‹ Annales des sciences géologiques (volume 4)Chapitre 27 sur 69 · C. S. Couchet à Mieraster brevùt · texte numérisé non relu

C. S. Couchet à Mieraster brevùt

G. Gauk.

S. SchJites Doin du gault.

G. Grès femigioeux du gault.

Gr. Granit.

Le granit se montre toujours au sud, limitant les étages de notre crétacé inférieur, et se trouvant en contact tantôt avec le gault, tantôt avec le calcaire compacte, tantôt avec les calcaires marneux jaunes de la zone inférieure.

Le gault se montre encore ici, formant la continuation de la petite vallée de Fosse et de Fenouillet. Nous n'avons pas vu dans cette vallée d'exemple de ces collines arrondies, qui font de la vallée de Saint-Paul une plaine ondulée et mamelonnée.

Il est très-probable que son peu de largeur doit en être la cause.

Quoi qu'il en soit, le calcaire compacte qui suit, et contre lequel butent en faille les coucbes du gault, forme la chatue qui domine la vallée de Candies; or, ici nous avons une preuve con^ cluanteen faveurdeTexisteuce de lagrande faille qui règne le long de cet abrupt. En effet, nous avons vu qu*en bien des points, comme au pont de la Fou, par exemple, le calcaire reposait visiblement sur des calcaires à Ostrea Aquila et Orbitolines. Mais ici la faille met en contact le gault non plus avec les assises de la zone inférieure, mais bien avec le culciiire compacte de la zone moyenne; si donc, comme le veut M. Magnau, les couches du gault passaient dessous les couches narueuses de Taptien,

ARTICLE n"* 2.

TiîRBAiri CRÉTACÉ NPÉRIBUR DES CORBIÈRES. 133

comment interpréter ici ce contact? Aurait -il fait passer le gault sous le calcaire compacte? Mais alors que seraient devenues les centaines de mètres d'épaisseur à Ostrea Aquila et Orbitolines? On voit donc que la superposition de l'aptien sur le gault et le renversement auquel a recours M. Magnan sont purement fictifs et imaginaires.

D'une part, la présence d'un seul niveau de calcaire, la superposition de ce niveau sur des couches de notre zone inférieure, et, d'autre part, le contact du gault, tantôt avec les calcaires, tantôt avec les couches marneuses, sont des preuves plus que sufHsantes pour ne pas douter un seul instant de la présence de la faille que nous signalons dans toutes nos coupes.

Le gault qui fait suite nous a fourni un second exemple de plissement qui est sans doute la continuation de celui que nous avons figuré dans la figure 22.

Ce pli est encore ici très-visible et affecte les schistes noirs qui, à leur base, laissent apercevoir une certaine épaisseur degrés ferrugineux, brunâtres, que dans nos coupes précédentes nous avons figurés comme succédant aux schistes noirs.

Le gault bute au nord contre les calcaires compactes, qui offrent ici un abrupt assez considérable, nouvelle preuve de Texistence de la faille que nous avons signalée au col du Brézou et ailleurs.

Ici l'inclinaison des couches est fort différente ; en effet, les schistes noirs et les grès ont une inclinaison de plus de 50'* à 60° au point de contact, tandis que les calcaires compactes montrent la tranche des couches de façon à la faire croire sensiblement horizontale.

Nous avons pu observer au moins à trois reprises différentes un changement de direction dans les couches de ce calcaire, changement qui est dû certainement à des failles ou fractures locales qui sont la cause de la grande épaisseur apparente de ces calcaires. Si l'on ne tenait pas compte en effet de ces fractures, on attribuerait une épaisseur de 500 mètres à ces calcaires; car au contact du gault Tallilude est à peu près de 400 mètres, et le roc de Paradet n'a pas moins de 900 mètres : mais l'abrupt que

ISA p. CAIROL.

forme ce calcaire au sud de la vallée de Camps est loin d'avoir cette épaisseur de couche, nouvelle raison pour croire à l'existence de plusieurs failles qui ramènent les mêmes assises à des niveaux différents.

La vallée de Camps n'est que le prolongement de celle de Cubières occupée par le gault, qui bute encore en faille contre les assises plus anciennes au sud, et contre un témoin du calcaire compacte au nord.

Ce calcaire forme une petite chatne, ou plutôt quatre petites fractions de chaîne alignées parallèlement à la grande chaîne de Saint-Antoine, mais à un niveau bien inférieur.

Le roc de Paradel a en eflet 900 mètres, et le village de Camps, bâti sur une des buttes calcaires, n'a que 5&0 mètres d'altitude. Enfin, contre ce calcaire butent en faille les couches à Micraster brevisdu crétacé supérieur.

