‹ Annales des sciences géologiques (volume 4)Chapitre 29 sur 69 · DES ACTEURS · texte numérisé non relu

DES ACTEURS

Tereàratuia seila, Sow.

Terebraiula prœlonga^ Sow,

Terebratula Moutoniana, d'Orb, .

Terebraiula Tantarindus, ^o\v. ...

Terebratula pseudojurensis^ Leym. .

Terebrateila Astieriana, d'Orb. . . .

Hhynch$nella lata, d'Orb.

Caprina Verneuilli (Plagiopiychus), Bnyle

Echinospatagus CoUegnii, d'Orb. . .

Pseudodfadema Malbosii, Cott . . . .

Pseudofiiadenin Trigert\ GotU . . . . ,

Cidaris pyrenaica, Cotl

Holectypus neocomiensis , Alb. Gras

Peilasles Archiaci, Gotteau

Cyphosoma Luryi^ Alb. Gras

Orbitolinn conoiden^ Alb. Gras. . .

Orbitolina discoidea^ Alb. Gras. . .

LOCAUTÀS OU 0!r LES A SIGNAlitS

areo la louB-éUge

daai lequel on !•■ % troa?éi.

Néocomicn moyen (Marttgue?). — Marnes aptiennes de Cargos. — Néocomien moyen et aptien inférieur de la perte du Rhône. — Zones à Orbitolines, marnes aptiennes (Dauphiné).*— Néocomien supérieur(Judd.). — Aplien d'Espagne et d'Afrique (Coquand). — Aptien d'Amérique et d'Angleterre.

Néocomien inférieur et zones à Orbitolines du Dauphiné.— Lower Greensand (Fitton).

Néocomien moyen (EscragnoUes). — A Berrias.

Marnes aptiennes de Gargas. — Marnes à Orbitolines du Dauphiné*

Néocomien inférieur (France, Angleterre, etc.). — Aptien supérieur de la perte du Rhône. — Zone à Orbitolines du Dauphiné. — Aptien d'Espagne et d'Afrique [Coquand). — Lower Greensand (Fitton).

Néocomien inférieur (Neucbàtel).

Aptien de Saint-Dizier et de Vassy.

Néocomien de Vassy. ~ Néocomien moyen (Isère, perle du Rhône, etc.). — Aptien de Saint- Diiier et de Bailly. — Lower 6reeu8and.—-GauU de Savoie et de la perte du Rhône.

Calcaires à Caprotina Lcmsdaliû — Néocomien moyen de Vinport, calcaires a Orbitolines (Hébert). — Aptien d'Espagne (Coquand).

Aptien inférieur à Fondouille.— Aptien inférieur à la Bédoule. — Néocomien supérieur (aptien) de Sainte-Suzanne (Hébert). — Au Rimet et aux Ravix (Lory). — Aptien d'Espagne (Coquand). MM. Agassiz et Lory le signalent dans le gault.

Aptien de la Bédoule — Aptien de Fondouille.

— Aptien d'Espagne et d'Afrique (Coquand).— Aptien d'Amérique.

Néocomien supérieur (aptien) associé au précédent (Cotteau).

Néocomien supérieur (aptien) de Vinport. — Néocomien supérieur (Cotteau).

Aptien (chemin de Saint-Laurent à la Grande- Chartreuse) .

Néocomien supérieur (Cotteau).

Néocomien inférieur de Bcrnouil, de Saint-Sauveur (Yonne). — Au Rimet, dans les mannes à Orbitolines supérieures.

Aptien inférieur de la perte du Rhône. — Marnes a Orbitolines, néocomien moyen. -^Néocomien supérieur et aptien de l'Isère (Alb. Gras.).

Aplien inférieur de la perte du Rhône. — ^Aptien de riscre (Alb. Gras.).— Marnes à Orbitolines^ néocomien moyen.

i62 w. CitnoL.

