‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 171 sur 232 · Nouvelle espèce de Prasranus, par M. Benj. LEADBEATER · texte numérisé non relu

Nouvelle espèce de Prasranus, par M. Benj. LEADBEATER

Cette nouvelle espèce de faiïsan, provenant des montagnes de la Cochinchine a été présentée à la Société Linnéenne de Londres , le 2 décembre 1828, et décrite par l’auteur de cette Notice sous le nom de Phasianus Amherstiæ. Deux individus appartenant à la comtesse Ambherst avaient été apportés vivans en Angleterre, où ils sont morts au bout de peu de temps.

203. Observations sur la Chauve- Souris commuñe de Pennant, par le Rev. LEONARD JENYNS.

Cette Notice, lue à la Société Linnéenne de Londres, le 3 fevrier 1829, a pour objet de prouver que le common bat de Pennant n’est

pas le vespertilio murinus Linu., mais la pipistrelle de Daubenton.

L'auteur ajoute quelques observations curieuses sur les chauvesouris ; chaque espèce se retire dans des lieux particuliers, et la température qui les ranime facilement au commencement de l’hiver ne suffit plus, ni même une température beaucoup plus élevée , lorsqu'elles ont été exposées, à un froid. intense.

204. OBSERVATIONS , pour servir à l’histoire de la formation des PERLES , par M. V. Audouin, lues à la Société d’hist. nat. de Paris, juin 1828.

(Mém. du Mus, d'Hist, nat.)

Le phénomène de la formation des Perles est assez remarquable et encore assez peu connu pour qu'on doive s'attacher à recueillir les moindres faits dans l’espoir qu’ils pourront un jour l'expliquer.

Les deux observations que M. Audouin a eu occasion de faire, tendent à ce but; la première à pour objet la découverte d’une perle dans une coquille du genre solen, vulgairement manche de couteau, elle était située dans l'intérieur d’'uu muscle, et se trouvait embrassée par les fibres charnues.

La seconde observation est relative à une monstruosité singulière

d’une huître de nos côtes qui consiste en tubercule calcaire énorme, situé à l’intérieur de cette coquille, et qui occupe exactement, et presqu’en entier , l’impression

uni

musculaire. Une figure exacte teprésente cette monstruosité. L’auteur, après l’ayoir décrite avec soïn et avoir insisté sur son mode de

‘formation , tire les conséquences

suivantes de ces deux observations ;il conclut de la première : 40 que des coquilles ayant un test mince et très-dense (les solens sont dans ce cas), peuvent donner naissance à des perles; 2° que les perles peuvent se développer entre les fibres charnues et au milieu même d’un muscle. Sa seconde observation le conduit aux conséquences suivantes : 1° que des protubérances de même nature que les perles peuvent se développer à la surface intérieure des coquilles, sans que ces coquilles présentent aucune déformation ou accident sensible qui ait déterminé leur naïssance; 2° que affection morbide qui occasionne ce développement , peut être localisée dans un point très-circonscrit sans que l’animal paraïisse avoir été malade dans aucune partie de son corps; 5° enfin que le muscle d’attache est susceptible de produire, ainsi qu'on peut s’en convaincre, un dépôt calcaire considérable et cela à plusieurs reprises.

SOCIÉTÉS SAVANTES

CORRESPONDANCE ET MÉLANGE

ACADEMIE DES SCIENCES

Séance du lundi 29 juin.

201. Nouvelles cavernes à ossemens renfermant des débris humains.

M. Cordier fait part du contenu d’un Mémoire qui lui a été adressé par M. de Christol, secrétaire de la Société d'histoire naturelle de

Montpellier, relativement à deux nouvelles cavernésà ossemens situées dans le département du Gard.

Ces cavernes ont été découvertes pa: MM. Dumes, naturaliste, et Bonause , Elles sont situées, l’une à Pondre, l’autre

docteur-médecin.

à Souvignargue , près de Sommières. M. de Christol, après les avoir examinées avec le plus grand soin, ainsi que les échantillons qui provenaient des fouilles , est resté convaincu offraient . la preuve d’un mélange incontesta-

qu’elles

ble d’ossemens humains avec des ossemens de mammifères appartenant à des espèces perdues. Les débris d'animaux, mêlés à l’espèce humaine, proviennent, suivant l’auteur, d'hyène, de blaïreau, d'ours, de cerf, d’auroch, de bœuf, de cheval, de sanglier et de rhinocéros. Une partie des os portent des traces évidentes de la dent des hyènes qui ont essayé de les ronger. On trouve dans la caverne des excrémens de ces derniers animaux.