Le gault, dont les couches blanchâtres et peu tourmentées forment la vallée de Cubières et de Camps, se termine non loin de ce dernier point à l'ouest ; nous avons tracé sur notre carte les limites de cet étage dans cette partie des Corbières située au nord de la chaîne de Saint-Antoine de Galamus. Les failles le mettent en contact, au sud avec la zone inférieure à Orbitolines surmontée de calcaires compactes, à Test avec ces mômes couches et avec le terrain jurassique, non loin de la métairie d'Ën-Jarnedy, au nord avec le terrain jurassique, avec le crétacé supérieur et avec le calcaire compacte àRéquiénies, enfin à l'ouest avec le crétacé supérieur fzone à Micraster brevis, Spondylus spinosus, Micraster Matheroni). Partout, dans cette vallée, le gault ofire les mêmes caractères dans ses diverses couches, et ces caractères apparents sont bien différents des faciès pétrographique et minéralogique des couches de la vallée de Saint-Paul, de Caudiès, de Maury et de l'arrière- vallée de Fenouillet et de Fosse ; mais la paléontologie les fait reconnaître comme appartenant au même âge, bien que nous n'y ayons pas trouvé de fossiles communs.

Si nous avons pu saisir dans la vallée du gault des plissements figurés dans nos deux dernières coupes, nous n'avons pas

TBBRAIN CRÉTACÉ "^INFÉRIEUR DES CORBIBRES. 135

été aussi heureux dans le diagramme suivant, du pic de Bugarach à Fenouillet.

Fi6. 24. — Coupe du pic de Bugarach à Fenouillet. ÉebeUe. « Looguenr, l/iOOOOO*; buteur, l/OOOOO*.

Caudiàf ÏÏ.iJA'hnot FBmmUlet

La partie sud de notre coupe est une confirmation de la véracité des coupes précédentes :

Le granit en contact avec le gault ; celui-ci avec le calcaire compacte, supporté par les couches à Osîrea Aquila^ que nous avons étudiées en détail au sud de Notre-Dame de Laval, et qui méritent ici une mention particulière.

En partant de Caudiès et se dirigeant vers la chapelle de Notre-Dame de Laval, on aperçoit, dans les murs qui bordent le chemin, des Ostrea Aqvila et des Orbitolines, qu'avait trèsbien observés M. d*Ârchiac.

Les schistes noirs plongent vers le sud, ou, si Ton veut, plus exactement vers le S. S. E. Ils sont accompagnés, dit M. d'Archiac, de bancs de grès ou psammiles brunâtres ; puis viennent deux assises de roches noires, calcaires subordonnés à ces schistes. Au delà se montre un grès argileux brunâtre, calcarifére, se brisant en fragments pseudo-rhomboïdaux.

Derrière la chapelle de Notre-Dame de Laval, nous avons suivi le tracé d'une route allant de Caudiès à Fenouillet, tracé qui est resté inachevé. A un détour de la route, vers l'ouest, nous avons trouvé des calcaires pétris d* Orbitolina conoidea et 0. discoidea^ Alb. Gras. Ces calcaires sont marneux, jaunâtres, parfois gréseux, et renferment en assez grande abondance V Ostrea Aquila^ ainsi que quelques échantillons 6! Echinospatagus Collegnii. Ce

▲mi. 8C. GiOL.

lU. i3i — ART. n* 2é

136 ¥. CAIROL.

gisement d'O^/r^a Aquila est parfaitement connu des habitants deCaudiès, qui appellent ce Tossile Pied-de- Mulet; et je dois ici un souvenir à Tobligeunce de M. Martagnac, notaire à Caudiès, qui a bien voulu m'accompagner sur le point fossilifère dont nous parlons.

M. d'Ârchiac attribue toujours aune superposition normale le contact des couches noires avec le calcaire àRéquiénies, et du reste il confond en uue seule assise, ici comme ailleurs, les bancs de schistes noirs du gault, ainsi que les calcaires marneux à Ostrea Aquila; \:.Qw\.ve lesquels ils butent en faille.

Dans le gauU de la vallée de Caudiès, et en suivant notre coupe, nous n'avons pas pu découvrir de plissements apparents; les couches ne présentent pas d ondulation marquée et formant des collines arrondies; la grande importance de la culture de la vigne, d'un autre côlé, a complètement fait disparaître de la surface du sol toute trace de stratiQcation ; mais nous ne sommes pas éloigné de croire qu'ici, comme dans. les deux coupes précédentes, les plissements existent, bien qu'on ne puisse pas les apercevoir.

1^ calcaire compacte qui forme Tabrupl limitant au nord cette vallée, est fort impoilantà étudier au point de vue de la question qui nous a occupés, à savoir, de la présence d'un ou de plusieurs niveaux de calcaires compactes.

L'assise n° 7 occupe, comme on le voit sur celte coupe et sur la carte géologique des Corbières que nous avons tracée, une grande étendue; la bande montagneuse s'élargit depuis la plaine de Caudiës jusqu'à la vallée de Bugarach ; niais est-ce à dire que nous avons en présence plusieurs niveaux de calcaires? Nous ne le croyons pas.