Comme il est facile de le voir parle tableau qui précède, sur les 27 espèces de fossiles recueillis par nous dans la Ciape ou les Corbières, dans les niveaux supérieur et inférieur aux calcaires compactes, fossiles qui ont été déterminés sûrement, comme nous Tavous déjà dit, deux seulement n'ont pas été trouvés dans le néocomien supérieur (aptien) ; ce sont Terebratula pseudojurensis et Cyphosoma Loryi. Parmi ces deux, le Terebratula pseiidojurensis seul ne remonte pas dans le néocomien moyen.

Parmi les 25 espèces restantes, quatre remontent du néocomien inférieur dans le moyen et dans le néocomien supérieur; ce sont : Terebratula Tamarindus^ Terebratula prœlonga^ Rhynchonella lata^ Sphœra corrugata; et même Rhynchonella lata remonte jusque dans le gault, où il a été signalé en Savoie et à la perte du Rhône. Six autres remontent du néocomien moyen dans le supérieur ; ce sont : Terebratula sella^ Terebratula Mou^ toniana^ Caprirm Verneuilli {CaprinaBaylei)yOrbitoltna discoidea^ Echimspatagus Collegnii, et ce dernier a môme été signalé dans le gault par MM. Agassiz et Lory.

Enfin, 15 n'ont été signalées jusqu'ici que dans le néocomien supérieur; ce sont : Belemmtes semicanaliculatus^ Nautilus Neckerianus^ Ammonites Comnelianus^ A. Dufrenoyi^ A. fissicostatus ^ Plicatula placvnea^ P. radiola^ OstreaAquila^ Venus Allaudiensis ^ Terebraiella Astieriana^ Pseudodiadema Malbosii^ Pseudodiadema Trigeri^ Cidaris pyrenaica, Holectypus neocomiensis, Peltastes Archiaci.

Après cette comparaison et la vue du tableau qui précède, il n'y a qu'une réponse à faire à la quesiion que nous posions cidessus : c'est que les couches qui entrent dans la constitution de nos deux zones supérieure et inférieure à Orbitolines doivent être sûrement classées dans le sous-étage supérieur du néocomien, véritable aptien de d'Orbigny.

Mais alors que faire de toute la masse des calcaires intercalés entre ces deux zones? Faut-il les classer aussi dansTaptien, ou bien convient-il d'adopter la dénomination d'urgo-aptien que

MM. Leymerie, Coquand et Magnan donnent à l'ensemble de ces couches? C'est la question que nous allons discuter.

ARTICLB n"* 2.

PALÉOlfTOLOGlB. 163

Le fossile qui a été cité à la Clape et dans les Gorbières sous le nom de Requienia Lonsdalii^ par MM. d'Ârcbiac, Coquand et Magnan, est bien, comme MM. Hébert et Munier-Gbalmasont pu le déterminer sur un bon échantillon, la même Réquiénie qu'on trouve dans le néocomien moyen d'Orgon, des Martigues, de la Provence, la même que M. Hébert a citée dans les Pyrénées.

D'un autre côté, en Angleterre, on a signalé aussi le Beguienia Lomdalii; mais, d'après M. Munier-Ghalmas, ce dernier ne serait plus le même fossile que celui dont nous parlons ; il a été du reste trouvé dans des coucbes supérieures, et il appartient au néocomien supérieur et peut-être au gault. C'est le Diceras Lonsdalii^ Sow.

Nous avons dit aussi déjà que d'après le même paléontologue, ce fossile devait changer de nom, puisque, comme M. Hébert Ta dit dans une communication, il n'y avait que deux véritables Réquiénies, le Requienia Âmmoma et le Requienia gryphoides.

C'est dans le genre Toucasia que doit passer ce fossile, et il doit porter le nom de Toucasia carinata^ Math. Mais là n'est pas la question.