Les faits annoncés par M. de Christol paraissent à M. Cordier de la plus grande importance, S'ils sont exacts, on doit les regarder comme plus concluans en faveur d’un mélange d’ossemens humains avec des débris d'animaux anté-diluviens, que ceux qua fournis l'examen des cavernes de Bise. On sait, en effet, que les conclusions qu'on avait tirées de l’examen de celles-ci ont été contestées,

(Le Globe.)

Séance du lundi 6 juillet.

206, Mémoire sur les Rubiacées, par M. Achille Richard.

Cette famille naturelle, à laquelle la médecine doit plusieurs médicamens précieux; les quinquinas, les ipécacuanhas, le café, la garance, la gomme kino, etc., est une des plus nombreuses en espèces. On n'en compte pas moins de mille à onze cents dans les ouvrages de botanique ,'et ces espèces sont réparties en cent cinquante genres.

L'auteur s’est proposé, dans ce Mémoire, de soumettre à une analyse scrupuleuse cette masse énorme d’espèces , afin de tirer de leur examen comparatif les caractères propres et à la famille considérée en masse, et à tous les genres qui y sont réunis. Mais de cette analyse est résulté un fait important :

c’est que l’auteur a été amené à

diminuer plutôt qu'à augmenter le

nombre des genres. M. Richard entre dans des développemens fort étendus pour prouver que, dans létat actuel de la botanique, les travaux qui embrasseront l'étude d’une grande masse de végétaux amèneront toujours un semblable résultat, c’est-à-dire que les nouveaux types d'organisation que l’an découvrira, comblant peu à peu les vides qui existent encore entre les genres, précédemment établis, tendront nécessairement à diminuer le nombre de ceux-ci. Cette idée , dout l’auteur a fait une application sévère à la famille dont il traite , lui parait devoir amener un résultat fort important pour les progrès futurs de la botanique, celui de simplifier l’étude d’une science qui bientôt deviendrait un chaos, si l’on continuait à multiplier outre

Cig4)

mesure ;

quelques années , le nombre des} v

dénominations génériques.

Il nous serait impossible de sui-.

vre l’auteur dans tous les développemens où il est entré; nous nous contenterons d'indiquer ici trèsbrièvement le plan de son travail tel qu’il l’a lui-même présente.

Après avoir discuté les rapports qui unissent la famille des Rubiacées avec les autres groupes de végétaux qui l’avoisinent, l’auteur fait connaître les divisions ou coupes secondaires, quila cru devoir y établir. Ces tribus sont au nombre de onze, auxquelles l’auteur donne les noms de 40 Aspérulées, 2°Anthospermées, 30 Operculariées, 4 Spermacocées , b° Cofféacées , 6° Gucttardacées , 7° Moréliées , 8go Haméliacées , 9° Iserticées , 10 Gardeniacées , 410 Cincho-

niées. Dans chacune de ces tribus }

sont réunis un nombre plus ou moins considérable de genres. L’auteur trace ensuite le caractère de chacun de ces genres et énumère les espèces qui leur appartiennent,

et, dans des observations placées |

» la suite de chacun d'eux, il discute la valeur respective des carac tères, et indique les motifs qui l'ont engagé , soit à réunir en un seul plusieurs des genres établis par les auteurs, soit, au contraire, à en retirer quelques espèces pour en former des genres nouveaux.

M. Richard fait observer que, bien que placé dans les circonstances les plus favorables pour examiner une masse énorme d'espèces , il n’a établi que dix genres nouveaux, et que ces dix genres, sauf deux

ainsi qu'on l’a fait depuis | exceptions, ont été créés pour des

égétaux tout-à-fait nouveaux.

M. Richard présente en même temps, à l'Académie, un atlas de soixante-dix-huit planches; toutes dessinées par lui, et traçant les caractères des genres principaux étudiés jusque dans les détails les plus minutieux de la fleur, du fruit et

(Le Globe.) Séance du lundi 6 juillet.

de la graine.

