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EXPLICATION DE LA PLANCHE I

Fig. r. Elle représente decourtes portions des filamens du mucilage qui sort des blessures de la vigne, avec un grossissement linéaire de 500. Ces filamens sont de simples tubes articulés, de longueur variable, avec des nœuds et des diaphragmes le plus souvent éloignés : quelques-uns présentent des bifurcations et des rameaux écartés. En masse ils présentent à l’œil nu une couleur rousse ; mais, sous le microscope, ils se montrent blancs et transparens.

Fig. 2. Grossie 1 500 fois. Elle montre trois variétés des filamens qui se trouvent dans le mucilage; quelques-uns sont des tubes, dans les entre-nœuds desquels existent de très-petits granules G, qui circulent entre les diaphragmes 4 et B, de la même manière que le suc des Chara: ceux-ci peuvent se comparer aux tubes fibreux de la vigne. Il y a d’autres tubes qui contiennent , entre les diaphragmes C et D, divers compartimens ou vides Z. Ceux-ci seraient-ils par hasard les rudimens des fausses trachées. La troisième variété £F contient également des vides plus rétrécis P : on peut présumer que les tubes poreux en proviennent.

Fig. 3. Grossie 5oo fois. Elle fait voir RD qu'a subi, dans. l’espace de trois heures, un filament placé sous le microscope. 4B est une partie d’entre-nœud, organisée dans du suc limpide contenu dans un verre, et portant un petit rameau en C, qui, au bout d’une heure, est parvenu en £ , après deux heures en F, et qui , à la fin de la troisième heure, était parvenu en G, ayant déjà formé deux nouveaux rameaux en 7.

IL est très-curieux de voir, avec un grossissement plus considérable, Le progrès de l’accroissement du tube. Il paraït comme une substance visqueuse contenant dans son intérieur un fluide élastique, qui la pousse en avant et en dilate la cavité dans le sens longitudinal. Peu à peu des molécules ou de petits grains apparaissent dans le vide qui se forme , et circulent d’une extrémité à l’autre du canal.

La fig. 4, grossie 5oo fois, montre le développement de cette substance , obligée de croître entre deux lames de verre. Dans ce cas les entre-nœuds sont plus fréquens que ceux qui se rencontrent dans les filamens représentés dans la fig. 1, et les subdivisions ont lieu beaucoup plus souvent. Il est digne de remarque que les ramifications n’ont pas lieu dans les articulations, mais dans un point quelconque

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des articles , comme en B. Si on considère l’aspect seal, cette production est analogue à la Conferva saxicola de Wallroth , si ce n’est que les tubes tirés du suc de la vigne sont environ 130 fois plus petits

en diamètre que ceux de la Conferve.

OBSERVATIONS ZOOLOGIQUES faites pendant un voyage sur les côtes d'Afrique et du Brésil ;

Par M. De FRemMiINvILLE, Capitaine de frégate.

( Extraites d’une Lettre adressée aux Rédacteurs. )

Parti de Brest, ds 1829, par un bon vent, Je n'ai pas tardé à me trouver à la hauteur des côtes de Portugal : j'étais , au bout de cinq jours, par le travers de Lisbonne. Là jai vu et pris une espèce de Biphore jusqu’à présent point ou mal décrite, quoique pourtant elle ne soit pas fort rare, car, dans mes précédens voyages , je l’avais plusieurs fois rencontrée ; maïs cette fois j'ai fait sur cet animal vivant quelques observations peut-être importantes. J'ai bien constaté, par exemple, que l’organe que M. Cuvier soupçonne être le cœur dans ces animaux est sensiblement doué du mouvement diastolique et sistolique, et que de plus ce cœur est adhérent à un long canal vasculeux, partagé transversalement en cloisons nombreuses par une multitude de petites membranes effectuant un mouvement alternatif et perpétuel. Cet organe, dont j'ai remarqué l’analogue dans quelques Médusaires et autres Radiaires, ne seraitil pas celui de la respiration ? J’ai fait de ce Biphore un dessin le plus exact que j'ai pu.