Jusqu'ici on n'a signalé ce fossile que dans le sous-étàge néocomien moyen, dans les Pyrénées, la Provence, le Dauphiné. Nous constatons donc ici, pour le cas particulier de la Clape et des Gorbières, l'intercalation de calcaires pétris en certains bancs de ces fossiles, entre deux assises de marnes, de calcaires et d'argiles renfermant une faune essentiellement néocomienne supérieure. Du reste, M. Munier nous a montré dans la collection de la Sorbonne des fossiles appartenant aussi au genre Toucasia provenant des calcaires à Hippurites du Beausset et fort diflBciles à distinguer du Toucasia carinaia {Requienia LonsdaHi).

Il n'y a donc rien d'étonnant qu'à la Clape et dans les Cor-bières, ce fossile se trouve au milieu de couches à fossiles appartenant au néocomien supérieur.

Il nous parait fort probable que ce Mollusque brachiopode a continué à vivre pendant que la mer du nécomien supérieur déposait les sédiments dans lesquels nous trouvons les fossiles qui les caractérisent.

16& ¥. CAlHiOL.

Ce n'est du reste pas le seul exemple d'espèces passant d'un étage à l'autre. Bien que jusqu'ici on ne Tait trouvé que dans le néocomien moyen, il ne s'ensuit pas qu'il n'a pas vécu dans la période du néocomien supérieur.

Et il se pourrait très-bien que des études géologiques dans des contrées peu étudiées jusqu'ici jettent un nouveau jour sur cette question si intéressante. Pour le moment, nous pouvons dire que les calcaires compactes de la Clape et des Gorbières sont rangés par nous dans le néocomien supérieur (aptien) avec les couches marneuses, argileuses et calcaires qui leur servent de base ou de couronnement dans les deux contrées que nous avons étudiées.

M. Coquand {Bull. Soc.géol. , t. XXVI, p. 203) critique M, Hébert de ce que ce savant place les couches qui, dans les Pyrénées, contiennent YOstrea Aquila^ au niveau des argiles à Plicatules de Vassy et de Gargas. LOstrea Açiàla, pour ce géologue, dit M. Coquand, ne parait pas devoir dépasser ce niveau. Or, en Espagne, en Algérie, à la Clape, eu Provence, celte Ostracée se trouve indistinctement dansl'urgonien à Chama Ammonia, dans le rhodanien à Orbitolines, et dans l'aplien à Plicatula placunea.

Nous ferons observer, à propos de la citation précédente, qu'à la Clape, que nous avons visitée, il n'y a point d'urgonieu à Chama Ammonia^ et qu'il n'y a donc pas lieu de faire le rapprochement que fait ce géologue. Nous avons vu qu'à la Clape il n'y a que du néocomien supérieur (aptien) dans lequel se trouvent leBeçuieniaLomdalnei les Orbitolines; mais ces deux fossiles ne caractérisent pas l'urgonien, puisque nous avons parlé des Orbitolines, sensiblement identiques avec les nôtres, que l'on trouve à la Bédoule, dans le cénomanien (craie glauconieuse, Hébert), et des Réquiénies recueillies au Beausset dans les bancs à Hippurites.

En outre, à une date postérieure à la citation de M. Coquand, à laquelle nous faisons allusion, M. Hébert a écril {Bull. Soc. géol., 20 mai 1872) : «Le néocomien supérieur (aptien) se détache complètement, à la Bédoule, du néocomien moyen (urgonien) et ne renferme aucun banc de Rudistes, »

ÀBTICLE N« a.

PAttoNTotopic:. i 65

Cette assertion est contraire à celle de M. Coquand, qui prétend qu'il existe une récurrence du calcaire à Réquiénies dans le véritable aptieu.

M. Toucas, qui nous a communiqué aussi une coupe relevée par lui àlaBédoule, n'aurait vu qu'un seul niveau de calcaire à Réquiénies (véritable urgonien), mais au-dessous du véritable aptien. Pour ce géologue il n'y aurait pas non plus de récurrence.

