EXPLICATION DE LA PLANCHE V. D
Fig. r. Xanthe de Desmarest yu en dessus.
Fig.2. Le méme vu en dessous.
Descriprion d’un nouvel os de la face chez l’homme ;
Par M. Eumanuez Rousseau, Docteur ea médecine ; Préparateur des travaux anatomiques du Jardin du Roi, etc., etc.
L'’anatomie de l'homme, et particulièrement ladesenipuon de son squelette, ont été faites avec un soin si minu-
tieux que la découverte d’un nouvel OS paraitra sans
ex
doute digne de quelque intérêt. Get os, que j'appellerai lacrymal externe ou petit unguis, est situé à la partie externe et inférieure du grand unguis, il le recouvre eu grande partie par la surface de son bord inférieur, et se projette sur la partie la plus déclive de sa crète verticale. a ordinairement la forme d’un quadrilatère allongé, bien plus large à l’une de ses extrémités ; contourné , mince et comme papiracé ; criblé d’une multitude de petits pores dans la plus grande partie de son étendue. Sa plus grande largeur a six millimètres, mesure prise de sa position respective, c'est-à-dire, horizontalement, et sept millimètres de haut en bas: ces dimensions, comme on le sent bien, ne doivent pas être les mêmes chez tous les sujets qui le présentent. On peut considérer à. cet os quatre faces d’après sa forme contournée : l’une sera externe ou orbitaire, visibie à la partie inférieure et interne de l'orbite, entre la base de l'os grand lacrymal, en avant du prolongement de sa crète verticale et en arrière de la lèvre externe de l’apophyse nasale du maxillaire ; en sorte
que, concurremment avec ces os , il forme le canal laerymal. C’est à la partie la plus déclive de la crète de lun et de la lèvre de l’autre que l’on voit cet os ayant, le plus ordinairement, une surface triangulaire d’un ou deux millimètres. La deuxième face ne se voit bien qu’à la partie interne et supérieure du canal nasal, qu’elle complète conjointement avec le grand lacrymal. La troisième face sera appelée face sus-maxillaire, parce qu'elle s'applique exactement sur la portion de l'os sus-maxillaire qui ferme l’enirée dé l’orifice supérieur du canal nasal. La quatrième face est recouverte par une partie
de la surface plane du bord inférieur du grand lacrymal.
Il est inutile d'indiquer les bords de cet os, puisqu'il est comme enterré à la base de la face orbito-faciale de l’apophyse nasale du maxillaire; mais il est cependant essentiel de dire, que la limite de la première face est caractérisée par une crête qui la sépare de la seconde, ce qui tient à la manière dont cet os est contourné pour faire suite à la crète verticale du grand unguis, qui, ainsi qu’on le sait, forme la ligne de démarcation de la goutüère lacrymale.
Je ferai remarquer qu'il est important de ne pas confondre cet os avec l’osselet surnuméraire qu’on rencontre par fois sur le maxillaire supérieur et qui est placé plus en dehors de l’orifice supérieur du canal nasal; osselet aperçu, d’ailleurs, par Béclard et mon ami M. le docteur H. Cloquet qui l’a décrit dans son Anatomie descriptive. Il sera facile de constater ma découverte, car, sur dix individus , il se rencontre cinq ou six fois ; seulement il est bon d’observer qu'il varie souvent de forme et de grandeur. La tète que je fais figurer ici appartient à la collection d'anatomie du Muséum d'Histoire naturelle ; elle est remarquable en ce qu’elle offre à la fois Posselet de Béclard et l’os nouveau que j'ai décrit.