faciliter mon transport d un lieu dans un autre.
Je m embarquai done dans la matinee du Jeudi Saint, sur le Lac de Manzele, tout joyeux de 1 espoir de reussir dans ma mission. Mais, comme si 1 enfer se fut dechaine contre la saintc entreprise, apres cinq heures de navigation, un violent coup de vent vint frapper a 1 improviste notre barque, qui faillit sombrer; le mat fut brisc et emporte loin de nous. Nous parvinmes a grand peine, et non sans peril, a nous approcher d une ile deserte et a y jeter 1 ancre. Comme le mauvais temps continuait, il nous fallut rester en ce lieu jusqu au vendredi soir, ct si nous n eussions pris ce parti, nous aurions certainement peri comme dix autres barques qui voguaient dans la in erne direction.
a ) Pour le premier, voir le N 1 de cette annee, pages 38 et suivantes.
La nuit du vendredi au samedi, cominc le vent baissait, je priai Ics mariniers de se remcttrc en route; ils obeirent, et graces a Dieu, apres avoir heureusement franclii deux detroits difficiles par lesquels il fallait absolument passer et qui etaient formes par des lies remplies de tarentules venimeuses, nous abordames le samedi matin a Porto- Said, presque morts de faim et de soif.
Je dis presque morts de faim et de soif, parce que, pensant effectuer le trajet en douze ou seize heures tout au plus, nous n avions emporte de pro visions d aucune espece. Meme le jeudi soir, apres avoir fait une legere collation, je donnai le surplus aux inarms, de sorte que je fus oblige de passer le vendredi tout entier sans autre nourriture que deux harengs qui m etaient restes par hasard. Ce que nous avions d eau douce etait contenu dans un vase qui fut brise par le choc du mat que le vent avait rompu et emporte.
Ces souffrances furent abondamment compensates par la manicre aimable et affectueuse avec laquelle on m accueillit a Porto- Said. Je fus fete avec les signes de la plus vive allegresse par tons les ouvriers qui s y trouvaient, et qui me coaduisirent, en grande pompe, au logement construit par la compagnie pour les pretres qui seront destines a diriger cctte nouvelle et importante paroisse et mission. II n est pas besoin de dire qu ils desirent tous que ces pretres soient des Franciscains de la Terre-Sainte.
Ce logement se compose de cinq belles chambres et une terrassc ay ant vue , au levant , sur le Golfe de Peluse , et au couchant , sur la ville nouvelle qui touche au lac de Manzele. Une chapelle commode et une sacristie a 1 avcnant sont jointes a cette demeure. En verite, je me trouvai on ne peut mieux loge. Ajoutez a cela, que M. Laroche, ingenieur en chef de cette division , eut 1 attention d attacher un liomme a mon service pendant tout le temps de mon sejour en cet endroit. Mais ma plus grande consolation provint de 1 abondante moisson spirituellc que j eus le bonlieur d y faire et qui depassa de beaucoup mon esperance. Pendant les trois jours que j y passai, je fus occupe, matin et soir, a confesser un grand nombre de ces bons ouvriers, et tous recurent la sainte communion pendant la Messe que je celebrai chaque jour au milieu d un concours extraordinaire de pcuple. Le jour de Paques, la chapelle ne fut pas assez grande pour contcnir tous les fidelcs, dont plusieurs furent forces de rester dehors, en s arrangeant le moins mal possible; apres le diner je baptisai un enfant.
Porto- Sa id est une cite naissante comptant environ douze cents Europeens, la plupart Eranpais, et quelques millicrs d Arabes. On y trouve une ibnderie, des machines a forger le fer, a scier et a travaillcr les bois de toute maniere. Le port, peu sur jusqu a present, a ete ameliore par la construc tion d une ile artificielle au milieu de la mer. A cette ile doit se joindre le mole qui s eleve rapidcmcnt.
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Le soir du 22, je m embarquai sur le nouveau canal , et j arrivai, au com mencement de la nuit , a Ras-El-Esce, campement place dans une ile du lac, autrefois deserte et eloignee de Porto-Said d environ 12 kilometres. Le lendemain matin, je suivis le canal, je visitai en passant les petits campements de Kaban, Atuan et Capo, et arrival, apres avoir fait vingt-cinq kilometres, a Kantara, ou je passai le jeudi tout entier. J y baptisai un enfant et visitai 1 ancien cimetiere , ainsi que les mines d une antique cite que beaucoup de personnes pretendent s etrc appelee Maddalon. Enfin, le matin du vcndredi, je partis pour El-Guisr, une lieue par terre au dela de Eardan, jusqu ou M. Riclion, chef de ce campement, avait absolument voulu m accompagner avec sa barque. A mon arrivee, je fus accueilli et salue par tons avec les marques de la plus vive allegresse.
