‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 62 sur 232 · EXPLICATION DES PLANCHES · texte numérisé non relu

EXPLICATION DES PLANCHES

PI. 12, Cucumris ANGuRrA.

Fig. 1. a, plusieurs Ovules avant l'épanouissement de la fleur, au moment où ils commencent à devenir perceptibles. Chacun alors n'offre qu’une petite masse pulpeuse de forme conique.

Fig. 2.4, b,c, d, quatre Ovules plus avancés que les ‘précédens : POvule z est plus développé que l’Ovule b, celui-ci plus que lOvule c, et ce troisième plus que l’'Ovule d. Même remarque a été faite dans le Cucumis leucantha et dans d’autres Cucurbitacées. Les Ovales sont d'autant moins développés qu’ils sont plus éloignés du point de départ des faisceaux vasculaires qui viennent du centre, et leur portent la nourriture.

Fig. 3. Ovule percé à son sommet : l'ouverture a qui est l’Exostome, c’est-à-dire l’orifice de la Primine , laisse apercevoir intérieurement le sommet du Nucelle c.

Fig. 4. Ovule un peu plus avancé. — a, Exostome ; b , Endostome : c’est l’orifice de la Secondine ; c, Nucelle.

Fig. 5. L'Exostome a ct l’Endostome b sont parvenus au maximum de leur dilatation. Le Nucelle c est aussi apparent qu’il puisse l'être.

Fig. 6. Ovule plus avancé : l’Exostome « est presque fermé. La fleur à laquelle cet Ovule appartenait était déjà flétrie.

Fig. 7. L’Ovule représenté fig. 6 , coupé dans sa longueur, de manière à faire voir sa structure interne.—a, Exostome et Endostome presque fermés ; b, Nucelle, c, Secondine; d, Primine; e, vaisseaux du Funicule formant le Raphé ; f, place de la Chalaze.

Fig. 8 Un Ovule plus avancé que celui de la fig. 6. — a, Exostome' presque fermé; b, place de la Chalaze; e, filet déjà observé par M .Ad. Brongniart dans le Pepo macrocarpus et le Momordica elaterium.

Fig. 9. L'Ovule représenté fig. 8, coupé dans sa longueur, de manière à faire voir sa structure interne, — a, Primme; b, Secondine; c,

Nucelle , d, place de la Chalaze ; e , vaisseaux du Funicule (Raphé).

Fig. 10. Ovule plus avancé que celui de la fig. 8, et coupé dans sa longueur, de manière à faire voir la structure interne. — 4 , production nouvelle. Un tissu cellulaire , remarquable par aspect qu’il présente , sert d’étui à un filet b qui termine le Nucelle c, et semble être le même appendice qui est représenté fig. 8 et 9 ; d, Primine et Secondine soudées ensemble ; e, couche de tissu cellulaire qui n’appartient pas primitivement à l’Ovule, mais qui s’applique a sa surface, et finit par lui servir d’enveloppe , comme ses tégumens propres ; f, place de la Chalaze ; g, vaisseaux du Funicule (Raphé).

Fig. 11. Ovule plus avancé que celui de la fig. 10, — a, la production indiquée en a, fig. 10 ; b, Primine et Secondine soudées ensemble; c, Nucelle creusé intérieurement , et formant un troisième sac nommé Tercine; d, Quintine qui remplira plus tard toute la cavité, et qui sera remplie elle-même par l’'Embryon, qui commence à paraître en e ; f, vaisseaux du Funicule; g, Chalaze ; , deux couches de ce tissu cellulaire indiqué par la lettre e dans la fig. 10.

IV. B. La graine du Cucumis anguria est anatrope : il en est de même des graines des autres Cucurbitacées.

PI. 13. Eurxorgia LATHYRIS.

Fig. 1. Ovule avant la fécondation, mais dont le développement est déjà assez avancé. — a, Primine; b, Nucelle sortant par l’Exostome c; d, Chapeau qui paraît dans l’angle interne de la loge du péricarpe et se développe, comme on le voit dans les fig. 6, 7, 8.

Fig. 2. a, Nucelle; b, Secondine; c, Endostome: le Nucelle ct la secondine ont été retirés de la primine ; la partie d indique lattache de la Secondine à la Primine.

Fig. 3. Primine , de l’intérieur de laquelle ont éte retirés le Nucelle et la Secondine, représentés fig. 2.

Fig. 4. Nucelle débarrassé de sa Primine et da sa Secondine-On voit en a l’attache du Nucelle à la Secondine; cette attache correspond à celle de la Secondine à la Primine, et par conséquent à la Chalaze.

Fig. 5. Secondine qui enveloppait la base du Nucelle représenté fig. 4.

Fig, 6. Ovule plus avancé. La Primine a s’est accrue; elle ne laisse plus paraître que le sommet à du Nucelie. L’Exostome s’est renflé en un bourrelet qui commençait à paraître en c, fig. 1 et fig. 3, et qui devient beaucoup plus épais dans les fig. 7, 8, 9, 10 et 17. Le Chapeau est plus développé que dans la fig. 1.