207. L'Académie reçoit plusieurs Mémoires adressés par la Commission envoyée en Grèce sous la direction de M. Bory de Saint-Vincent. Ce savant ayant demandé que les pièces qu'il a envoyées fussent soumises au jugement de l’Académie des Sciences, cette demande a été accordée. MM. Cuvier, Geoffroy Saint-Hilaire et Desfontaines , sont chargés d'examiner les documens en question.

208. Observation de M. JuLES PINOT sur la germination à la surface du mercure.

L'auteur de ces expériences avait adressé, il y a quelques mois, à l'Académie des Sciences, un Mémoire qui est maintenant soumis à l'examen d’une commission, et il vient d'adresser à l’Académie dans sa séance du 27 juillet, une lettre renfermant quelques nouvelles expériences sur le même sujet. Nous allons en donner un extrait après avoir fait connaître les principaux faits contenus dans le premier Mémoire que nous publierons plus tard, lorsque toutes les expériences de l’auteur auront été convenablement répétées.

Ce jeune savant, après avoir fait tremper des graines de Pois de senteur , Lathyrus odoratus, dans de l’eau jusqu’à ce qu’elles en fussent complètement imbibées, les plaça sur du mercure de manière à ce que la face, au milieu de laquelle se trouve l’ombilic, reposàt sur le métal et que la radicule, par conséquent, se dirigeât vers sa surface lorsqu'elle paraîtrait.

La surface du mercure doiît être recouverte d’une couche très-mince d’eau , suffisante pour entretenir la germination, mais assez faible pour ne pas déterminer la putréfaction de la contient le mercure a dix-huit li-

graine. Le petit vase qui

gnes de profondeur sur un pouce environ de largeur; on le place sur une soucoupe pleine d’eau et on le recouvre d’une petite cloche, de manière à entretenir une humidité convenable autour de la graine, et à déterminer sa germination.

Bientôt la radicule paraît, et au lieu de ramper à la surface du mercure ou de soulever la graine comme on pouvait s’y attendre, elle pénètre dans ce métal dans toute son étendue.

Suivant M. Pinot, si on tue la jeune plante, cette immersion de la radicule cesse; car si on porte une petite goutte d'acide sulfurique sur la tigelle , lorsque celle-ci commence à s'élever et que la radicule plonge dans le mercure, on ne tarde pas à voir le métal ramener la radicule à sa surface.

Extrait d'une lettre adressée par

M. Jules Pinot, à l’Académie

des Sciences, et lue séance du 27 juillet 4829.

x 1 dans ja

J'ai annoncé dans un Mémoire que j’eus l'honneur de présenter à l'Académie, le 23 février de cette année , que la radicule de graines de plusieurs espèces que j'avais fait germer sur du mercure, avait pénétré jusqu’à une profondeur de plus de huit à dix lignes dans l’intérieur de ce métal, Ces expériences ont été répétées dépuis au jardin du Roi, et deux de messieurs les commissaires que l'Académie a nommés pour examiner mon fravail, ont eu la bonté de les vérifier, le troisième n'étant pas sur les lieux. Maïs, comme le poids de la graine et l'adhésion de la masse cotylédonaire à la surface humide du mercure, pouvaient offrir quelques motifs d'explication dont il était important de déterminer la valeur, j’ai fait à ce sujet une expérience nouvelle, qui a également été soumise à i un de messieurs les membres de la Commission , et qui devient un supplément nécessaire à mon Mémoire.

J’implantais à l’une des extrémités d’une petite aïguille d’argent, suspendue à son centre sur un axe extrêmement mobile, une graine de Lathyrus odoratus, graine dont, comme on sait, les cotylédons ne se développent pas dans la germination. Je mis ensuite l’aiguille parfaitement en équilibre, au inoyen d’une petite boule de cire que j’enfonçais à l'extrémité opposée, et que j’avançais ou que je retirais à volonté; puis je la plaçai dans une

cloche saturée d'humidité, de manière à ce que la graine qu’elle portait se trouvät suspendue, à une distance de deux lignes à peu près, d’une certaine quantité de mercure, qui était contenu dans un vase placé sous cette partie de l'appareil, et dont j'avais eu soin d’humectér la surface.

La germination s’effectua, mais plus lentement qu’à l'ordinaire, à cause de la position de la graine dans un milieu entièrement gazeux.