D'une part, ces calcaires compactes se rattachent à la chaîne de Saint-Ânloine, à l'est, et à celle qui domine Bugarach, à l'ouest; d'autre part, ils se rattachent à la chaîne qui, après sa bifurcation, borne la roule de Caudiès à Quillan, en passant par le col de Saint-Louis. La seule difficulté pour nous est dans la désignation exacte de l'âge des couches dolomitiques qui forment le pic de Bugarach.

AaTICLE R° 3.

TEERAIN CRÉTACÉ llfFËRIBUR DES CORBIÈRES. 137

Ces escarpements rocheux, tout à fait abrupts, sont formés de dolomies gris bleuâtre ou noirâtres, sableuses, dégageant sous le choc du marteau une odeur fétide, odeur qui, du reste, est aussi caractéristique de la plupart des roches du terrain crétacé inférieur des Corbières et de la Clape.

Nous avons observé aussi une dolomie bréchoïde, traversée par des veines blanches de calcaire spathique.

Le haut du pic est occupé par une dolomie compacte à cas^ sure inégale et raboteuse.

M. Marcel de Serres, en iSâS, rapportait le pic de Bugarach au terrain de transition; il ne paraît pas avoir remarqué, suivant la judicieuse remarque de M. d* Archiac, que toute sa masse est dolomitique, comme l'avait observé Dufrénoy auparavant.

Faut-il classer ces dolomies du pic de Bugarach dans l'assise des calcaires compactes, ou bien convient*il mieux de les classer dans le terrain jurassique? Il nous parait difiSicile de répondre à celte question, vu, d'une part, Tabsence complète de corps organisés déterminables, et, d'autre part, la dislocation si grande des couches, qui ne permet pas de saisir facilement le rapport stratigraphique de ces dolomies avec les calcaires compactes qui s*étendent à l'esté à l'ouest et au sud de ce pic. Nous avons colo* rié ce pic avec la couleur des calcaires compactes; mais ce n'est pas sans quelque doute que nous avons établi ce rapprochement.

Voici ce que dit M. d' Archiac, à propos de la forme de ce pic, forme que nous avons essayé de figurer dans notre diagramme :

« La disposition des crêtes parallèles qui accompagnent la » chaîne de Saint-Antoine, et la comparaison que cette disposition 9 nous avait suggérée avec d'immenses vagues qui se rappro^ » chaient ensemble du rivage, ont été l'objet de nos remarques ; » or, le pic de Bugarach semble dû à la rencontre de deux de o ces vagues, qui, par leur choc, auraient contribué à soulever » sa masse à la hauteur exceptionnelle (1231 mètres) où nous » la voyons portée. Cette explication, tout hypothétique qu'elle » paraît, n'en est cependant pas moins dans un rapport remar- » quable avec ce qu'on observe, car on conçoit que le choc de » deux masses solides, sollicitées par des pressions, agissant en

138 ¥. CAIROL.

» sens iaverse ou l'une vers Tautre, a pu produire dans la dis* » position synclinale de leurs couches précisénient celle que » nous venons d'indiquer, c'est-ànlire Tinclinaison de chaque » extrémité de montagne vers le milieu de sa longueur, et une brisure accompagnée de redressements, plus énergiques dans » cette dernière partie , soumise à Faction de deux forces con- 9 traires. »

Nous verrons dans la suite de ce travail une preuve en faveur de l'opinion de M. d'Ârcbiac. Pour notre part, nous croyons qu'en certains points, rares à la vérité, des Corbières, où les calcaires sont portés tout d'un coup à une très-grande hauteur, la pression très-énergique contre les extrémités d'une même série de couches a été capable de porter la partie médiane de ces couches à une très-grande hauteur, de façon à juxtaposer presque les mêmes bancs d'une même assise.

Nous reviendrons plus tard sur ce fait, quand nous décrirons la série des couches que l'on rencontre de Quillan à Axât, aux gorges de la Pierre-Lis.

Au nord du pic de Bugarach, le terrain crétacé supérieur bute contre les dolomies fétides, et atteint l'altitude de près de 900 mètres. Ce senties couches k JUicraster brevis qui présentent une inclinaison assez marquée vers le sud.

M. Vèue (1), dans une coupe où figurent les couches à Echinides et le massif dolomitique de Bugarach, représente les premières comme passant au-dessous du second, ce qui est inadmissible, puisqu'elles appartiennent au terrain crétacé supérieur (zone à Micraster breviSy zone à Ostrea auricuiarts). Il y a ici une faille que nous avous déjà signalée et qui se prolonge au delà de Bugarach, faille qui met en contact le crétacé supérieur avec le crétacé inférieur. Nous avons mentionné la bifurcation de la chaîne de Saint-Antoine à partir du pic de Bugarach ; nous allons la figurer dans la coupe suivante, qui nous foui^ nira aussi d'autres renseignements dignes de remarquée

(1) Rapport sur le terrain présumé saiifère de Fourtou et de Sougfatgne {Annaiés des mmes, 3« série, 183A, t. VIj p< ie(S).

