‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 55 sur 232 · XVIL · texte numérisé non relu

XVIL

ne se relève jamais en pointe sur le dos, parce qu’il n’y a point de syphon auquel elle pourrait se fixer ; elle monte de suite, depuis lé côté, et passe sur le dos presqu’en ligne horizontale. Une disposition inverse s’observe dans es plis , les côtes et les stries du test de ces deux genres de Céphalopodes. Le syphon dorsal des Ammonites étant toujours en avant, le test commence à s’y attacher à mesuré que sà formation avance , et les côtes et les plis doivent naturellement, depuis ce point, être rejetés en arrière ; on les voit donc toujours se tourner vers la partie antérieure du syphon , à mesure qu'ils approchent du dos de la coquille. Les stries des Nautiles, au contrairé , ne s avanceni jamais sur le dos, mais se tournent en arrière , parce que aucun syphon ne les retient. Il est bon de rappeler de nouveau que jout, jusqu'aux différences les plus délicates des Ammonites et des Nautiles, dérive de la différence capitale de la présence ou de l'absence d’un syphon dorsal.

Il n’y a aucune transition entre l’une et l’autre de ces formes ; elles sont nettèment séparées l’une de l’autre : même le Nautilus Aturi (zonarius), décrit par M. de Basterot, dans son Mémoire géologique sur les environs de Bordeaux, ne fait pas exception à cette règle. L’énorme syphon de ce Nautile curieux et remarquable ne se trouve pas au imilieu , maïs il est absolument ventral. Il n'empêche done pas entièrement la partie supérieure de l’animal d’être ballottée sur sa cloison ; celui-ci enfonce par conséquent, pour se fixer, deux tubes à droite et à gauché dans cette partie supérieure; tubes assez analogues aux lôbes latéraux supérieurs des Ammonites. Ces

tubes et le grand syphon ; qui s’appuie sur l’avant-dernier

tour , font ressortir ce singulier Nautile de tous ceux connus jusqu'à présent; mais le manque d’un syphon dorsal, et d’un lobe qui l’embrasse, retient encore ce Nautile bien loin de toute espèce d'Ammonite.

Dans les Baculites , où le lobe ventral n’a plus la même importance que dans les Ammonites , ce lobe ventral est constamment le plus petit de tous, et c’est alors le dorsal, dont le syphon est enlevé, qui surpasse tous les autres en grandeur.

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