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Le scoliaste d’Aristophane (1) et Hesychius rapportent que galé de Tartesse était synonyme de grande galé.
Je pense que cette dernière espèce, citée par Hérodote, les auteurs grecs du moyen âge et les médecins arabes , est la civelte, viverra civetta , Linné.
C’est l'espèce qu'Hérodote indique en Afrique sous le nom de galés : « comme naissant dans le Silphium, et ressemblant extrémement à celles de Tartesse (2). »
Voiciles rapprochemens qui me font présumer que le Tartessia galé est la civette. D'abord sa taille ; elle est indiquée comme la plus grande des galés ou mustèles. Ce ne peut done être la genette, viverra genetta, petit animal d’un pied de long et de quatre pouces et demi de haut.
De plus l'habitation de cette grande galé est le pays des fi byens nomades , où l’on trouve, dit Hérodote (3) , des bubales, des ânes d’une espèce particulière (probablement le zébre ou le couaga), des oryes (l'antilope oryx), des hyènes ; des porcsépics, des thoës (le chackal), des panthères, des autruches, des crocodiles terrestres de trois coudées de long et très-sembiables aux lézards ; outre cela, trois espèces de rongeurs, uvév , les d'podes (la gerboïse (4)), les zégéries et les échi-
nées. Il y a aussi des galés indigènes dans les champs de Sil-
(1) Ad Ran. 478.
(2) étoi dé yarar év 0@ oihpio yevouivar, Thai TapTnriior ouoslarær. — La traduction de Larcher est fautive, comme c’est sa coutume dans tout ce qui tient à l’histoire naturelle, qu'il ne connaissait pas. 1] dit : Il naît outre cela, dans le Silphium, des belettes qui ressemblent à celles de T'artesse. Il ne fallait pss choisir la belette , la plus petite des galés, pour faire dire à Hérodote qu’elles ressemblent (et le grec ajoute le superlatif) à ceiles de Tartesse. La faute est palpable.