ARTiCLB Il« 2.

TERRAIN CRÉTACÉ INFÉRIEUR DBS GORBIÈRES. 139

Ce diagramme est pris du nord au sud comme les précédents et va de Bugaracb au nord Jusqu'au CourtalBelmiguèreau sud^ en passant par la plaine à l'ouest de Caudiës.

Le granit de Lesquerde se continue sans interruption jusqu'ici; mais tandis que dans les coupes précédentes c'était le gault qui butait en faille contre cette roche ignée, ici c'est une nouvelle

Fi«. 25. — Coupe de Bugaracb au Courtal Belmiguère.

[EchcUa. -- Longueur, i/lMOOO*; hantrar, iy60000«.

8ci

chaîne formée de calcaire compacte à Réquiénies; le gaull n'apparaît que plus au nord, avec ses couches noires et brunâtres, et en continuation de la vallée de Fosse et de Fenouillet, qui se relie du reste un peu à l'ouest du point où passe notre coupe avec la grande vallée de Saint-Paul et de Caudiès, par un défilé ou passage étroit au sud de Puylaurens.

Le calcaire compacte que nous venons de signaler forme une arrière-chaîne qui commence au S.O. de Fenouillet, et qui se continue jusqu'à la limite extrême de notre carte à l'ouest, c'està-<iire jusqu'à la rivière d'Aude.

Comme on peut le voir par notre carte, la bande de crétacé inférieur s'élargit de plus en plus, à mesure que nous avançons vers l'ouest, et elle atteint son maximum le long de la rivière d'Aude, comme nous l'établirons, en parlant de la coupe de Quillan à Axât et à Sainte-Colombe.

Le calcaire compacte qui constitue la seconde chaîne que traverse notre coupe au Pas de l'Homme mort, est le même que celui de la chaîne précédente ; il est le prolongement direct de la chaîne de Lesquerde, et laisse voir au-dessous de lui, comme le précédent, les couches à Ostrea Aquila^ Orbitolina co?ioideaet

ikO F. €i%IROL.

discàidea, mais il n'atteint pas la même hauteur que celui de la cbatne précédente.

Celle-ci a \^kh mètres d'altitude, et au Pas de THomme mort la cbatne de Lesquerde ne s'élève qu'à 755 mètres..

Dans cette partie de notre carte nous retrouvons un équivalent du pic de Bugaracb quant à la bauteur.

Les scbistes noirâtres et les grès qui butent en faille contre les coucbes précédentes offrent encore un exemple de plissement analogue à celui qui est représenté dans les figures 20 et 21 .

Les coucbes plongent d'abord vers le nord, mais, après le plissement, elles prennent une inclinaison vers le sud.

Cette particularité est une raison de plus pour nous faire rejeter comme inexacte Topinion de M. Magnan sur l'épaisseur considérable de cet étage dans le pays que nous étudions.

La géologie doit en vouloir à l'agriculture d'avoir, en cultivant la vigne, défoncé le sol et fait disparaître toute trace de stratification en des points où le géologue aurait été bien aise de suivre les allures de ces coucbes albiennes.

Le calcaire compacte qui fait suite et qui forme une troisième cbatne parallèle aux deux précédentes, est la continuation directe de la cbatne de Saint-Antoine dans sa partie sud. La route de Caudiès à Quillan, autrefois si fréquentée et maintenant à peu près abandonnée, est tracée au sortir de Caudiès sur les assises du gault etnon de l'étage néocomien, comme le dit M. d'Arcbiac; la rampe du col de Saint-Louis est creusée dans les calcaires compactes qu'elle traverse obliquement.

Le plateau de la ferme du Malabrac, où passe notre coupe, est entouré par les calcaires compactes plongeant au sud. Ils forment plus au nord un plateau à muraille verticale dominant le vallon de Lauzadel occupé par des marnes, des calcaires marneux gris bleuâtre, en lits minces très-réguliers, formant les parois du ravin de Lauzadel au nord.

Quoique nous n'ayons trouvé aucune trace de fossiles, nous sommes très-porté à croire que ces coucbes doivent rentrer dans la formation du crétacé supérieur.

TERRAIN CRÉTACÉ IlfFÉRIRUR DES CORBIÉRES. l&l

Ëllos buttent au sud et au nord contre les calcaires compactes à Réquiénies.