Fig. 7. Ovule encore plus avancé ; son Exostome est recouvert par Le Chapeau , qui s’est considérablement agrandi.

Fig. 8. Le même Ovule coupé dans sa longueur.—a, Primine; g, Exostome ; d, bord de l’Exostome offrant en d'un bourrelet très-épais , succulert, et comme glanduleux ; e, Vaisseaux funiculaires qui parcourent d’un côté l’épaisseur de la Primine , et vont se rendre , en f, à sa base pour former la Chalaze, et pénétrer dans le Nucelle; b, Secondine très-épaissie ; c, Nucelle; À, Attache du Nucelle à la Secondine et à la Primine ;:, Chapeau; À, Appendice qui bouchait l’'Exostome.

Fig. 9. Ovule un peu plus avancé ; le Chapeau a été enlevé, On retrouve dans cette figure toutes les parties indiquées dans la fig. 8. — a, Renflement qui s’est formé à la base du Nacelle , et que l’on peut considérer comme un développement interne de la Chalaze.

Fig. 10. Portion du péricarpe laissant voir dans son intérieur un Ovule coupé longitudinalement , plus avancé que celui qui est représenté fig. 9. La pointe a du Nucelle b, transformé en Tercine, ne correspond plus à l’Exostome d, comme dans les fig. 8 et 0. Il s’est opéré dans l’Ovule un déplacement qui a changé la position des parties intérieures relativement à la Primine f; e, Quintine ; elle se montre ici sons la forme d’un boyau prolongé selon l’axe de la Secondine g et äu Nucelle D; k, Chapeau flétri:

Fig. 11. Ovuleplus avancé. — a, Primine; b, Secondine; c, Tercine; d, Quintine. Ici, comme dans le Cucumis anguria, il n’y a pas de Quartine. La Quintine s’est creusée intérieurement. e, Exoslome bordé de son gros bourrelet glanduleux f.

Fig. 12. Tercine et Quintine retirées d’un Ovule encore plus développé que’celui de :a fig. 11. — a, Tercine transformée en un sac membraneux ; b , Quintine dont le volume s’est accru; c, Embryon naissant ; il est soutenu par un fil délié qui est Le Suspenseur ; d , développement interne de la Chalaze ; e, vaisseaux Funiculaires (Raphé).

IV. B. Les graines des Euphorbiatées sont anatropes. PL. 15. ARISTOLOCHIA CLEMATITIS.

Fig. 1.4, une des cloisons qui partageait en six loges incomplètes

la cavité de l’Ovaire de l’Aristoloche. Cette cloison , qui sret de placenfaire , porte deux Oveles en b ; ce sont deux petits mamelons,

(3160) dans lesquels on ne voit encore ni Primine, ni Secondine, ni Nucelle ; Pintérieur n’est qu'une palpe.

Fig. 2. a, cloison détachée d’un Ovaire plus développé que le précédent. Les deux Ovules b se sont allongés , ct l'Exostome s’est ouvert à leur sommet c.

Fig. 3. Ovule plus développé. — &, Primine; b , Secondme ; c, Nucelle. L’Exostome et l’Endostome sont parvenus au maximum de développement qu’ils peuvent atteindre.

Fig. 4. Coupe d’un Ovaire. On voit les Ovules attachés aux cloisons incomplètes ; ils sont au même degré de développement que Ovale représenté fig. 3-

Fig. 5. Ovule plus âgé. — a, Primime ; b, Exostome et Endostome très-rétrécis ; c, place de la Chalaze; 4, Funicule soudé à la Primine (Raphé} dans une grande partie de sa longueur.

Fig. 6. Autre Ovule encore plus âgé. L’Exostome « est presque fermé.

Resepa Lureoza (PI. 14).

Fig. 7. Ovule dont l’Exostome et l’Endostome sont arrivés au plus haut degré de dilatation qu’ils puissent atteindre. — a, Primine ; b,

Secondine ; c, Nucelle ; d, Funicule.

RuTa GRAVEOLENS ( PI. 14 ).

Fig. 8, 9 et 10. Ovule à trois différens degrés de développement.

IV. B. Les graines des Aristoloches, des Résédas et des Rues,

sont anati'opes.

\ D]. 15. STATIGE ARMERIA var. naritimta.

Fig. 1. Ovule long-temps avant la fécondation, mais toutefois non pas avant ses premiers développemens , puisque la Primine a, la Secondine b , et le Nucelle c, sont déjà très-apparens.

Fig. 2. Les lignes & figurent le contour de lOvaire. b, Ovule plus avancé que dans la fig. 1. On voit en c le sommet du Nucelle , en d le bord de la secondine , et par conséquent de l'Endostome; en e le bord de la Primine, et par conséquent l’Exostome ; en f Le Funicule qui va former La Chalaze vers le point g. Cet Ovule était d’abord renversé, comme il se montre fig. 1 ; mais, en se développant, il s’est redressé de manière à présenter l’Endostome , c’est-à-dire l’orifice de la Secondine , au Bouchon À qui descend du sommet de la cavité de l’'O-

vaire; ce Bouchon paraissait dans l’origine sous la forme d’un petit

(317 ) renflement à peine visible; il s’est prolongé ;en un cylindre , dont l'extrémité inférieure offre un mamelon qui plus tard bouchera l'Endostome, de même que Pappendice du Chapeau de l’Euphorbia lathyris bouche l’Exostome. ( Voyez PL. 15, fig. 8, Æ.)

