‹ Annales des missions franciscaines Volume 3Chapitre 91 sur 107 · A LA REVERENDE MERE OLYMPE, SUPERIEURE DE LA MAISON DU · texte numérisé non relu

A LA REVERENDE MERE OLYMPE, SUPERIEURE DE LA MAISON DU

SACRE CCEUR, A BORDEAUX.

19 fevrier 1853.

EEVERENDE MERE,

Comment pourrai-je repondre dignement a tant de bienfaits signales dont votre bonte a voulu me combler? Ah ! Dieu seul peut vous en recompenser comme vous le meritez.

Je suis dans 1 obligation de prier beaucoup pour vous et pour Texcellente mere econome que je n oublierai jamais jusqu a la mort. La mort ! puisse-t-elle repondre pour moi aux desirs que tout enfant je sentais s elevcr dans mon jeune coeur ! Puisse-je mourir comme Jesus, mon Seigneur et Maitre, mourir martyr, de son saint nom! Oui mille fois, ignis, crux, bestiae, conf radio ossium et membrorum divisio, et totlus corpo-

ris contritio, et iota tormenta dlaboll veniant, tantum Christum fruar! En ce moment aussi je me souviendrai de vous.

Maintenant je pars, et peut-etre est-ce ici le dernier adieu que nous nous donnons sur cette terre. J avoue que j en ressens au creur une douleur immense ; mais le Dieu qui exige de nous un pareil sacrifice nous en accordera une ample re compense dans sa gloire eternelle.

Je me recommande, ma bonne Mere, a vos prieres et a celles de toutes les religieuses vos filles, dont je conserverai toujours aussi un souvenir agreable. Souliaitez a toutes en mon nom la paix dans le Seigneur, surtout a celles qui ont assiste a ma premiere mcsse.

Vous souhaitant a vous aussi tous les biens en Dieti, je vous prie de me regarder toujours comme votre tres-humble et tres-devoue frere et serviteur,

PR. PAUL EMILE BEYNAUD, Miss, apost. Min. Ods.

2 me LETTRE.

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