Il y aurait donc ici des failles très-importantes, puisque nous voyons en contact deux assises qui sont séparées normalement l'une de l'autre par la zone supérieure d'Orbitolines, par le gault, et probablement par une puissance plus ou moins considérable du terrain crétacé supérieur. Nous devons ajouter que nous n'avons trouvé ces couches qu'en ce seul point sur toute l'étendue de terrain qu'ont embrassée nos explorations dans les Corbières.

Le calcaire compacte qui domine la vallée de Lauzadel au nord est la continuation de la chatne de Saint-Antoine, partie nord, la seconde partie passant au sud de la vallée précédente et se prolongeant jusqu'à la rivière d'Aude à l'ouest. Du reste, cette chatne va se bifurquer bientôt à son tour, comme nous le verrons dans l'examen de la coupe suivante.

Le calcaire de cette quatrième chatne est bien toujours le même, car il repdse sur des marnes jauues et des calcaires marneux, dans lesquels nous avons trouvé une série de fossiles identiques avec ceux de Notre-Dame de Laval, du pontdelaFouet de laClape. Nous citerons: rO^/r^aA$^27a(Pied-de-Mulet, suivant la dénomination des indigènes), qui y est en assez grande quantité; les Orbitolines» le Corbis conugata, \ Echinospatagus Collegnii^ une Vénus pareille à des échantillons recueillis par nous à la Clape, dans les pentes de Ramade, de Pech-Redon, etc. Il n'y a donc pas lieu ici, pas plus qu'ailleurs, de créer un niveau infé* rieur de calcaires compactes ( néocomien de M. Magnan"^, pas plus qu'il n'y a lieu de créer un niveau supérieur intercalé dans le gault; nulle part nous n'avons vu de calcaires à Réquiénies, dans le gault, pas plus qu'au-dessous de notre zone inférieure.

Si M. Magnan veut faire trois niveaux de Réquiénies dans la région de Vingrau, il n'y a pas de raison pour ne pas en fairj quatre dans notre coupe, et môme cinq un peu plus loin à l'ouest. Nous serions bien désireux de voiries coupes de cet auteur dans la région qui nous occupe en ce moment; mais puisque nous ne le pouvons pas, contentons-nous de poursuivre l'exposé de nos propres observations, et donnons une nouvelle coupe dans laquelle

F. CAIROL.

on verra un plus grand nombre de rides parallèles formées par le calcaire compacte et les assises que nous étudions.

Cette coupe a 16 kilomètres de longueur, et va de Gincla au sud, au Mas au nord.

Fi6. 26. — Coupe du Mas à Gincla.

EcbêUe. — Loogaeor, i/130000*; hMtanr, 1/00000*.

Le calcaire compacte qui bute au sud de notre coupe, aunlessus de Gincla, contre le granit, est un lambeau détaché et se rattachant certainement, d'une part avec le calcaire de la chaîne d'Aiguesbonnes, et d'autre part avec la chaîne recouverte de forêts du Bac-Estable et de celle de Resclause. Le granit Tentoure de toutes parts ; mais nous pensons que ce contact n'est dû qu'à des fractures multiples et à plusieurs directions. La chaîne d*Aiguesbonnes, qui présente une seconde série de calcaires compactes, est fort élevée au-dessus du niveau de la mer; elle atteint 1S50 mètres, et est la continuation de Varrière-chatne de Lesquerde, que nous avons figurée précédemment. La véritable chaîne qui est la suite de celle de Lesquerde est celle qui nous oflre la troisième série de calcaires compactes, et qui est couronnée par la Serre d'Arquières, à 1038 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Le gault, qui bute en faille contre ce calcaire, bute au sud contre la chaîne d'Aiguesbonnes, dans laquelleles calcaires compactes sont supportés par des calcaires marneux jaunes et des argiles qui appartiennent à notre zone inférieure,

La pente est assez considérable en ce point, ce qui nous amène à dire que l'épaisseur des couches du crétacé inférieur est de

TERRAIN CRÉTACÉ IKFÉRIBCR DBS GORBIERBS. 1A3

beaucoup supérieure dans cette partie des Corbières à celle que nous avons figurée dans la Clape.

Cette épaisseur totale atteint bien de 800 à 1000 mètres/ en y comprenant les couches du gault; bien entendu que dans ce chiffre nous ne faisons qntrer ce dernier éià^e que pour l'épaisseur qu'il aurait en admettant les plissements des couches dont nous avons déjà parlé ; car, sans le plissement et sans les failles, le gault pourrait atteindre alors l'épaisseur que lui assigne M. Magnan dans sa note à l'Académie des sciences, c'est-à-dire 1500 mètres.

Notre coupe donne un nouvel exemple de ces plissements dans la grande vallée du gault où coulent la Boulzane et le ruisseau de Magnac, et où s'élève la métairie des Gambes.

