‹ Annales des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 17 sur 78 · PLANAIRES · texte numérisé non relu

PLANAIRES

Relativement aux caractères spécifiques , je n'aurais à donner, pour les espèces déjà décrites dans mon premier Mémoire , que quelques détails qui vont se représenter à l’occasion de celles que j’ai nouvellement observées; je dirai seulement qu'il est maintenant bien démontré pour nous que le Planaria fusca est absolument le même que le P. Torva. Observé presque en même temps par deux naturalistes différens (Muller et Pallas) , cet animal a reçu deux noms que Gmelin n’a conservés séparément qu'avec doute. Cette identité explique l’uniformité des remarques faites par M. Baër sur le P. Torva, et de celles que le ?. fusca m'avait fournies. À ce sujet j’ajouterai encore que j'ai senti la nécessité d'adopter une donnée constante dans la détermination de la forme du corps de ces animaux éminemment mous et contractiles ; c’est de les examiner dans la marche. C’est dans la progression seule que cette forme est bien régulière, bien constante , et tout ce que nous en dirons par la suite doit être supposé toujours avec cette condition.

J'avais étudié dès long-temps trois espèces de Muller, qui sont également communes dans Îe nord et dans le midi , et que jai trouvées tout récemment encore dans les ruisseaux de la Glacière près de Paris; savoir: P. fusca ou torva, P. lactea, P. nigra et brunnea (var.); j'y avais joint la description d'une quatrième , qui paraît

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