Lorsque la radicule vint à toucher la surface du mercure, elle s’y enfonca comme dans le cas où la graine repose sur ce métal.

Ici, comme dans le Mémoire que j'ai eu l’honneur de présenter à l’Académie, j'expose les choses que j'ai vues sans me hasarder à les expliquer, et sans mé flatter, maigré l'attention que jy ai apportée, d’avoir analysé toutes les conditions qui les constituent. Tous mes efforts tendent à faire ressortir, par l'expérience, le caractère qui semble leur être propre.

209. CRUSTACÉS AMPHIPODES. —— M. Milne Edwards a communiqué à l’Académie desSciences un travail anatomique et zoologique sur les Crustacésamphipodes.Ce Mémoire, accompagné d’un atlas, doit faire partie des Recherches pour servir à l’histoire naturelle du littoral de la France.

Les espèces exotiques que ces nouvelles observations font connaître , seront publiées dans un des prochains numéros de ces Annales.

210. SÉCRÉTION DE LA PEAU DES SANGSUES. — On sait que la peau des sangsues est pourvue de pores abondans qui sécrètent un liquide visqueux qui lubréfie leur peau.

Ce liquide quelquefois si abondant et siconcret , quil constitue une véritable maladie à laquelle succombe une grande de animaux. Ce phénomène se remarque chez les espèces tient çcaptives pendant la saison chaude; dans l’état naturel, on ne le voit que rarement. M. Magnes Tahens , pharmacien à Toulouse, a adressé, le 8 décembre, à l’Académie de Médecine de Paris ( section de pharmacie, un Mémoire dans lequel il établit que c’est à l’existence des hydrosulfates dans la vase des marais, que les sangsues qui y habitent doivent la préservation de cette maladie. Guidé par cette idée , il a mis, dans de Peau où se trouvaient des sangsues malades par l'accumulation des mucosités à la surface de leur corps, une petite dose d’hydrosulfure de potasse ou de soude, et ces anné-| lides ont été bientôt rendus à la

devient

quantité ces

que l’on

santé.

oûrs en Septembre 1829.

——————“sim@ Q00—

MINÉRALOGIE, GÉOLOGIE

ET CORPS ORGANISÉS FOSSILES

241. MÉMOIRE SUR LA VALLÉE DE VALORSINE; par M. L. A. Nec- KER ; lu à la Société de Physique et d’'Hist. nat, de Genève, le 17 avril 4828.

{Extrait des Mémoires de cette Société, 1828.)

Les parties des Alpes qui entourent les hautes sommités voisines du Mont-Blanc , présentent aux

géologues des phénomènes si intéressans et en même temps si complexes, que leur étude minutieuse devient très-importante pour arriver à une connaissance exacte de la structure de cette grande chaîne de montagnes.

Les sommités qui entourent la vallée 'de Valorsine sont au nombre des plus instructives, et les détails que ce Mémoire renferme sur leur composition sont d'autant plus intéressans , qu’en les comparant aux observations publiées par M: Elie de Beaumont sur la T'arentaise (1) ( placée à l’autre extréimité du groupe de montagnes au centre duquel se ‘trouve le Mont- Blanc ); elles nous montrent une répétition bien curieuse de phénoménes analogues.

Le Mémoire de M. Necker est accompagné des cartes de la Va-

Voyez les Ann. des Sc. nat., tom XIV p.115.

lorsine , du Buet, du col de Balme, et de coupes représentant la disposition des couches de plusieurs de ces montagnes.

D’après ces diverses coupes, dont M. Necker fait connaître tous les détails, ie terrain le plus inférieur est formé par plusieurs masses de granite mamelonnées , sans stratification, dépendant probablement d'une masse commune et pénétrant en filon dans la roche qui les recouvre, par conséquent s'étant développés postérieurement à cette roche, quoïqu’elle lui soit inférieure. Cette formation , immédiatement supérieure au granite, est une protogyne dont les caractères et l’aspect varient beaucoup, et qui contient des couches subordonnées de‘gneïss; c’est, suivant M. Necker, la formation la plus ancienne de ce système; elle est coupée par des filons de granite et de porphyre qui se lient insensiblement au granite et qui traversent nonseulement la protogyne, maïs les schistes qui lui sont superposés.

