‹ Annales des sciences naturellesChapitre 51 sur 73 · RECHERCHES RELATIVES A LA FAUNE SOUS-MARINE DE LA MÉDITERRANÉE · texte numérisé non relu

RECHERCHES RELATIVES A LA FAUNE SOUS-MARINE DE LA MÉDITERRANÉE

FAITES EN JUILLET ET SEPTEMBRE 1881, A BORD DU PYROSCAPHE ( WASHINGTON », SOUS LE COMMANDEMENT DU CAPITAINE DE VAISSEAU G. B. MAGNAGHI (EXTRAIT) (1)

Par M. le professeur E. H. GIGLIOL£.

Dans la première partie de ce Rapport, après avoir rappelé brièvement les recherches sur la France sous-marine effectuées depuis quelques années dans diverses régions du globe, M. Giglioli rend ün compte très détaillé des démarches qu’à son retour d’un voyage de circumnavigation à bord du Magenta, il fit pour obtenir de son gouvernement les moyens nécessaires pour explorer les grandes profondeurs de la Méditerranée, dans le voisinage des terres Italiennes. Ses vœux à ce sujet ne furent réalisés qu'après plusieurs années d’instances; mais au commencement de l’année dernière, un baleinier à vapeur de la marine royale italienne, destiné à des explorations hydrooraphiques sur les côtes de la Sardaigne (le Washington), fut mis à sa disposition pour l’étude de la faune abyssinale de ces parages, etle ministre dela marine lui accorda les fonds nécessaires pour l’acquisition des instruments et engins dont iül aurait besoin. M. Giglioli donne beaucoup de renseignements intéressants relatifs à son outillage, et à la suite de cet exposé il rend compte, dans les termes suivants, des opérations effec-

(1) Ce Rapport est extrait des actes du troisième Congrès international de Géographie, et porte comme titre : La Scoperta di un Fauna abissale nel Mediterraneo.Premacampagna thelassographica del R. Piroscafo « WASHING- TON» soëto it commando del capitano di vascelto G. B. MacNacui (Luglio, settembre, 1881). Relazione preliminaire del professore E.-H. GiGLioLi, incarciato del R. Governo di ricerche intorno alla Fauna abissale nel Mediterraneo. Roma, 1881. Cet opuscule a été traduit de l'italien par M. De la Torre, licencié ès sciences naturelles de la Faculté de Paris.

2 GIGLIOLX.

tuées pendant la campagne du Washington, qui quitta le mouillage de Porto Camicie le 1* août 1881, avec l’intention de rejoindre une vallée sous-marine qui traverse du $. au N. l'entrée occidentaie du détroit de Bonifacio.

« Dans cet endroit, d’une profondeur de 150 mètres, le fond passe brusquement à 950 mètres et nous avions l’espoir dy draguer des choses intéressantes. À midi nous étions à notre place et le sondage nous donna d’abord 1005 puis 800 mètres de profondeur. M. Chierchia avait préparé une drague qui fut descendue une demi-heure après; elle resta dans l’eau jusqu'à trois heures trente minutes du soir, et l’on déroula 2300 mètres de càble.

Cette opération était faite à notre 1° station et constitua notre premier dragage.

Cette station se trouve exactement dans la position suivanie :

Latitude 41° 08" 45" 4” nord.

Longitude 8° 34 921 7" E. Gr.

La drague remonta vivant un gros Palemonide, coloré en rouge vif, un Brachyure voisin des Amathia et un Sipunculide. Dans la boue je rencontrai parmi les débris d'animaux morts, beaucoup de coquilles de mollusques, une énorme quantité de coquilles de Ptéropodes, quelques Hétéropodes, des fragments de corail et de Madrépores. On retira en outre-un gros morceau de ponce. Le soir on jeta l'ancre à Porto Torres.

‘ Le 3 août, on se rendit de nouveau dans la vallée où nous avions dragué le jour auparavant.