Cet étage bute au sud contre les couches inférieures à Ostrea Aguila, et au nord contre les calcaires compactes, dont l'inclinaison, assez accentuée vers le sud, pourrait faire croire aussi à la superposition, que M. Magnan fait intervenir dans sa coupe de Saint-Paul, des assises schîstoïdes noires au-dessus de ces calcaires compactes; mais il n'en est rien, et plus à l'ouest de notre coupe le calcaire compacte forme dés abrupts de plus de 100 mètres de hauteur, contre lesquels butent en faille les couches du gault, comme en d'autres points le long de la chatiie de Saint-Antoine, ainsi que nous l'avons constaté dans ce qui précède.

Au delà de ce plateau aride en partie, et en partie aussi recouvert d'une riche végétation, et de la forêt des Fanges, reparaît le gault, que nous n'avions pas vu à l'est et qui se continue jusqu'à la rivière d'Aude, à Belvianeset à Quillan, occupant encore une large surface ; ce qui détruit l'argument de M. I^cymerie, tendant à établir que le gault n'a pas de corps dans les Corbières et qu'il ne peut pas plus être distingué physiquement que paléontologiquement.

La route de Caudiès à Quillan,que nous avons vue s'engager dans les calcaires compactes, traverse ici les couches du gault jusqu'à Quillan.

Au delà de Saint-Louis apparaît le calcaire compacte à Réquié-

itik r. CAiiioL.

nies, qui forme au nord un abrupt remarquable par sa petite épaisseur et aussi par sa superposition au-dessus des couches de la zone inférieure qui se montrent avec un développement considérable.

Les métairies de Bézu, de la Jacotte et de Tricoire sont con* struitessurces couches dont l'inclinaison est assez légère, offrant, le même aspect à peu près qu'à la Clape ; pourtant les argiles que nous avons signalées à la Clape, u°' /i et 2, sont beaucoup plus schisteuses en ce point.

hds fossiles sont les mêmes qu'à la Clape; nous citerons : VOstrea Aquila^ les Orhitolina conoidea et 0. discoidea, le Corbis corrugata^ des Nalices, des Vénus, des Pleurotomaires pareils en tout à ceux que nous avons recueillis à la Clape.

Il est donc impossible de douter que nous ayons bien affaire aux mêmes horizons géologiques, et que le calcaire compacte soit bien le n" 7 de notre Clape et de notre zone moyenne.

L'épaisseur apparente de ces couches est bien de plus de 200 mètres, et une partie est cachée par la faille qui les met en contact avec le calcaire compacte suivant qui domine la métairie du Mas. Ce calcaire compacte est la continuation de la chaîne de Saint-Antoine, partie nord, que nous avons vue passer au pied du pic de Bugarach. Les couches à Micraster brevis du crétacé supérieur butent contre ce calcaire compacte, et s'étendent bien au delà au nord de la bande large du crétacé inférieur.

11 est facile de se convaincre, par l'étude approfondie de ce diagramme, de l'importance orographique du calcaire à Réquiénies; il est aisé de voir que, en voulant attribuer à autant de récurrences chaque série de cette roche, on arriverait à adopter ici près de six niveaux différents; on voit combien ou serait loin do la vérité en interprétant les faits aussi mal.

Du reste, la coupe suivante montrera, avec le contact normal du gault, de la zone supérieure et de la moyenne, les relations des calcaires compactes avec les assises qui la supportent.

Au sud règne le calcaire compacte qui forme les montagnes recouvertes des forêts du Bac-Estable, à une altitude de 1512 mètres.

Ces calcaires à Réquiénies, continuation de la chatne de Les-

ARTICLE n* 2,

TERRAIN CRÉTACÉ IffPÉRIBUR DBS CORBIÉRES. 1A5

querde, forment un très-grand escarpement au nord ; les pentes sont occupées par les assises de la zone inférieure et par le gault, qui bute en faille contre ces dernières.

Les couches de cet étage sont ondulées et changent plusieurs fois de direction.

Fie. 27. -" Coupe de la forêt du Bac-Estable aux Gavignauds.'

EeheUs. — Longnav, i/i90000«; bautenr, 1/80000*.

nrêt nu ]3is

La route de Caudiès àQuillan, par la Pierre-Lis, les traverse et en permet Tétude plus facilement.

Au delà du ruisseau de Magnac qui coule le long d'un abrupt très-élevé, règne le calcaire compacte, contre lequel butent en Faille les couches du gault. La route longe cette muraille verticale jusqu'à la rencontre de l'Aude. Celte rivière coule dans une gorge dont nousdonnerons la coupe un peu plus loin. Ce n'est que dans cette gorge qu'on peut avoir la direction des couches; mais au point que nous décrivons, il n'est pas possible de la reconnaître. Toujours est-il que le plateau sur lequel se trouve le Tue d'en Faouret est assez élevé, bien qu'atteignant seulement l'altitude de lO&A mètres.