Au-dessus de cette formation de pr'otogyne, qui est distinctement stratifiée , se trouvent disposées en stratification concordante des couches de micaschistes lie-de-vin, et dans des lieux différens, des grès, psammites et poudingues.

Revue bibliosraphique des Sc. naturelles. 7

A ces roches succèdent des couches schisteuses et arenacées, contenant des empreintes végétales, particulièrement des fougères, semblables à celles de la Tarentaise, ainsi que des couches d’anthracite, enfin, dans la partie plus élevée vers le Buet, des lits calcaires et schisteux avec des ammonites et des bélemnites.

Toutes ces couches sont trèsinclinées ; et, en voyant les coupes de M. Necker, on ne peut s’empêcher de penser que leur soulèvement a été causé par le développement des masses granitiques qui semblent servir de centre à leur soulèvement. Mais il faut lire avec attention, et les figures sous les yeux, cet intéressant Mémoire, étudier la manière dont l’auteur compare la disposition des couches dans ce lieu à celle des masses qui composent l'axe de la chaîne au sud de la vallée de Chamouny; lier ces observations à celles faites sur d’autres points-de la même chaîne, pour comprendre tout l'intérêt que ces descriptions locales ont pour la géologie générale , lorsqu'elles ont pour objet un pays aussi remarquable que cette partie des Alpes.

212. OBSERVATIONS GÉOGNOSTIQUES ET MINÉRALOGIQUES sur les monts qui entourent le golfe de la Spezzia; par GIROLAMO Guiponti.

( Giorn. ligustico di Scienze , Lettere ed Arti, 1828 , p.355 et 427.)

Un Mémoire de M. de La Bèche, que nous ayons publié dans le dernier numéro des Annales, a fait connaître les observations de ce

sayant géologue sur le même pays, décrit par M. Guidoni ; la comparaison de ces localités avec les terrains de lAngleterre et de la France , l’a conduit à y reconnaître des parties du lias et des formations oolithiques.

Le Mémoire de M. Guidoni , qui est plus ancien d’un an, renferme une description très-détaillée des diverses couclres qui environnent le golfe de la Spezzia, et fait connaître les gites de fossiles qui ont servi à M. de La Bèche à établir les rapports de ces couches avec celles du reste de l'Europe; mais M. Guidoni, n'ayant pas les mêmes moyens de comparaison que le savant Anglais, n’en a pas tiré les mêmes conclusions; il considère toutes ces formations comme appartenant aux terrains de transition, et particulièrement les marbres de Porto-Venere, que M. de La Bèche a depuis rapporté spécialement à la formation jurassique.

215. EssAr GÉOLOGIQUE sur le bassin tertiaire d'Albenga, par Acos- TINO SASs0.

(Giorn. ligustico di Scienze, etc., 1828, p: 467.)

Ce terrain est très-analogue à celui qui compose, en général, les collines subapennines ; il est formé de trois parties bien distinctes, qui sont en allant de bas en haut.

10. Une argile micacée remplie de coquilles, analogue aux marnes bleues de Brocchi.

2e Une argile jaunàtre représentant les sables calcaires de Brocchi, contenant moins de fossiles et pré-

sentant dans sa partie moyenne des couches solides , arénacées et calcaires, formant une sorte de macigno, êt connues sous le nom de pierre de Finale.

5°. Des couches de terrains de transport formées de cailloux calcaires contenus dans un terrain marneux ; il ne renferme aucun débris organiques.

L'auteur donne des fossiles qui, au nombre de 174, ont été trouvés dans ce dépôt tertiaire; quelques-unes d’entre elles

l’'énumération

sont nouvelles. M. Sasso en donne les phrases caractéristiques.

Il y a établi un nouveau genre sous le nom de Tamoprsis, qui renterme l’Ærca aurita de Brocchi.

214. RaArrorT présenté à l’académie royale de Metz sur un ANrMAL FOssILE découvert dans les environs de Thionville ; par M. Scou- TETTEN. ( Broch. in-80.)

(Extrait des Mémoires de l’Académie de Metz.)

