LARGEUR | EPAISSEUR HAUTEUR
d’avant en arrière ,| du côté interne de la partie écaillée,
prise
sur la couronne. | au côté externe. | prise au côté interne.
Ces deux sont usées.
molaire ses... 0,017 molairet--7-0ertliecient 0,024
aux 1er8 cylindres: aux 2e cylindres. - + } aux 16 cylindrese 1 aux 2es cylindres » -
} Celle-ci
est usée.
aux 1% cylindres: : 0,024 aux 2e cylindres + « 0,022
au dernier cylindre.
Espace occupé par les six molaires.
Longueur de la deuxième molaire, depuis le sommet jusqu’à la dernière racine. .
Longueur de la troisième molaire, depuis le sommet jusqu’à la dernière racine.
Longueur de la sixième molaire, depuis le sommet de la première pointe interne jusqu’à la racine correspondante.
Longueur de la sixième molaire, depuis le sommet de la deuxième pomte interne jusqu’à la racine correspondante.
Longueur de la sixième molaire , depuis le sommet de la dernière pointe interne jusqu’à la racine correspondante.
Les incisives.
Longueur de la dernière incisive (fig. 5 et 2, au point k).
Plus grande largeur de la dernière incisive du bord interne
au bord externe.
Epaisseur de la dernière incisive, du bord supérieur au bord
inférieur (au milieu).
Largeur de la pénultième incisive (4, fig. 2), du bord interne de la partie émaillée au bord externe.
Espace occupé par les trois incisives (fig. 4).
Mesures dans le sens de la longueur.
Distance du condyle à la dernière molaire ( de dene, fig. 1).
— àlapremière — (dedenb;fig.r).
— à la troisième incisive ( de d en fi fig. 1).
Distance de l’arrière molaire à la troisième incisive (de e en f, fig. 1).
Distance de la première molaire à la troisième incisive (de D en f, fig. 1).
Distance de la première molaire à l’incisive du milieu (de o en é, fig. 2).
Distance de la première molaire à la canine (de ben g, fig. 1).
Largeur de la branche ( de c’ en c, fig. 1 et 3).
Mesures dans le sens de la hauteur.
Hauteur verticale, depuis l’apophyse À (fig. 1) jusqu’au sommet de la troisième molaire.
Hauteur verticale du bord inférieur au sommet dn dernier cylindre de la cinquième molaire.
Hauteur verticale derrière la sixième molaire (de =’ en 7», fig. 3).
Hauteur verticale sous l’apophyse coronoïde (de « en a,
fig. 7).
Mesures dans le sens de l'épaisseur.
Epaisseur de la branche vis-à-vis l’apophyse externe (1, fig. 2). = vis-à-vis les derniers cylindres de la cinquième molaire.
Epaisseur de la branche vis-à-vis la troisième molaire ( c'est le point le plus étroit ).
Ecartement des branches.
om,162 0,397 0,542 0,387 o,15b{1,
Le morceau de grès qui remplissait l’espace compris entre les deux
branches, conservait des empreintes qui nous ont permis de mesurer
exactement les distances suivantes.
Intervalle entre le bord interne des troisièmes molaires. — des quatrièmes molaires , premiers cylindres.
0om,063
(1) Cette distance est exactement la même sur les deux branches.
Intervalle entre le bord interne des quatrièmes molaires ,
derniers cylindres. 0,069 Intervalle entre le bord interne des cinquièmes molaires, premiers cylindres. 0,067 Intervalle entre le bord interne des cinquièmes molaires, derniers cylindres. 0,069 Distance des deux branches, immédiatement au-dessous des derniers cylindres de la cinquième molaire. 6,05b Distance au même point , et 40 millimètres plus bas. 0,072 Ecartement des condyles au côté interne ( à très-peu près). 0,192 Ecartement vis-à-visle point a’ (fig. 3). 0,230 Ecartement vis-à-vis le point p (fig. 3). (1) 0,290
Nore sur une nouvelle espèce de Mais.
Par M. Mathieu Bonarous.
Originaire de l'Amérique du sud, et acclimaté en Europe depuis le xvi siècle, le Maïs présente des variétés si nombreuses, que les agronomes ne s'accordent point sur leur nomenclature, tandis que les botanistes les rapportent toutes à l'espèce Zea Maïs L., dont le type , à l'état sauvage, nous est inconnu.
Ne me dissimulant point, en eflet, qu'il est impossible d'établir une synonymie complète de tant de variétés, J'ai borné mes soins à en rassembler un certain nombre dans le jardin que je dirige, afin d’avoir une connaissance exacte de celles qui diffèrent d'une manière remarquable par la nature ou l’abondance de leur produit, par leur précocité ou leur aptitude à prospérer dans notre climat.