Nous avons figuré un plissement très-accusé des couches du n"" 7, vers le milieu de ce plateau; ce n'est que par analogie avec ce que nous verrons à la gorge de li PierreLis, que nous l'avons figuré.

Les couches prennent ensuite une direction verticale et se trouvent en contact avec les assises de la zone supérieure à Orbitolines, qui forment en ce point une bande étroite assez longue, comme nous le figurons sur notre carte.

146 F. CAIBOL.

Nous dirons ici ce que nous avons dit au sujet du lambeau que nous avons décrit au nord de Saint-Paul de Fenouillet,

Il est très-probable qu'il y a en ce point une faille entre le gault et le calcaire compacte, et qu'une partie de la zone supé* rieure a été engloutie entre les deux bancs de la faille, puisque, plus à l'est, il n'y a plus trace des coucbes à Orbitolines, et que le calcaire à Réquiénies se trouve en contact avec les schistes noirs du gault. Celui-ci repose, au point où passe notre diagramme, en stratification concordante sur les assises gréseuses inférieures. Les bancs de schiste calcarifère noirâtre sont sensiblement verticaux au point de contact ; mais bientôt ils inclinent vers le nord, pour prendre encore leur première inclinaison vers le sud.

lis butent en faille contre le calcaire compacte, au delà de la route de Caudiès à Quillan par le col de Saint-Louis.

Ces calcaires forment un plateau qui domine le village de Saint-Julia et Saint-Just ; mais ici se présente un fait très-intéressant à l'appui de notre opinion concernant le seul niveau de calcaire.

Ce calcaire n'est point continu du nord au sud ; il y a une lacune à la hauteur de la Coume du Bec. L'érosion a enlevé le calcaire compacte et creusé un vallon longitudinal, limité au nord et au sud par les escarpements calcaires.

Ce vallon est occupé par les marnes jaunes et les calcaires marneux de la zone inférieure, qui passent au-dessous de ces calcaires pour aller former les pentes de Saint-Just, de Jacotte et de Tricoire.

Ces couches jaunes renferment un grand nombre de fossiles que nous avons trouvés à la Clape, tels que Ostrea Aquila^ Corbis corrugata^ Terebraiula sella, Echinospatagus Collegnii^ Pseudo^iadema Malbosii, des fragments à' Ammonites^ etc.

Il n'y a pas de doute, pour nous, que nous n'ayons affaire aux couches de la zone inférieure, comme Tindique très-bien notre diagramme.

Le calcaire compacte forme plus au nord un petit abrupt qui domine la plaine des Gavignauds, occupée par le crétacé supé-

TERRAIN CRÉTACÉ IMFÉRIfiUR DES CORBIÉRBS. i&7

rieur. Nous n'insistons pas davantage sur cette coupe, nous avons bâte d'en venir à la description des roches que Ton rencontre en suivant l'Aude depuis Quillan jusqu'aux gorges de Saint-Georges.

Fie. 28. •* Coupe de QniUan aux gorges de Saint-Georges. BcImII^. - Longueur, 1/110000*; bratonr, 1/00000*.

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CAkairof noirAlTM, ickiftoldêt, etc.

Cette coupe présente une très^rande difficulté, et je ne suis pas étonné des différences qui existent entre les diagrammes de MM. d'Archiac, Leymerie, Magnan et le nôtre.

I^ ville deQuillan s'élève au milieu de schistes noirs appartenant à l'étage du gault ; nous y avons trouvé le Plicatula radiola^ le Nucuia bimrgata et des fragments é! Ammonites Mille^ Hanuê. Ces couches forment des montagnes assez élevées de forme conique. L'une d'elles s'élève à l'altitude de 6/i7 mètres : c'est le roc de Bitrague.

Le gault est repr^enté dans notre coupe par une succession de calschistes, de schistes ardoisiers et de grès ferrugineux d'un rouge sombre.

Ces assises inclinent d'abord du nord au sud, puis prennent une inclinaison opposée du sud au nord^ par suited'un plissement du terrain très-visible sur la route qui va à Belvianes et au delà< C'est là que l'on peut voir aisément la superposition des schistes aux calcaires et des grès aux schistes. Nous n'avons pas vu dans cette partie de nos explorations une trace de faille dans le gault; si donc nous cherchons à avoir l'épaisseur de ces couches noires, nous pouvons nous arrêter à un chiffre probable de &5Q à

1&8 r. CAIROL.

500 mètres. Le bas de la vallée est à 828 mètres ; le haut de la colline, dont nous parlions tantôt, a 6/i7 mètres: voilà déjà plus de 300 mètres ; et, d'autre part, en avançant vers les gorges de la Pierre-Lis, les bancs se redressent très-rapidement, comme nous le figurons, pour prendre la verticale à l'entrée du défilé.

C'est ici que nous avons acquis la certitude que ces couches pouvaient arriver à cette puissance.