Cette station n° 2 est située par 41° 02" 58" 7" et 41° 05’ O1" de latitude nord et entre 8° 32’ 20” 9" et 8° 32’ 93" 1" de longitude E. On y fit trois dragages qui nous donnèrent les résultats suivants :

Dragage n° 2. — La drague, descendue à la profondeur de 400 mètres, ramena du fond une boue très fine. C'était à huit heures cinquante-cinq minutes du matin et pendant une

heure on déroula 700 mètres de câble. À dix heures cinq du

matin on commença à relever le câble et un quart d'heure ARTICLE N° 9.

après la drague était sur le pont du bâtiment. Elle contenait deux petites Eponges vivantes et plusieurs fragments d’Annélides, des coquilles de mollusques, des Brachiopodes, des Ptéropodes, des morceaux de corail et des Bryozoaires.

Dragage n° 3. — À douze heures cinq minutes du soir, on jeta la drague à 157 mètres en filant 300 mètres de câble, on la laissa au fond jusqu'à une heure vingt minutes de l’aprèsmidi; elle opéra bien et ne rapporia pas trop de boue. La récolte était bonne et ne donna que des animaux vivants; savoir :

Un Arnoglossus laterna, quelques mollusques et Annélides; deux Séychopus regalis, plusieurs grandes Virgulaires ou espèces voisines; plusieurs belles Éponges et une très belle Madrépore d’un jaune orangé.

J'avais fait attacher au câble, à peu près à 50 mètres de la surface, un filet de tulle qui ramena une Pelagia noctiluca et des fragments de Diphyes.

Dragage n° 4. — À une heure quarante-cimq du soir, on jette encore le filet trainant appelé gango, qui reste au fond jusqu’à trois heures douze minutes, à une profondeur de 490 à 370 mètres; on déroula 800 mètres de câble. Le gango remonta déchiré par les Madrépores sur lesquels il avait trainé; cependant j'y ai trouvé des choses très importantes; savoir : cinq Comatula mediterranea; deux Spatanques; deux Asteries; plusieurs jeunes Funiculnia; deux Pennatules et plus de 200 Éponges en forme d’agaric, probablement voisines des Tisiphonia.

En outre, des débris de coquilles de mollusques, de Ptéropodes, de Brachiopodes, des fragments de corail rouge, des Madrépores, plusieurs Coralliaires, et des Retepora.

A peu près à 200 mètres de la surface, j'avais attaché un filet qui rapporta une jeune Gonostoma très intéressante. — Un autre filet, qui rasait la surface de l’eau, pêcha quelques jeunes poissons, plusieurs Salpa et un petit Décapode brachinire pélagique ayant les yeux bleus; deux Sapphiriens et quelques Porpites. Le soir, nous jetâmes encore l’ancre à Porto

Torres.

4 GIGLIOLI.

Le 4 août, à six heures du matin, nous étions déjà par le travers du cap Capraro, à l’extrémité de l’Asinara. On y fit la station n° 3 par 41° 10/27! 4!!! de latitude nord et 8°15/ 41/7 de longitude. À dix heures, on jeta le gango à une profondeur de 168 à 284 mètres et on déroula 600 mètres de cäble; il y resta une demi-heure et à onze heures vingt minutes du matin il reparut avec le filet complètement déchiré ayant traîné sur un banc madréporique : cependant il y avait beaucoup de choses restées attachées au filet déchiré et aux houppes de chanvre que le commandant Magnaghi avait fait attacher à la drague.

C’est le dragage n°5; il raporta vivants : divers crustacés; quelques Térébratules ; un grand nombre de Coïnatula medterranea; à peu près 20 Dorocidaris papillata; deux espèces d’Astéries; plusieurs Bryozoaires; plusieurs Madrépores; quelques Coraillaires et Éponges. Il y avait aussi des débris

de Térébratules et de Mollusques ainsi que plusieurs branches ®

mortes d’un Madrépore.

On fit ici pour la première fois les observations thermométriques qui nous donnèrent 23°,8 centigrades à la surface; 18,2 centigrades à 270 mètres de profondeur.

On établit la Æ sfation au N. O. de lAsinara 41° 15° 09" 4” latitude nord et 8° 10° 41" 6" longitude.

Pour sonder et pour descendre les thermomètres, on fit usage pour la première fois du fil et de la ligne de sonde gal- vauisés; tous les deux se cassèrent et par cela même on ne put pas avoir la profondeur exacte qui pourtant dépasse 2000 mètres (dans les sondages faits par la suite on trouva 2150 mètres). On perdit aussi un des thermomètres Negretti.