Une des choses qui m'a le plus frappé, et à laquelle J'avais jusqu'ici refusé de croire, malgré plusieurs assertions, c'est l'instinct extraordinaire et réciproque des Requins et des Pilotes (Gasterosteus ductor, L.) qui les accompagnent presque constamment. Il est bien certain, et je m'en suis assuré par des épreuves réitérées , que ce petit poisson guide le Squale vers sa proie, et le conduit presque dessus. J’avais continuellement à la traîne un croc et une chaîne de fer amorcée d’un morceau de lard : les requins , dans des temps fort calmes, s’en approchaient, mais sans rien voir, et voguaient à droite et à gauche ; alors j'ai maintes fois vu les pilotes, qui se tepaient près de leurs nagevires pectorales , se détacher pour aller en avant, et venir reconnaître la proie, puis retourner sous le museau du Squale , et de là revenir sur la proie : le Squale alors les suivait à la piste, et, arrivant en même temps, se saisissait de la fatale amorce, et était pris. Mais, malgré tout ce que j’ai pu faire, je n'ai jamais pu réussir à m'emparer d'aucun pilote. Ce joli poisson zébré est si agile et si vif, qu'on ne peutle prendre au filer, et il n’a jamais mordu aux petites lignes que je lui ai tendues. Au reste, il m'a semblé mieux placé parmi les Scombres , comme l’ont fait quelques-uns , que partout ailleurs.

J'ai pu avoir vivans plusieurs Exocets, douze à quinze de ces poissons étant tombés un soir sur le gaïllard d’avant de mon navire. Jamais je ne les avais vus s'élever aussi haut dans leur vol ; car, pour retomber ainsi sur le tillac de ma frégaie , il leur avait fallu s’élever de près de dix-huit pieds au-dessus de l’eau. J’aï été à même de

me convaincre qu'ils volent bien réellement, et impri-

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ment aux nageoires qui leur servent d’ailes un mouvement rapide , une espèce de frémissement qui les fait se soutenir et avancer dans l’air. Ceci contredit l'opinion de ceux qui prétendent que leur ascension n’est que l’effet d’un saut, que leurs ailes étendues , maïs immobiles , ne leur servent que de parachute pour les soutenir un instant, et qu'elles perdent toute leur force lorsqu’elles ne sont plus mouillées. J’ai vu des Exocets voler et s’'avancer, en parcourant une distance de plus de cinquante toises, dans une direction horizontale ; et de plus, ceux que j’ai tenus vivans dans mes mains déployaient leurs nageoires et les agitaient comme pour s'envoler encore.

À la hauteur de Sierra-Leone j'ai pris un Cétacé du genre Delphinus, mais qui m’a paru être d’une espèce toute nouvelle, d’après la forme de sa tête surtout. Cette tête, très-comprimée sur les côtés, se terminait en un museau en pointe obtuse; la mâchoire inférieure était beaucoup plus courte que la supérieure. La longueur totale de ce Cétacé était de 15 pieds, et sa couleur entièrement noirâtre. J’en ai fait un dessin joint à mon journal.

J'ai donné une attention spéciale et la plus grande activité à la récolte des poissons , désirant pouvoir procurer à M. le baron Cuvier quelques espèces nouvelles, et dignes de son attention. Il n’est aucune plage, aucune partie de la baïe où je n'aie fait jeter la seine, et j'ai fait des pèches assez abondantes. Cependant, je dois le dire , j'ai trouvé cette partie des côtes de l'Amérique australe moins riche en ichthyologie que je ne m’y atten-

dais ; elles le sont infiniment moirs que le golfe du

Mexique et les Antilles : les poissons y sont aussi moins brillans en couleurs. Les principaux de ceux que j'ai recueillis, figurés ou rapportés dans la liqueur, sont diverses espèces de Spares et de Scares, un poisson qui doit constituer un genre voisin des Silures, des Raïes (espèces nouvelles), de tès-gros Tétrodons , le Diodon histrix, une jeune et jolie espèce d’Athérine , un Trigle volant, très-différent du Z7rigla volitans de Linné, et qui, Je crois, est inédit, des Zeus, des Caranx, des Pleuronectes, et surtout en grande quantité le beau poisson appelé Ceinture d'argent (c’est un Trichiurus) : un seul coup de seine nous en a procuré plus de cent. J'ai fait tout mon possible pour me procurer entier le poisson nommé Ostéoglosse, dont la langue osseuse et rugueuse sert de râpe aux Indiens; mais, d’après des renseignemens certains , il ne se trouve point à Rio, ni aux environs. C’est dans des latitudes moins élevées, dans des mers plus chaudes, qu’on le rencontre, c’està-dire, du côté de Fernambouc et du Para, vers les bouches de l’Amazone et les confins de la Guyane. Tout

ce que j'ai pu faire a été d'en avoir deux langues:

Farporr fait à l'Académie royale des Sciences, séance du 6 septembre 1830, sur un Mémoire de M. Breschet, sur les organes de l'audition

des poissons ;

Par MM. Cuvrer et Dumériz.