Toujours est-il que le gault se trouve en contact normal avec des grès très-siliceuXy dont quelques bancs sont pétris d'Orbitolines, et que nous rapportons à la partie supérieure de notre zone supérieure n"* 1 0. Les Orbitolines se voient sur la section de la roche, et aussi, libres, dans les argiles qui suivent et que nous rapportons au n** 9. Les grès qui suivent, n*" S, renferment aussi beaucoup d'Orbitolines ; nous y avons trouvé aussi des échantillons à' Echinospatagus Collegnii.

Ces couches à Orbitolines ont une plus grande puissance qu'à la Clape ; nous n'évaluons pas à moins de 300 à &00 mètres l'épaisseur de la zone supérieure en ce point. Elle se lie bientôt à une série de calcaires compactes renfermant des Réquiénies, et qui sont bien nos calcaires n* 7 de la zone moyenne. La stratigraphie et la paléontologie ne nous permettent pas d'en douter.

Ces calcaires paraissent avoir une très-grande puissance, et il est probable qu'ils se sont déposés au fond d'une mer profonde, mer dont le rivage, dans le pays que nous étudions, devait être voisin de la Clape où ces dépôts sont bien moins épais.

Néanmoins les calcaires que l'on voit en bancs à peu près verticaux, formant départ et d'autre les murailles du défilé de la Pierre-Lis, ne forment pas une série non interrompue en puissance de ces calcaires. Nous avons observé qu'en un point de la route qui est à peu près à égale distance du commencement et de la fin de ces calcaires, ces bancs présentaient une direction inverse, plongeant légèrement vers le nord en deçà de ce point et vers le sud au delà du même point.

Nous sommes très-porlé à croire que ce point est l'axe d'une grande fracture ou plissement très-accuséy qui aurait porté à

une grande hauteur, en les juxtaposant presque, le même banc de ces calcaires : de sorte que les bancs qui plongent en sens inverse de part et d'autre de cet axe appartiendraient au même niveau primitivement horizontal ; de telle sorte encore que, s'il étaitpermisde faire des sondages en ce point, on arriverait proba*blement à trouver les marnes à Echinospatagus Collegnii audessous de ces calcaires.

Du reste, à Saint-Martin, nous avons remarqué une faille qui met en rapport les calcaires avec un système marneux appartenant à notre zone inférieure, et ces marnes à fossiles déjà connus supportent les mêmes calcaires compactes, intercalés entre les n'* 6 et 8 des deux zones inférieure et supérieure.

Nous croyons donc que les calcaires compactes de la Pierre- Lis sont les mêmes et du même niveau que ceux qui dominent Saint-Martin au sud; et en outre nous croyons que les couches à Orbitolines que Ton voit à l'entrée de la Pierre-Lis sont les mêmes que celles qui, au sud de Saint-Martin, reposent sur le calcaire compacte en stratification parallèle.

Nous avons Uguré par deux lignes courbes ponctuées le raccord des couches en question.

Une nouvelle faille met en rapport les couches à Orbitolines avec le calcaire compacte, et plus au sud une autre faille met en contact celui-ci avec le gault.

Les schistes, les caischistes de cet étage, sont plissés surtout avant d'arriver à Axât, et au delà de cette localité ils butent en faille contre les calcaires compactes des gorges de Saint- Georges.

La coupe de M. Magnan, fig. 11 (coupe de la vallée de T Aude), diffère notablement de la nôtre, ainsi que celle de M. d'Archiac. Ce dernier géologue, ainsi qu'on peut le voir dans son mémoire sur les Corbières, attribuait toutes les couches noirâtres du gault aux marnes néocoraiennes, ainsi que les bancs à Orbitolines de notre zone supérieure.

On ne voit pas dans sa coupe comment les marnes néocomiennes, qui sont au nord etau sud des calcaires compactes de la

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Pierre-Lis se rattacbent stratigraphiquement à ces derniers, Di à ceux des gorges de Saint-Georges.

Nous en dirons autant pour la coupe de M. Leymerie.

Quanta M. Magnan, il trouve encore ici trois niveaux de calcaires à Caprotines ; mais il nous est impossible d'admettre son opinion : après le sérieux examen des faits et après les preuves que nous donnons à Tappui de notre assertion, il nous parait hors de doute qu'ici, comme dans le reste des Corbières, nous n*avons affaire qu'à un seul niveau de calcaires compactes.

Pour que son idée ait l'apparence de la vérité, il est obligé de faire éprouver aux couches une série d'ondulations qui ne nous paraît point conforme à ce que l'on observe dans cette partie des Corbières.

Les coupes que nous avons données, tant de la Clape que des Corbières, nous paraissent suffisantes pour éclairer le lecteur sur la stratigraphie de cette contrée ; il nous reste à traiter la question paiéontologique, qui sera l'objet d'une troisième partie.

ARticLiB À* it.

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