À une heure trente-cinq minutes du soir, on jeta la drague et l’on déroula 4000 mètres de câble; mais la drague n’étant pas suffisamment lourde, le câble s’enroula plusieurs fois sur lui-même et se mit en paquet. A trois heures du soir, on commença à la remonter et à quatre heures trente minutes la drague arriva à bord. Elle était complètement vide et sans boue ; néanmoins 1l y avait, attaché aux houppes de chanvre, un Crustacé singulier que nous reconnümes aussitôt comme

, par

FAUNE PROFONDE DE LA MÉDITERRANÉE. a étant une Wäillemæsia, voisin ou peut-être identique à la W. leplodactyla découverte par le Challenger dans les abimes de l'Atlantique et retrouvé ensuite dans le Pacifique. Ceux qui découvrirent cette espèce la croyaient aveugle, et elle l'est en apparence, puisque les yeux sont rudimentaires et cachés dans un pli du céphalothorax. Moi-même je l’ai crue aveugle, mais après mon retour à Florence, en lisant la monographie de ce groupe publiée par Spence Bate, je fus convaincu que les Willemæsia possèdent des organes visuels.

La découverte dans la Méditerranée d’une espèce ainsi caractéristique des abîmes de l'Atlantique, était un fail important et nous fit bien plaisir; à présent nous pouvions être sûrs de la victoire. Gelui-ci fut le dragage n° 6; vint ensuite le revers de la médaille. On jeta le éangle-bar de Sysber pour explorer les fonds rocheux, mais il s’y accrocha et se détacha du câble. En outre, à cause d’une avarie arrivée à la machine à vapeur destinée à l'exploration du fond, nous nous vimes obligé de rentrer dans la rade de Cala Trabucata (Asinara) pour la réparer. Le lendemain, j'envoyais au journal Nature, de Londres, la nouvelle de la découverte de la Willemæsia dans la Méditerranée et ma note fut publiée dans le fascicule du 18 août (p. 398).

On resta trois jours à l’Asinara pour réparer la machine, et et nous allâmes ensuite à la Cala d’Oliva. Le 7 août, nous reprîimes le large.

Dans la nuit de ce jour, les filets de tulle prirent un grand nombre d'animaux pélagiques, parmi lesquels plusieurs Syngnathus phlegon, des très nombreuses Pelagia, beaucoup de Mysis, de Leucifers et de Phyllosomes, aussi bien que des . Alciopes, des Atlanta, des Hyalea, des Janthina et beaucoup d’autres formes que je connaissais bien à cause des pêches superficielles faites dans le grand Océan pendant le voyage du Magenta.

Le matin 8 août, on s'établit à la séation n° 5 et nous exécutèämes le 7° dragage.

À cinq heures trente-cinq minutes du matin, le gango fui

6 GEGELIOLEI.

descendu sur un fond accidenté; il atteignit d’abord la profondeur de 555 mètres, qui passa presque brusquement à 235 mètres; la température à la surface était de 24,7 centigrades et à 310 mètres de 14 centigrades.

À sept heures quinze minutes du matin, la drague fut retirée et arriva complètement déchirée par les Madrépores. Au fond du sac était un peu de boue et de sable; on avait déroulé 680 mètres de càble.

Le sac contenait des animaux vivants ; savoir: divers crustacés (Décapodes anoures et brachyures), une Sépiole (pélagique ? ), quelques Molusques, une Térébratule, une Annélide tubicole, un Dorocidaris, un Astoropecten?, des Madrépores jaunes, plusieurs coraux et des Bryozoaires. — Il y avait en outre des débris de coquilles de Mollusques, Ptéropodes, Brachiopodes, deux espèces de Madrépores, des Coralliaires et des Bryozoaires.

* À neuf heures vingt minutes du matin, on descendit la drague de rechange, en faisant la 6° station (dragage n° 8) par latitude 41° 43/1099" nord et longitude 8°19 249" est de Greenwich, et à une profondeur de 2095 à 2109 mètres. On déroula 2400 mètres de câble et à midi quarante-sept minules on commença à le tirer. À peu près à 200 mètres de la surface, j'avais mis un filet en tulle qui rapporta un jeune Gonostoïa ; mais à notre grandregret, le gango s’accrocha au fond et y resta, rendant inutile deux heures de travail. A cette station on fit une observation thermométrique, qui donna à la surface 24°,8 centigrades, et à 1900 mètres, 13 degrés cen: tigrades.