Ce rapport constate la découverte, faite par M. Pouzolz, d’un Fossile remarquable, trouvé sur le versant- Est de la côte d'Angevillers, à une lieue de Thionville. Les commis-

royale de Metz, se sont transportés sur les lieux, et ont reconnu que l'animal était couché obliquement, en partie, disent-ils, dans la terre végétale, et en partie dans une argile de même formation que les Marnes bleues. Quoique privé du cou, de la tête et de plusieurs autres parties , il avait encore environ 8 pieds de longueur. D’après un examen attentif, il a été démontré, par la longueur du tronc et de la queue, par le volume et la brièveté des fémurs, par ie nombre et la forme des os du tarse et du métatarse , que ce fossile était un de ces énormes reptiles qui peuplaient l’ancien monde, et dont l'espèce est aujourd'hui perdue. Les commissaires avaient d’abord pensé que ce pourrait bien être un Plesiosaure, et l’un d’eux a vérifié dernièrement cette conjecture, en examinant, à Paris, dans la collection du jardin du Roï, le Plésiosaure que M. Cuvier a décrit et figuré dans son grand ouvrage. Depuis cette première découverte, M. Vanderbach, chirurgien en chef de l'hôpital militaire de Thionville,: vient aussi de rencontrer un fossile de grande dimension, sur la détermination du -

saires, nommés par l'académie | quel on aura plustarda se prononcer.

BOTANIQUE

ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE VÉGÉTALES

c43. CONSIDÉRATIONS sur la nature et les rapports de quelques-uns des organes de la fleur; par MrcHEL FÉLIX DunAL , professeur de

botanique à la Faculté des Scien--

Paris et Montpellier, chez Gabon. 1829.

Ce Mémoire considérable, qui marque la rentrée de son savant au-

ces de Montpellier, 4 vol. in 4°, | teur dans le sein des sciences, a

pour objet l'étude des parties anomales des fleurs, parties désignées généralement sous les noms de Nectaire, de’ Disque, de Torus, de Phycostème , de Glandes, d’Ecailles, etc., la détermination de leurs rapports avec les parties rédéveloppées de Ja fleur , et examen de la disposition générale des parties de la fleur entre elles.

M. Dunal considère la fleur la

sulièrement

plus complète, celle qui réunirait tous les organes différens qui se présentent dans des fleurs diverses, mais dont un plus où moins grand nombre manque toujours dans une même fleur, comme constituant trois systèmes d'organes, chaque système étant lui-même formé de plusieurs verticilles d'organes analogues. Le système le plus extérieur ou calycinal, peut présenter jusqu’à trois verticilles , dont le plus intérieur est le vraï calice, et les deux autres sont les calices extérieurs des auteurs,

Le système plus intérieur ou

système reproducteur mâle, com-

prend les pétales et les étamines; Pauteur y distingue deux séries qu'il nomme androcées, formes chacune de deux verticilles.

L'androcée extérieur présente d'abord un les pétales et les étamines qui leur

verticille formé par

sont immédiatement opposées, et qui, suivant M. Dunal, font partie du même verticille, et un second verticille composé des étamines elternes avec les pétales et opposées aux sépales.

L’androcée intérieure est plus

souyent composée d’étamines avor- |

tées ou d'organes charnus qui les remplacent; elle forme de même deux verticilles, l’un opposé, et l’autre alterne ayec les sépales.

Enfin, le système le plus intérieur , Système reproducteur femelle ou gynécée, est formé aussi de deux verticillés de carpelles, dont le plus intérieur manque souvent.

Outre les organes essentiels qui constituent chacun de ces wverticilles dans leur état parfait, on observe souvent des écailles membraneuses ou charnues, ou des glandes de formes diverses, qui naïssent de la base de ces organes, et que M. Dunal désigne sous le nom de Lépale, leur réunion recevant celui de Lépisme.

Ces iépales accompagnent quelquefois la base des sépales intérieures, d’autres fois ils existent entre les pétales et les étamines qui leur sont opposées, mais plus souvent à la base du second verticille staminal.

Dans d’autres cas, ces corps glanduleux, charnus ou écaïlleux , résultent de l'avortement, plus ou moins complet, des organes qui constituent les divers verticilles des androcées et plus souvent de l'androcée intérieure. Ce sont particulièrement à ces modifications diverses de ces organes imparfaits que sont dues les parties connues sous le nom de disque et de nectaire.

Enfin , une autre cause de modification dans le nombre et la disposition des organes staminaires sur laquelle M. Dunal insiste beaucoup, c’est ce qu'il nomme le dédouble-

Page 1