M. Breschet a présenté à l’Académie deux Mémoires extraits d’un grand ouvrage sur les organes de l’audition : le premier concernant certaines particularités de ces organes , observées dans la Lamproie, l’Esturgeon, l’Alose , le Maquereau et le Congre; le second, sur le plexus nerveux de la cavité du tympan dans l’homme et les animaux ; et nous avons-été chargés, M. Duméril et moi, de les examiner. C’est du premier de ces deux Mémoires que nous allons rendre compte aujourd’hui.

Il est accompagné de très-belles figures, qui représentent non-seulement les objets dont il y est question, mais encore plusieurs parties importantes du système nerveux et des viscères des poissons que nous venons de nommer et de quelques autres, tels que la Carpe, le Thon , la Morue, l’Ange, le Milandre et la Raie, en sorte qu’il peut être considéré comme embrassant Jusqu’à un certain point dans son ensemble l’histoire de l'oreille des poissons.

Les recherches faites en anatomie comparée depuis une cinquantaine d'années , ont fait connaître les principales variations que l'organe de Faudition subit dans les diverses classes d'animaux. On sait, par exemple, que ses parties extérieures se simplifient et disparaissent par degrés ; que déjà, dans les Cétacés, il n’y a plus de pavillon ; que , dans les oiseaux, les osselets du tympan se réduisent à deux, où même à une seule tige brisée ; que, dans les serpens, le tympan n'existe déjà plus ; que, dans les Batraciens urodèles , tout l'appareil tympanique ne consiste plus que dans une petite plaque osseuse ou cartilagineuse, cachée sous les muscles , et appliquée sur la fenêtre ovale, la seule qui subsiste, On

sait aussi qu'il y a beaucoup plus de constance dans les parties intérieures de cet appareil , celles qui composent le labyrinthe membraneux. Généralement dans les vertébrés des quatre classes il y a trois canaux semi-cireulaires , une cavité où ils aboutissent , ét que l’on nomme vestbule, et un appendice de cette cavité, qui , dans les Mammifères , se roule doublement sur lui-même en forme de limacon , qui conserve quelque chose de cette courbure dans les oiseaux, se réduit dans les reptiles à un simple sac, grandit dans les poissons, et contient dans les osseux des concrétions pierreuses que les Chondroptérygiens et beaucoup de reptiles possèdent aussi , mais seulement de consistance amylacée.

Dans les animaux où il existe une caisse, ce labyrinthe intérieur est en rapport avec l'élément ambiant par le tympan et par la trompe d'Eustache; mais, dans ceux où la caisse n'existe point , il est assez généralement enfermé dans l’intérieur du crâne, soit enveloppé dans l'épaisseur des parois de la cavité cérébrale, comme cela se voit dans les Chondroptérygiens , qui cependant ont encore souvent un petit vestige de caisse, soit suspendu seulement par des poulies, ou par des brides plus ou.moins considérables , à la face intérieure de ces parois, comme dans la plupart des poissons osseux. Cependant on a découvert depuis quelques années, dans certains poissons, un nouveau genre de rapports du labyrinthe avec les autres parties du corps, et même quelquefois indirectement avec l'extérieur , et cela par le moyen de la vessie natatoire.

M. Ernest-Henri Weber, professeur à Leïpsick, est à notre connaissance le premier qui ait porté son attention sur ces communications de la vessie natatoire de certains poissons avec l'oreille interne , dans son Traité De aure et auditu hominis et animalium, publié à Leïpsick en 1820. Il y a fait voir, 1°. que, dans la Saupe, la vessie natatoire a en avant deux appendices aveugles, qui adhèrent chacun à une ouverture de la base du crâne, fermée d’une membrane sur laquelle repose le sac vestibulaire ;

29, Que dans le Hareng , la vessie natatoire donne

en avant deux tuyaux très-gréles, qui pénètrent dans la base da crâne, s’y dilatent, s’y bifurquent, et se terminent chacun en deux ampoules, enveloppées par des renflemens correspondans des os, dont une intérieure plus grosse, et une latérale plus petite ; et que dans l’intérieur de ces renflemens pénètre aussi une petite production du sac vestibulaire, qui se trouve ainsi en contact avec l’ampoule antérieure de la vessie ;

3°. Il a surtout fait connaître en détail les liaisons singulières qui ont lieu dans les Cyprins , les Silures et les Loches, entre la vessie et le labyrinthe membraneux, au moyen d’osselets de formes et de connexions trèsremarquables , que M. Weber a considérés comme les analogues de ceux du tympan, mais que nous croyons devoir plutôt regarder, avec M. Geoffroy Saint-Hilaire, comme les apophyses transverses des premières vertébres , détachées et un peu modifiées dans leurs formes et leurs usages.