Fig. 3. Ovule plus avancé que celui de la fig. 2. — 4 , Bouchon fermant l'orifice de l'Endostome ; b, bord de la Secondine; c, bord de la Primine; d, funicule ; c, portion du Funicule (Raphé) qui fait corps avec la Primine , et va former en f la Chalaze.

Fig. 4. Le même Ovule coupé longiudinalement. — a, Bouchon dont le mamelon ferme l’Endostome ; , bord de la Secondine ; ce, bord de la Primine, Le Nucelle qui remplissait la cavité d a disparu , et s’est sans doute soudé à la Secondine, confme cela arrive dans presque tous les Ovules. La Secondine e est encore détachée de la Primine f. g, vaisseaux du Furicule ; ils formeuten À la Chalaze.

La fleur, au moment où l’ovule était arrivé à ce point de développement , était épanouie ; mais les anthères n’avaient pas encore versé leur pollen.

Tig. 5. Ovule plus avancé que le précédent ; la Primine a et la Secondine D sont soudées ensemble ; on apercoit encore une trace légère de la suture. Les deux parois , en se réunissant , se sont considérablemeut amincies , de sorte qu’elles offrent à elles deux moins d'épaisseur que la Primine fou que la Secondine e, prises isolément dans l’Ovule , fig. 4. L’Endostome c, fig. 5, est complètement fermé. En d on voit la Quartine , qui s’est développée sur la paroi interne de la Secondine. C’est dans le tissu de cette enveloppe que se déposera plus tard la matière amilacée du Périsperme. En e est la Quintine qui porte l’Embryon f; en g est la place de la Chalaze.

Fig, 6. La Quintine et l’'Embryon détachés de lOvule, fig. 5. La Quintine n’est ici qu'une masse cellulaire verdätre.

IN. B. Les Statice armeria, speciosa, etc. , ainsi que les autres Plombaginées , ont des graines anatropes.

PI, 16, CercIs SILIQUASTRUM.

Fig. 1. a, Primine; b, Exostome ; c, Funicule; d, Secondine; e, Nucelle dont le sommet forme une petite saillie au-dessus de P'En-

dostome.

IN. B. Le développement des Ovules du Cercis et de la plupart des

autres genres de la famille des Légumineuses , participe à la fois des anatropes et des campulitropes ; c’est une espèce d’amphitropie. Je reviendrai sur ce sujet dans un autre Mémoire, où je montrerai que les développemens divers des Ovules, qui sont d’un si grand intérêt pour le physiologiste, offrent aussi des caractères très-précieux pour le botaniste, et fournissent les bases d’une nomenclature rationnelle. C’est ce qu’avaient cherché vainement, CI. Gærtner, Richard, et tant d’autres habiles observateurs, et c’est probablement ce qu’avait trouvé Th. Schmitz, si j’en juge par ce que M. Brown nous a fait connaître de ses travaux sur l’Ovule; mais il ne paraît pas qu'il ait laissé aucune note relative à la question que je viens d’eflleurer en passant, et que j’approfondirai plus tard.

Lycuwis FLos-Jovis ( PI. 16).

Fig. 2. Ovule qui commence à se développer. — a, Primine ; b, Secondine; e, Nucelle ; d, point d’attache de l'Ovule.

Fig. 3. Ovule beaucoup plus développé ; il s’est recourbé sur lui-même, de sorte que sa base et son sommet sont près de se joindre. — a, Exostome ; b, Endostome; c, Funicule. La partie d du Funicule, qui tient à la Primine e, s’est très-épaissie, et adhère à la fois au sommet et à la base de l’Ovule; la Chalaze se confond avec cet empâtement, Dans les anatropes , l’'Ovule se renverse sans se courber, tandis qu'ici Ovule se courbe en même temps qu'il se renverse.

IV. B. Les graines des Lychnis et de toutes les Caryophyllées sont campulitropes.

Jucrans Rrcra (PI. 16).

Fig. 4. Fleur femelle coupée dans?sa longueur.— a, Stigmate ; &, Canal stigmatique; c, Ovule; d, Primine; e, Nucelle; f, point de la Chalaze.

Fig. 5. Ovule «u même degré de développement que celui qui est représenté en c de la fig. 4. — a, Primive ; b, Nucelle. 11 na été impossible de découvrir la Secondine dans les Jugians Regia , alba et nigra ; peut-être élait-elle déjà soudée à la Primine. Du reste, c’est la seule fois que cette seconde enveloppe ait échappé à mes re-

cherches.

IN. B. Les Juglans, les Myrica, les Polygonées, les Tradescania, sont orthotropes.

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