On retourna alors exactement à l’endroit où nous avions pris la première Willemæsia (au N. O. de l’Asinara) ; on y établit la septième station et on y fit le 9° dragage.

Le gango fut descendu à 2145 mètres, et l’on déroula depuis cinq heures cinquante minutes jusqu’à sept heures cinq minutes du matin, 2800 mètres de câble; à sept heures vingt-cinq minutes du soir, on remonta le gango qui contenait

de la bouejaune, très tenace et fine. Un second exemplaire de ARTICLE N° 9.

FAUNE PROFONDE DE LA MÉDITERRANÉE. 7 Willemæsia s’y trouvait, mais il était plus petit que le premier, de couleur rose et garni de poils jaunes ; une pince lui manquait. Le filet contenait aussi un exemplaire de Brisinga rose aussi mais malheureusement en débris, l'abdomen d’un Palémonide et un petit annélide. Dans la boue on trouva en abondance des coquilles de Ptéropodes, des fragments d’Echinidies et deux Madrépores morts. Pendant la nuit je pêchai encore avec beaucoup de succès divers animaux pélagiques. Nous primes des jeunes poissons, quelques Scopelus Humboldii et des animaux inférieurs océaniques.

La 8° station futétablie Le 9 août par 41° 24 49/' de latitude nord et 7°43 28" de longitude E. G. La sonde indiqua la profondeur de 2836 à 2809 mètres et à six heures quarante-cinq du matin, on commença le dixième dragage en déroulant 3300 mètres de càble. À dix heures trente minutes le gango fut remonté, et dans une boue jaunâtre se trouvaient, vivants, les animaux suivants : trois Palémoniens d’espèces diverses, un Annélide, un Céphalopode (pélagique?). Il y avait aussi une carapace de Willimæsia et quelques bras de Prisinga, mais probablement ils étaient restés dans le filet depuis le soir précédent puisqu'il faisait nuit quand le gongo fut remonté à bord; la boue contenait une quantité énorme de coquilles de Piéropodes, d’'Hétéropodes, et d’autres mollusques et Foraminifères, et elle devaitintéresser beaucoup les géologues. Parmi les Ptéropodes, je remarquai des Cléodores, des Hyalies, des Criséis, etc., etc., et parmi les autres espèces J'ai trouvé des Carinaires et des Dentales. Après l’opération du dragage on fit une belle série d'observations thermométriques dont voier les résultats.

Profondeur. Température.

Mètres. Degrés centigr.

PROD eve 203 REPÉRER AE 2 LR. LE 13,4 ROUEN IS RRRRER ATPLR APPIRNà PPPRANE 13,0 180020. AO AN NO NERLIISTMANAITE OL Sa 13,2 AS00suvee: ue PANR rerboeler : "Lontel a 13,2 TND BRAS POIOS dc € © 0 DORE MTS OT RE 13,

lattes 4 Mo. | détient Rai : > Da 3,2

8 GIGLIOLEX.

Mètres. Degrés centigr.

DO UN PUPRRERRMRRUQUE PRNCI LE D UMRONNL ENS 13,5 SOON: SCA Leu LAN 0 FRS Oa En 13,3 OO AO Le lÈs à 13,3 UD Er PEPRTUR RTE. ce curé RANCE ee 13,5 Des à de Ra Nnee éne dits 13,4 SDO ROME ARS ELEC OLIS AN CAIRN 13,4 ÉD Men MA ES. à 2 6e end oi At Rés: 13,4 DD D AU nn dun dd Le | 13,6 SD), LE A To RER EL Rene 13,8 UMR RNB LETICGRENNTE FORGE AND" 14,1 HOMMES dar es HN ue l An 14,1

D RTE PR ET à dt a ÉTÉ Eee 15,1 DL un an Le De TS 16,2 ÉD se met area héritiers un rer 19,4 dub st ele Bio laser On MATE AA 99 4 D de sos Be he tn sai de ce Etre dd de 23,8 LOM e m ide. A ch 2. She CHU 25,1

Dans l'après-midi, en sondant nous trouvons une profondeur de 2840 mètres (station IX); le fond était formé par de la boue d'un gris jaunâtre.