Depuis lors , quelques autres recherches ont été faites sur le même sujet. M. Otto a découvert dans le crâne du Macroure ou Lepidoleprus , et M: Heusinger dans celui du Mormyre , des solutions de continuité formées seulement de membranes, et qui peuvent admettre une impression plus immédiate des vibrations extérieures sur le labyrinthe intérieur. L’un de nous a observé à la base du crâne du poisson nommé Myripristis, de chaque côté, une ouverture fermée seulement par une membrane élastique , à laquelle adhère un leche correspondant de la partie antérieure de sa vessie natatoire , et, dans une espèce de Sciénoïdes des Indes , un irès-long canal venant de chaque côté de la partie postérieure de la vessie natatoire , se portant jusque sous le crâne , s’y divisant en plusieurs rameaux, dont un plus long que les autres se dirige en avant, et paraît s’insinuer dans la partie antérieure de la cavité osseuse qui renferme le sac aux pierres.

Plusieurs crânes de poissons ont montré sous le sac aux pierres des endroits clos seulement par une membrane ou par un cartilage, sans que pour cela il y eût une connexion établie avec la vessie nataioire : tel est

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lHolocentrum longipenne , si voisin des Myripristis , et où tout portait à croire que l’analogie irait plus loin. Une infinité d’autres ont à la vessie natatoire des appendices qui se portent jusque sous le crâne, ou à sa proximité, sans pour cela se rattacher aucunement à l’oreille ; beaucoup de Sciénoïdes , de Sparoïdes , sont dans ce cas; le Glossodonte , si voisin des Harengs , y est également.

Des variations si étonnantes dans deux organes importans , et dans leurs connexions, ne pouvaient manquer d’attirer l'attention des anatomistes, et M. Breschet, occupé d’un travail général $ur l'audition, a dû naturellement être excité à s'occuper de cet ordre de faits.

Il s’est arrêté particulièrement sur la Lamproie, sur l’Esturgeon et sur l’Alose.

Relativement à la Lamproie , il désirait fixer l’opinion sur l’existence de ses canaux semi-circulaires , que quelques anatomistes admettaient, tandis que d’autres les niaïient. C’est à l’avis de ces derniers qu’il se range, ainsi que MM. Weber et de Blainville.

Il n’y a point de canaux semi-circulaires, dit-il, ni même de plis qui les représentent. Ce que l’on a pu prendre pour tels sont des trainées de graviers très-fins , déposés sur la face interne du vestibule membraneux , et que l’on distingue aisément au microscope. Ce vestibule se laisse aisément extraire de la boîte cariilagineuse qui le renferme, et présente en petit la forme d’une châtaigne avec un pédicule qui est le nerf acoustique : au-dessus du trou par où ce nerf pénètre dans la boîte cartilagineuse du vestibule en est un autre petit, auquel M. Breschet donne le nom d’aqueduc.

Dans l’Esturgeon , le labyrinthe a, comme on sait, de grandes dimensions , et ses canaux semi-circulaires , très-développés, sont presque entièrement enfermés dans la masse cartilagineuse des côtés du crâne ; mais le vestibule et le sac, aplatis verticalement, ne sont séparés de la cavité du crâne que par une sorte de membrane ou d'expansion ligamenteuse. Le sac contient deux pierres dont M. Breschet décrit avec soin la structure. Mais ce qu'il a découvert de plus remarquable dans ce poisson, c’est un petit osselet singulièrement semblable à l’étrier

( 109 ) de certains animaux supérieurs, qui adhère par sa tige à la paroi interne de la cavité du crâne, et est appliqué par sa tête contre le sac des pierres. Si sa tige , dit-il, perçait le crâne et se montrait au dehors, elle aboutirait derrière et au-dessous de l'endroit où l'appareil operculaire est articulé, c’est-à-dire , à l’endroit où devrait se trouver le tympan, s’il y en avait un, en sorte que M. Breschet regarde cet osselet comme un rudiment d’étrier, comme un étrier qui serait entré dans le crâne.

Il fait remarquer à ce sujet la réduction successive des osselets de l'oreille dans les vertébrés, jusqu’à ce qu'il n’y ait plus que la seule plaque de l’étrier ; c’est pour ainsi dire un reste de cette plaque qui se remontre ainsi comme hors de la série, et cette exception à la loi de continuité est d'autant plus extraordinaire , que l’espèce si voisine du Hausen (Æcipenser Huso) ne la montre point comme celle de l’Æcipenser sturio.