Cc campement est le plus grand et le plus peuple apres celui de Porto- Said. II contient six cents Europeens et vingt mille Arabes, logos sur le penchant de la montagne. La reside un gouverneur egyptien, soit pour maintenir 1 ordrc, soit pour accelerer les travaux.
Comme cette ville est tres-exposee au vent du desert, les maisons construites en pierres et en briques cuites au soleil n ont qu un rez de chaussee. L air y est sain neanmoins, ainsi que dans le reste du desert.
Le logement destine aux pretres qui doivent bientot venir 1 habiter est compose de cinq chambres; 1 eglise, dont je benis la premiere pierre au mois de septembre dernier, est plus grande est plus belle que celle de Porto- Said. J y rcstai pendant trois jours, afm que tons eussent le temps de s ap procher du sacrcment de penitence.
Le dimanche suivant 27 avril, tous les chefs de la compagnie vinrent, de toutes les divisions, so rounir a Guisr, sous la presidence du comte Sala, Vice-President de la compagnie, et de M. Voisin , Vice-Consul franyais a Damictte. A dix lieures du matin, je, celebrai la Sainte Messe au milieu d un immense concours de peuple de toute nation et de tout rite. A trois heures, nous montames dans une voiture du pays, trainee par des dromadaires, et nous allames au bord du lac Timsah, a cinq quarts de lieue de distance, poser et bcnir la premiere pierre de la ville de Timsah, qui se const ruit avec la plus grande activite, et dans laquelle sera transporte le bureau-central dc la compagnie, actucllement a Damiette. Lu, comme dans Ics deux campements dont j ai deja parle, no manque ront ni 1 eglise, ni le logement des religieux auxquels sera confie le soin spirituel des habitants.
Le lac Timsah est alimenle par un canal d eau douce que la compagnie a fait creuser en trois ans , le long de 1 Uadi , dans la region de Gessen , autrefois donnee par Pharaon au pcre et aux freres de Joseph. Ce canal traverse le desert et communique avec le Nil, pres de la ville de Zagazig-. Dans quelques annees la ville de Timsah sera suffisamment peuplee et ap-
provisionnee de recoltes et de fruits de toute espece , grace aux vergers et aux jardins qu il est facile d y etablir. Ces jardins seront arroses par 1 eau douce que le nouveau canal fournit en abondan.ce.
Le lundi matin, je m embarquai sur ce canal et me dirigeai vers les campements places sur ses rives. D abord, je m arretai a Ramesse, antique cite dctruite maintenant, ou les travailleurs trouverent, en creusant le sol. une grande quantite de momies et de precieux debris de grande valeur. On y voit encore une statue antique ayant deux faces , et Fon pretend qu elle est placee a 1 endroit d oii partirent les hebreux , lorsqu ils quitterent 1 Egypte pour la terre promise. La nuit nous surprit au campement de Marama, sur les bords du lac de ce nom, etje logeai chez M. Caso, qui surveille les travaux avec un certain nombre d employes places sous ses ordres. Le lendemain matin, toujours dans la meme voiture trainee par des dromadaires, je me dirigeai vers Tel-Chibir, premier village arabe que 1 on rencontre au dela du desert. Ce lieu appartient a la compagnie, qui Fa acliete des fils de feu Ab b as- Pacha ; il est vaste et fertile, mais, jusqu a present, mal cultive par les habitants du village. C est la que reside M. Guichard, agriculteur en chef, a qui la compagnie a confie la direction de la culture de ce vaste terrain.
Enfin, remontc en voiture, je retournai a Zagazig, ou j arrivai j\ onze heures du soir. Le lendemain matin je pris le chemin de fer, jusqu a Bermah et jusqu au Cairo, ou j esperais trouver 1 excellent Mgr Pascal Vuicic , delegue apostolique de 1 Egypte, et lui rendre compte de ma mission; mais il etait deja parti pour Alexandrie, ou je me transportai egalement, hcurenx d y remplir ce devoir.
Jcsuis, mon Reverendissime Pere, en vous baisant la main, de votre paternite Reverendissime,
Le tres-humble et tres-obeissant serviteur,
ER. ERASME DE SASSO, Missionnaire apostolique, Mineur Franciscaui.
CHINE
Leltre du P. EUSEBE-MARIE DE DONGO, Milieu? de la stride
de la Province de Lomlardie , Missionnaire Apostolique en Chine, <</ . R. P. CONSTANTIX DE VALCAMONICA, sur la situation des Misxionx Franciscaines dans le Vicarial- Apostolique d U-nam.
Sian-tun , novembre 1SG1.