D COUCHES
NOMS DES FOSSILES dans lesquelles on trouve les mêmes
trouvés dans le calcaire. fossiles en Angleterre.
Isocardia concentrica , Sow. «+. Corn-brash.
Cardita obtusa , Sow.-----.-.-:.| Grande oolithe. Terebratula triquetra, id. -::-:.. Corn-brash. d — ornithocephala , id... Id. Etage — acuta,;id.s...:.: . Id. inférieur, Lima antiquata, Sow..----..:::-| Grande oolithe. Acteon cuspidatus ++... Ia.
Encrinites pyriformis +...-...+..:| Argile de Bradfort.
Plagiosioma lœvisculum::-...... l Coral-rag.
Lima rudis, Sow: ss........... Id.
Ostrea gregarea ,id-:--..e...... Id.
Ostrea expansa HET MMANETEURE »
Mya gibbosa , id--+-+.+..-...... Oxford-clay.
Modioles sono he. 6 © »
MNérinées ( deux espèces }----:- vs. »
Cidarite-e..-ssss.euem dede » Etage Pointes de Cidarites r-...s...e.. moyen.
Polypiers (plusieurs Gp orale -rag.
Serpules , 1 1 Po LI DOCS CE IEEE Id.
Huitres HEC d Oxbigny.. Coral-rag.
Pinna: 5% 26 0 0e 0e 0e Id.
Copies dilatata p PP.......... . ve -clay.
Nerite.: 2. 0006. Ses...
D Lu o ss... sr... se »
L'examen de ces fossiles montre que la plupart se trouve dans l'étage moyen ; cependant il en est quelques-uns qui paraissent appartenir encore à l'étage inférieur des formatiens colithiques.
Après la pointe d’Angoulin, la côte s’abaisse; une largé baie la sépare de celle de Chatellaillon dont les couches également inclinées vers le Sud-Sud-Ouest viendraient recouvrir les précédentes. Les escarpemens de Chatellaillon sont de marnes bleuàtres; leurs couches supérieures sont peu solides, mais les inférieures présentent au contraire une assez grande résistance. Celles-ci contiennent une très-grande quantité de petites coquilles striées ayant leur têt analogue aux Gryphées virgulées , coquilles que nous avons reconnues caractéristiques pour l'étage supérieur. La couche qui contient ces petites Gryphites étant à découvert seulement à marée basse, nous n'avons pu recueillir que des échantillons trèsaltérés. Il existe en outre un grand nombre de moules.
D'Unio.
De Tellines.
( 207 ) De Myes (Mya mandibulata).
De Modioles.
Et de Ptérocères.
Les marnes occupent une espace assez considérable ; elles sont recouvertes immédiatement par un calcaire oolithique à grains très-fins, réguliers, quelquefois creux. Les grains sont agglomérés les uns à côté des autres et se touchent seulement par un point de manière que la roche présente une infinité de petits trous et est comme persillée. Ces couches oolithiques pen épaisses , sont associées avec des couches de calcaire compacte un peu terreux. Une baïe fort large succède à ces dernières couches ; elle se prolonge jusqu’à l'endroit désigné sous le nom de Rocher, où la côte s'élève de nouveau. Les couches qui composent cet escarpement sont de deux nature différentes : les supérieures, schisteuses et assez dures , appartiennent au grès vert ; les inférieures dépendent encore du terrain oolitique. Parmi ces dernières , qui sont marneuses , il en est une, celle qui forme la séparation entre les deux formations , dans laquelle il existe une énorme quantité de petites Gryphées vir-
gulées bien caractérisées.
Cette coupe nous présente le retour de deux systèmes de couches de marne contenant des Gryphées virgulées, séparées par des couches oolithiques. Il er résulte en conséquence que cette coquille qui paraît avoir vécu sur notre continent principalement à l'époque où se déposait l’argile de Kimmeridge , plagée à la séparation de l'étage oolithique moyen ei de l'étage oolithique supé-
rieur , aurait commencé à paraître un peu plus tôt et
aurait habité notre globe pendant tout le temps de la for mation de l'étage oolithique supérieur.
En résumant les caractères des formations oolithiques dans le Sud-Ouest de la France, d’après les différens exemples décrits dans ce Mémoire, mais dont je ne fais connaître ici que celui observé dans les environs de la
Rochelle, on peut ürer les conclusions suivantes :
Dans le bassin secondaire du Sud-Ouest de la France séparé de celui de Paris par le groupe des montagnes anciennes de l’Auvergne, du Limousin et de la Vendée, les formations oolithiques peuvent se sous-diviser en trois groupes distincts qui correspondent assez exactement avec les trois étages des mêmes formations en Angleterre.
La séparation des trois groupes n'est pas à beaucoup près aussi prononcée; les couches correspondantes aux argiles d'Oxford et de Kimmeridge s’observent trèsrarement dans cette partie de la France, et paraissent remplacées par des calcaires marneux ; c'est le cas le plus ordinaire pour celle qui marque la séparation entre l'étage moyen et le supérieur.
Les sous-divisions nombreuses indiquées par les géologues anglais ne se retrouvent que très-imparfaitement dans le bassin secondaire qui nous occupe ; cependant il y en a-quelques-unes assez constantes , ainsi que nous le dirons plus bas.
La partie inférieure de l’oolithe est la seule quitparaïsse se retrouver à l'extrémité Est de ce bassin ; on en voit des lambeaux sur la pente des Cévennes du côté du Rhône: au nord du département de l'Hérault, elle forme un
( 209 ) massif assez considérable qui s’avance jusqu’à la mer, près de Montpellier et de Cette.
A l’Ouest du bassin les formations oolithiques sont trèsdéveloppées; elles forment depuis Cahors jusqu’à l'Océan une chaîne qui a moyennement 12 lieues d'épaisseur; elle en a plus de 25 dans l’espèce de détroit compris entre les montagnes du Limousin et de la Vendée. Dans cet espace elles présentent cette circonstance très-remarquable, d’avoir une double pente, et de présenter sur l’une et l’autre la mème composition géologique.
Entre les deux points extrêmes que nous venons de ‘ citer, on voit presque partout les trois étages de l’oolithe ; l’inférieur repose fréquemment sur des marnes, ou sur du calcaire que nous avons rapporté au Lias.
’étage oolithique inférieur présente dans quelques localités , à Milhau, près de Villefranche, etc., des argiles micacées contenant des Gryphées cymbium, des Bélemnites, etc., que l’on peut comparer au sable de Voolithe inférieur. On y trouve du calcaire sublamellaire , des calcaires compactes , contenant des couches de fer oolithique en grains , enfin des couches d’une oolithe blanche fournissant de très-belles pierres de taille : ces dernières couches, que l’on ne voit d’une manière bien prononcée qu'à Mauriac, dans l'Aveyron, représentent la grande oolithe de Bah ; elles sont mème associées à des polypiers et à des coraux, comme on le voit à Caen. Dans d’autres parties du bassin, principalement dans celle à l'est, cet étage se compose de couches de calcaire compacte, d’un gris jaunâtre , contenant une grande quanüuté de silex (environs de Nontron, de Poiters, etc. ); de couches de calcaire légèrement oolithique , dans le-