B. RENAULT
La coupe transversale (fig. 5) indique que ce faisceau est formé de deux parties distinctes. La première, a, située à la pointe, contient des trachéides rayées, disposées sans (Htlre, et représente la région centripète du cordon ; la deuxième, i, formée au contraire de trachéides réticulées rayées, disposées en séries linéaires et séparées par des rayons médullaires, est la partie centrifuge.
Dans la figure 6 on peut se rendre compte de la différeoce de structure de ces deux parties du cordon, la partie centrifuge V renfermant des rayons médullaires, la partie a' en étant dépourvue et formée d'éléments plus allongés.
Le plan médian du cordon est légèrement incliné par rapport à l'axe du Sligmariay cette particularité se retrouve du reste dans tous ceux que j'ai étudiés.
Le deuxième faisceau, 6, appartient à une racine : il est ?u plus grossi (fig. 7).
Le bois primaire, a, montre trois centres trachéens distincts, les lames primaires se sont rejointes an centi%, les trachéides centrales sont ponctuées.
Autour du bois primaire se trouve du bois secondaire b formé de deux ou trois assises de trachéides ponctuées disposées en séries rayonnantes, la pétrification a séparé ces lames secondaires les unes des autres et du cylindre central avec lequel elles Tétaient vraisemblablement en contact, si on en juge d'après quelques séries qui y sont restées adhérentes.
Aucune trace de tissu cellulaire n'a pu être constatée entre ce bois secondaire et le bois primaire, soit qu'il ait été détruit, soit plutôt parce qu'il n'a jamais existé. Le liber de cette racine, de même que celui du cordon foliaire, n'était pas ceoserve.
Ce dernier échantillon diffère des Stigmaria cités plus haut, par la nature des trachéides qui forment les faisceaux; au lieu d'être toutes rayées, un certain nombre sont réticulées et ponctuées.
Corda avait déjà signalé une particularité semblable dans le bois centrifuge du St.Aimbathra.
ARTICLE Vf" 1.
ÉTUDE SUm LBS MiOHiRIA. 35
PeuUêti*ece Sligtnaria représenterai t-^il le rhizome du SigiU lariopsis Decaisnei qui ofTre dans la strlicltire du hoin dé la tige^ la réunion de trachéides rayées^ réticulées et ponctuées-
Toujours est-il que le faisceau vascukire de la feuille it dd la iracine présente un développement plus considérable de bois secondaire^ que les faisceaux correspondants jusqu'ici décrits^
Les résultats acquis dans cette nouTelle étude sont :
l"" Que l'axe de certains Stigmaria était occupé par un cylindre vasculaire continu, représentant le bois centripète dés Sigillaires, facile à désorganiser et par cela même rencontré si rarement, dans l'intérieur du bois Centrifuge;
S"" Que les Cordons foliaires prenaient naissance entre letf deux systèmes ligneui, Semblant leur emprunter inégalement les trachéides qui entraient dans leur constittition, et que là forme des cordons différente de celles des cordons foliaires dos Sigillaires, était ta conséquence de cette organisation^
3"" Enfin qu'il existait des Stigmaria dans lesquels les fais^ ceaux foliaires et radiculaires formés de trachéides plus variées de forme, pouvaient prendre un accroissement de bois secondaire plus considérable que celui qui avait été signalé j usqu'à présenta
2^. — STIGMARIA RACINES — STIGMARHIZEt/
Pour terminer la description des échantillons recueillis dan» les environs d'Âutun, je citerai quelques-uns d'entre eux^ que je niqpporte également à des Stigmaria, et qui viennent compléter heureusement l'histoire de ces plantes.
Ce sont des fragments dépouillés deleur éeorce. Le cylindre ligneux^ beaucoup plus développé que dans tous les échantillons dont nous avons parlé jusqu'ici atteint & à 6 centimètres de diamètre, il est formé de trachéides rayées sur toutes leurs faces, disposées en séries rayonnantes séparées par des rayons médullaires, sur une coupe tangentklle les tva6béi€le& ont
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leur course sinueuse et contournée habituelle, due au passage des faisceaux vasculaires.
La région médullaire est extrêmement réduite, la figure 14, pi. 2, en montre une partie sous un grossissement de 20 diamètres. La moelle, à peine distincte, est limitée pardes faisceaux séparés centripètes de trachéides dont le diamètre dépasse celui des éléments ligneux rayonnants extérieurs. Ce sont les restes distincts des faisceaux vasculaires appartenant au bois primaire d'une vraie racine.
Des coup es tangentielles faites dans le bois rencontrent des cordons vasculaires assez nombreux, ne présentant ni la structure, ni la forme triangulaire isocèle allongée et à éléments rayonnants des cordons foliaires, ni leur importance. Ils sont formés d'un petit nombre de trachéides, malheureusement déplacées par la pression du bois d'alentour qui appartient à une racine déjà âgée, et leur position relative ne peut plus servir à caractériser le faisceau vasculaire d'une racine. Toutefois nous croyons que ces fragments appartiennent à de vraies racines de SigillaireSy à des Stigmar. Gr.