Pendant la nuit les petits filets prirent en outre des animaux pélagiques habituels : une jeune Coryphæna, plusieurs jeunes Scopelus et quelques Syngnatus phlegon.

Le 10 août au matin, le sondage donna 2904 mètres de profondeur eton établit la 10° station, par 41°93'38" de latitude nord et 7°68 54" de longitude E. G. Le gango fut immergé à cinq heures quarante minutes du matin (dragage n° 11) ; à sept heures on déroule 3600 mètres de câble, et à huit heures quinze on commence à le relever; le gango apparut à onze heures quinze minutes du matin. Son filet était propre et légèrement déchiré, il contenait unsingulier Macruride que je n'ai pas encore pu déterminer, mais qui a les caractères du Coryphænoides et du Malacocephalus, il a le ventre noir avec des teintes violacées, aussi bien que la tête et l’intérieur de la bouche ; toutes les autres parties du corps sont de couleur de chair; comme tous les poissons retirés des grandes profondeurs, il avait les veux qui lui sortaient de tête et l'estomac lui

était venu renversé dans la bouche.

Avec ce très intéressant poisson je trouvai un Argyro pelecus hemigymnus et trois jeunes Gonostomes, peut-être pris à moitié chemin, et en outre un Syngnathus phleqgon et deux Pelagia noctiluca pris certainement à la surface. Dans le filet je trouvai une pince de Willemæsia et un disque de Brisinga évidemment de ceux pris deux jours auparavant.

Dans la matinée on fit une série d’observations thermométriques qui nous donnèrent les résultats suivants.

Profondeur. Température.

Mètres. Degrés centigr.

SORA LEA ANA Er AN MON PAR REE SPACE CAT" SA 13,3 DR nr ce ST D A TU 13,1 DO M RAT. NE MERS EE M à RUE 13,3 LEO Pi AAA STE RIRE HN MANIA ART HO 13,3 AOUÉ RUN MAMAN. TR RUEIL RAR PIS ES. 15,0 É ONE A RL ER Te eee dut RUN LP 18,8 Re de dent dE CN PURE: 19,1 UP ARANNE PMR Fa nn à UOTE RATS 24,3 Bo ARE 01, ÉTRTURS CUT HU OUP HUE 93,3

Le vent du N. O. étant devenu très fort, la mer était agitée. A deux heures de l'après-midi on établit la 41° station à l’ouest de la Sardaigne, latitude : 41°18/42" nord, et longitude : 6° 54 02" E. G. La sonde nous donna une profondeur de 9805 mètres, et un fond constitué par de la boue très tenace. À deux heures quarante-cinq minutes, le gango fut descendu et l’on fila jusqu’à quatre heures vingt-cinq minutes 3400 mètres de câble ; à cinq heures cinquante minutes on commença à le remonter, et à sept heures du soir il apparut. L'opération | était très difficile et même dangereuse à cause du mauvais temps; le filet du gango contenait un seul animal, un Macruride en tout pareil à celui pris le matin.

Le jour suivant, de très bonne heure, furent faites des Lobservations thermométriques :

Profondeur. Température.

Mètres. Desrés centigr.

FAURE Le ROSE DORE DRE He ii 13,6 EUR ec henio 0 à RER CORRE 4 RSS 13,5

10 GSIGLIOLE.

Mètres Degrés centisr, 1020 MSA NO AO HO! LAIMISE AIG 14,3 120 N. 08 ANUS audiatouu 2 Han TA 15,1 11006 PAPE : à RO Mr 16,7

DS ee 16,7 TD ee do 50: OR UE ns 25,1 0. OMIdAMee pese. nt RER QUIÉE ATOS 20,1 CO AE DR EL E. E tue die Pt CS 95,0 RE TU 2 UNE NV 25,1 ED ALTER EAN LU ASE ESRE PPREEMNNR ENS 20,1 A Ad un Lee se ANNEES AIRIS 99,5 Re A oui A AMPARAI MR CREE à 2,6 0. à RE rt 94,7

Page 1