Si nous parlons encore de la coupe de laNerthe, relevée par M.Matberon, nous y verrons le véritable urgonien^ calcaire à ChamaAmmonia, reposer surdes calcaires et marnes néocomiens, lesquels reposent sur le corallien ; mais au-dessus du calcaire à Chôma apparaissent des marnes aptienneSiCt enfin des calcaires et grès à Plicaiula piacunea^ OsireaAçuila, Eckinospatagus Col-legrm^ et cela sans aucune récurrence et sans que YOstrea Aquila apparaisse avant la mer du véritable aptien. Voilà donc, pour les cas de la Clape et de la Provence, la critique de M. Goquand sans fondement. Si nous poursuivons, dans le Dauphiné, dans le champ d'étude de M. Lory, nous ne verrons pas non plus de récurrence, pas plus que YOstrea Aquila signalé avant le dépôt deTaptien.

Nous aurions aussi à citer^ k propos de la récurrence, l'opinion deM. Leymerie {Bull. Soc. géoL, t.W\l, p. 289). «Les rapports de position, dit ce géologue, de l'assise des calcaires à Caprotines de Galié avec les calcaires noirs mouchetés, assez analogues à ceux de Cier, sembleraient autoriser la supposition que le calcaire à Caprotines de Galié pourrait se rattacher à celui de Gourdan ; mais il faudrait, pour réaliser cette conception, supposer des courbures de terrain d'une si grande portée, que nous n'oserions nous y arrêter. Nous pensons qu'il y a ici une assise à Dicérates nouvelle, très-dérangée, sans doute, mais non loin de la place que la nature lui a assignée. » M. Leymerie tire ensuite de deux coupes qu'il donne la conclusion qu'il y a deux niveaux de calcaires à Dicérates entre lesquels se trouvent diverses assises, notamment des schistes à Belemnites semicaîialiculatus.

Nous avons vérifié la coupe de Quillan aux gorges de Saint- Georges, que cite cet auteur, et nous sommes convaincu que.

166 w. €An*L.

dans riDterprétatioD des faits, M. Leymerie est dans rerreur; probablement les failles qui sont passées inaperçues pour lui, ainsi que le gault, dont il refuse de reconnaître la présence dans les Corbières, sont cause de cette conclusion.

Nous restons, pour ce qui nous regarde, pleinement convaincu que dans le champ d'étude qu'embrasse notre travail, il n'y a qu'un seul niveau de calcaire à Réquiénies, et qu'il est contemporain de l'étage aptien ; nous aimons mieux croire à la longévité des Rudistes et des Orbitolines, longévité qui est prouvée par la présence de ces animaux dans les mers cénomanienne et turonienne, plutôt qu'à l'apparition d'un très-grand nombre de fossiles, partout ailleurs aptiens, dans la mer urgonienue de la Clape et des Gorbières. 11 nous paraît plus simple d'admettre la première solution, que confirme l'examen des faits, plutôt que la seconde, qui n'est appuyée que sur une supposition purement gratuite.

Le sous-étage néocomien supérieur (aptien) a été signalé dans des contrées qui sont considérées comine classiques, par exemple les environs d' A pt (Vaucluse), laSuisse, la Provence, l'Yonne, etc.

Le rapprochement des fossiles communs à ces localités et à la Clape nous parait devoir être intéressant.

Si nous parlons d'abord du bassin de Paris, nous trouvons comme fossiles signalés dans cette contrée et que nous trouvons dans les Gorbières :

LISTE DSS FOSSILES GOMMUMS AU MiOCOMIBN SUPÉRIEUR (APTIEN) DES COHBIÀRES et DU BASSIN DE PARIS.

Ammonites Comuelianus, d'Orb.

— fissicostatuSy Phillips (conso6rtmi$, d*Orb.). PUcfUula placunea^ Lamk.

Ostrea AquUa, d'Orb.

Cwbis corrugata, d'Orb (Sphcera cwrugaia^ Sow.). Terebratula sella, Sow.

Terebratella AsHeriana, d'Orb.

Bhynchonella lata.

Voilà donc, sur les vingt-sept espèces que nous signalons dans les Gorbières, huit qui se trouvent dans le bassin de Paris.

AETIGLB M^ 2.

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