Plus iard, je ferai connaitre aux agriculteurs Îles ré-
(1) Voyez dans le iexte l'explication des planches 9 et 10, qui accompagnent ce Mémoire.
Go)
sultats comparés de ces cultures, et Je me contenterai, aujourd’hui, de soumettre à l’examen des botanistes une plante appartenant au même genre, et dans laquelle J'ai observé des caractères assez distincts, pour qu’elle leur soit offerte, plutôt comme une nouvelle espèce que comme une simple variété.
Ce Maïs, provenu, il y a quelques années, de la Californie, me fut envoyé par mon vénérable ami le docteur Balbis, directeur du Jardin des Plantes de Lyon; je le-semai en pleine terre au mois d'avril de cette année (1828), et sa végétation parcourut, à peu près, les mêmes phases que plus de trente variétés que j'ai cultivées à la mème époque. Maïs son rapprochement avec tous ceux auxquels j'ai pu le comparer, m’a offert les diflérences suivantes, représentées dans la figure dont j’accompagne sa description.
1° Les gaines, qui enveloppent le chaume, les spathes qui recouvrent l’épi, sont hérissées de poils raides et nombreux, de la longueur de deux à trois lignes, et les glumes de la panicule extrèmement velues.
2° Les feuilles, garnies de poils à leur surface supérieure, sont toutes pendantes, parallèlement au chaume, depuis leur premier développement, et leur inclinaison est telle que les languettes, existantes à leur aïsselle, se trouvent constamment découvertes.
3° Un caractère, non moins important, consiste dans l'insertion immédiate des épillets mâles sur le rachis ou axe de la panicule. Tous les épillets, à l'exception des plus inférieurs , sont sessiles et très-rapprochés au lieu d’être pédcellés et écartés comme dans l'espèce ordinaire, où l’un des deux ou trois épillets de chaque groupe est tou- Jours porté sur un pédicelle.
4° De plus, j'ai observé qu’un grand nombre de fleurs ne renferment que deux étamines au lieu de trois, que l’on trouve constamment dans l'espèce commune.
5° La couleur des anthères est d’un jaune doré, au lieu d’être légèrement purpurine ou verdàtre.
6° La graine, d’un blanc nacré-jaunâtre, est un peu allongée et translucide.
Tels sont les caractères qui distinguent le Maïs de Californie. Leur constance me paraît assez bien démontrée par la conformité des individus que jai culüvés, avec les exemplaires provenus du Jardin botanique de Lyon; où pendant plusieurs années, cette graminée s’est reproduite sans aucun changement.
Or, s’il est vraisemblable que ces caractères ne dérivent point des modifications que le Maïs a éprouvées, sous la main de l’homme, en passant dans des climats divers , et en changeant de sol, je proposerai d’en former une espèce nouvelle sous le nom de Zea hiria ei de lui
assigner les caractères suivans :
Z. foliis hirtis et dependentibus ; spiculis masculis sessilibus, diandris triandrisve ; antheris subaureis:
EPL ATIOx DE LA PLANCHE VIll.
Fig. 1. Plante entière réduite.
Fig. 2. Ligule d’une des feuilles.
Fig. 3. Deux épillets mâles diandres.
Fig. 4. Un énillet mâle ouvert.
Fig. 5. Une fleur mâle isolée.
Fig. 6. Une fleur femelle isolée.
Fig. 7. Epi à maturité, réduit d’un tiers.
Fig. 8. Une graine de grandeur naturelle.
Re
Recaercaes sur l'Histoire ancienne de nos Animaux domestiques et de nos Plantes usuelles (1);
Par M. Dureau Le La Mazce,
Membre de l’Institut ( Académie des Inscriptions ).
Le Nil cache sa source et nous verse ses dons.
But de l'ouvrage.
S1 le but auquel les sciences physiques et historiques s’efforcent d'atteindre est de découvrir et de constater les faits, de signaler et de détruire les erreurs , le travail que je soumets | au jugement de l’Académie ne lui paraitra peut-être pas dépourvu d'intérêt et d'utilité.
En effet, les erreurs se répètent d’autant plus que les objets sur lesquels elles reposent sont plus intimement liés avec nos mœurs , nos habitudes, notre langage et notre état de sociélé.
Assez souvent aussi ce qui nous est le plus familier nous est le moins connu, car on ne croit pas nécessäire de l’observer. On adopte fréquemment comme vraies des notions fausses qui se transmettent de siècle en siècle, parce qu'on ne prend pas la peine de les soumettre à l'examen.
