‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 38 sur 232 · XIII , 22; XXXIV · texte numérisé non relu

XIII , 22; XXXIV

(5) L. Sget sr.

Le mont Hermon était appelé par les Amorrhéens Sener, ou le mont des chats , nom évidemment dérivé, selon Bochart, du moi sinnaur , qui signifie chat en arabe, ou du chaldéen sunar’.

Le chat est aussi nommé par les auteurs hébraïques (1) felis aurea , épithète qui désigne, je crois, la variété tricolore, connue vulgairement sous le nom de chat d'Espagne, où le roux est fort brillant et tire sur la couleur de l’or. Angora a fourni aussi une variété de chat remarquabie par la longueur,

\ Ja finesse et le soyeux de son poil. Voilà donc déjà l'Egypte, la Syrie, la Palestine, l'Asie mineure, la Babylonie où nous trouvons cet animal à l’état sauvage et domestique. Mais la patrie de. cet animal n’a pas des limites aussi étroites ; il était commun dans l'Inde, et y était soumis à l’état domestique dès la plus haute antiquité. On le trouve sans cesse mentionné dans le samscrit, entre autres dans l’Zobadès , original des fables de Bidpar : il est nommé acoubouk , mangeur de souris, ou margara , le gai, dans la langue samscrite. Je dois ce renseignement précieux à l’obligeance de M. Chézy.

Un passage formel de Diodore de Sicile (2) prouve l’existence du chat à l’état sauvage dans l'Afrique septentrionale. Il dit : « qu'Agathocie, après avoir pris Phillena, Mischela, Hippacia, villes de Numidie , et enfin Miltène , fit passer son armée à travers des montagnes élevées qui avaient 200 stades de largeur ét qui étaient remplies de chats sauvages, loupe. Là , dit-il , aucune espèce d’oiseaux ne fait son nid, soit dans les arbres, soit dans les ravins, à cause de leur haine pour les chats. » C’est plutôt à cause des attaques auxquels ils sont exposés de la part de ces animaux. Le fait est bien observé; il exprime une des habitudes du chat qui, sauvage ou domestique , est chasseur et vit de proie. [’explication de l'absence

(1) Thargum, Esther. , 1, 2.

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