. La croyance à l'influence des planètes sur la destinée , des * phases de la lune sur l’état de l’atmosphère, des jours hehdomadaires sur la marche des maladies en sont des témoi- . gnages qu’on pourrait multiplier. C’est le résultat nécessaire de la condition physiologique de l’homme, qui, par sa nature, est à la fois icrédule et superstilieux, sceptique et pénétrant, avide d'erreurs et de vérilés, de savoir et d'illusions, enfin perpétuellement tourmenté du besoin de croire et de connaître. | (x) M. Dureau de La Malle se propose de publier dans ce recueil une
suite de Mémoires sur ces différens sujets; ceux qui sont relatifs aux plantes usuelles ne tarderont pas à paraître. (R.)
D'ailleurs avec le temps, malgré l’imprimerie et les progres de l'instruction, les notions vraies se perdent momentané-’ ment, les faits s’allèrent, et des erreurs consignées dans des ouvrages répandus deviennent une croyance, un fait positif pour la masse des hommes demi-éclairés de ce siècle de lumiéres,
J’en donnerai pour exemple le maïs et la pomme de terre. Rien n’est mieux constaté que l’origine américaine de ces deux végétaux. Cependant on a imprimé récemment, dans des ouvrages d’auteurs estimés , que l’une était une plante d’Afrique, et que l’autre (le maïs ou blé de Turquie) avait été apporté de Syrie en Europe par la troisième croisade. L'erreur ‘s’est reproduite dans la bonne Histoire de Venise par M. Daru; il est difficile que la masse des lecteurs adopte maintenant une idée contraire.
Nous avons aussi acquis quelques connaissances positives sur la véritable origine de végétaux ou d’animaux que nous cultivions ou que nous élevions depuis un temps immémorial sans connaître la contrée qui nous les avait envoyés.
Le lilas ornait nos jardins depuis des siècles, que nous ignorions encore le pays qui a donné naissance à cet élégant arbuste. Il a été découvert de nos jours, dans les derniers voyages entrepris pour fixer la hauteur des pics de l’Imalaya ; les savans anglais ont trouvé le lilas fleurissant avec le maronnier d'Inde dans des taillis, à 2,000 toises de hauteur audessus du niveau de la mer, ce qui explique comment un arbrisseau des tropiques résiste chez nous aux froids les plus intenses et s’est étendu jusque sous la zone glaciale de l’Islande et du Groenland.
J'ai découvert moi-même le berceau de deux espèces d’arbres bien communs dans nos villes, les tilleuls, connus sous le nom de tilleul sauvage (1) et de tilleul de Hollande (2). Ce
(1) Tülia sylvestris.
‘a) Tilia platyphyllos.
dernier nom induisait tout-à-fait en erreur et pouvait faire croire que les marais balaves étaient la patrie de ces beaux arbres. Ce sont au contraire les Hautes-Pyrénées qui peuvent s'enorgueillir de leur avoir donné naissance et de les avoir cédés à nos villes. Dans un voyage aux Pyrénées, que je fis en 1807, j'ai trouvé près du port de Gavarnie, à 1,000 toises
-au-dessus du niveau de la mer, au milieu des rochers les plus stériles, que la main de l’homme n’a jamais essayé de soumettre à la culture, ces deux espèces de tilleuls croissant, ou en taillis ou en arbres isolés , à côté des forêts ou des taillis primitifs de pins et de rhododendrons.
Ce petit fait était inconnu aux botanistes, Je l’ai communiqué à MM. Desfontaines et Decandolle , et ce dernier l’a vérifié dans un des voyages dont il fut chargé depuis pour décrire la flore et l’agriculture de toute la France.
L’âne parait, avec le chameau et le cheval , dès le commencement de la civilisation. Il est souvent nommé dans la Genèse. Sa patrie était inconnue, et c’est tout récemment que les Anglais l'ont trouvé à l’état sauvage dans les montagnes de la Perse et du royaume des Afohans. Quarante ans avant notre ère , Varron l'avait observé sauvage, en grandes troupes dans la Lycaonie, la Phrygie et la Cilicie.
Je me borne en ce moment à ce petit nombre d'exemples. Mais je ne dissimulerai pas que pour quelques espèces de plantes ou d’animaux dont la culture ou la domesticité remonte au berceau de la civilisation , la question de l’origine primitive sera souvent insoluble. Il faudra alors se borner à faire l’histoire de ces races domestiques , à suivre leur marche, leur propagation dans les diverses contrées du globe, à l’aide des monumens et des témoignages historiques, heureux si l’on peut de temps en temps réunir quelques probabilités dans ses conjectures sur leur origine,
On pourra se consoler en pensant que beaucoup de qnes-