M. Breschet passe ensuite à l'appareil de l’Alose. Il y a retrouvé les mêmes dispositions que M. Weber a observées dans le Hareng, et surtout les deux vessies enveloppées dans des cavités globuleuses du crâne, où aboutissent les tubes venus de la vessie natatoire.

Notre auteur considère ces deux cavités comme analogues aux deux compartimens dans lesquels la caisse des Mammifères est souvent divisée, et les tubes qui se portent de ces cavilés à la vessie natatoire comme des trompes d'Eustache , car la vessie natatoire elle-même, au moyen de la communication qu'elle a dans beaucoup de poissons avec l'estomac , ou même avec l’œsophage, doit être regardée, selon M. Breschet, comme un appendice du canal alimentaire, et l’appareïl de la trompe et de la caisse, dans les animaux supérieurs, n'est autre chose qu’une production de ce mème canal, qui se porte vers le labyrinthe. Il aurait pu mème citer, comme une analogie de plus, les dilatations si remarquables qui communiquent avec la trompe d'Eustache des chevaux.

Le globe osseux antérieur a une petite ouveriure à laquelle touche le vestibule membraneux, et que M. Breschet regarde en conséquence comme une sorte de fenêtre ovale. Il compare au limacon un appendice

parüculier, une espèce de bulbe qui se détache un peu du vestibule membraneux, et qui s'enfonce dans une fosse. du crâne, laquelle a aussi un orifice garni seulement d’une membrane que notre auteur appelle fenêtre postérieure , et qui répond au dehors du crâne , de manière à pouvoir être frappée par les vibrations de l’eau.

L’Alose lui a encore offert, ainsi que le Hareng, une particularité remarquable dans les deux commissures ou ligamens transverses , une supérieure et une inférieure, qui Joignent ensemble les deux labyrinthes, et dont l’une embrasse le cervelet , et l’autre la base du cerveau, établissant ainsi, à ce que soupçonne M. Breschet, un rapport direct entre l’encéphale et l'oreille, d’une nature diflérente de celui qui a lieu , comme à l'ordinaire, par le moyen du nerf acoustique.

Ces détails sont plus étendus, et il s’y trouve quelques circonstances intéressantes de plus que dans la description des organes du Hareng, donnée par M. Weber, et néanmoins le travail de M. Breschet confirme celui de l’anatomiste alleinand dans tout ce qu'ils ont de commun.

M. Weber avait déjà cherché à expliquer, par cette grande complication de l'oreille des Clupées , ce que les anciens ont dit de Îa Feinte ( Clupea Finta ), qu'elle est très-sensible à la musique , et se laisse attirer au son des instrumens. M. Breschet en conclut que ces poissons doivent être fort timides, et sans cesse obligés de se tenir en garde contre leurs ennemis.

A ces oreilles plus ou moins distinguées par des circonstances d'organisation qui leur sont propres, M. Breschet en joint une des plus simples, et qui peut être considérée comme le type le plus général des poissons osseux , c’est celle du Maquereau ; elle ne répond à aucun amincissement, à aucun orifice du crâne par où les vibrations extérieures pourraient lui arriver plus immédiatement, et ne peut même communiquer avec la vessie. natatoire , puisque le Maquereau commun est privé'de cette vessie. Le sac enfermé dans une fosse de la base du crâne, ne se joint aux canaux semi-circulaires que par une partie rétrécie.

(oérx)

L’auteur fait encore une description abrégée de l’oreille du Congre et de celle du Milandre, et des figures de celles de la Raie, de l’Ange et de la Carpe; et, dans toutes ces recherches, il a donné une attention particulière au nerf acoustique , à sa subdivision , et à ses rapports avec les nerfs voisins et avec l’encéphale.

Le Mémoire de M. Breschet contient aussi quelques fragmens relatifs à l'oreille des reptiles, et il se trouve dans le nombre des observations curieuses. Le Protée par exemple n’a, selon notre anatomiste, qu'un seul canal semi-circulaire, répondant à l’exierne ou horizontal des autres animaux , et son oreille ne différerait qu’en ce point de celle d’une Lamproie. Nous sommes obligés de rappeler ici que le Protée a au moins de plus que la Lamproie une fenêtre ovale bien prononcée, et percée dans le rocher. MM. Polh et de Blainville ont aussi décrit d'une manière différente les canaux de cet animal ; mais nous n'avons pu encore suflisamment examiner son labyrinthe pour avoir une opinion à nous.

Il n’est pas tout-à-fait exact de dire que personne n'eût connu le limaçon des tortues ; on savait que ces animaux , comme les crocodiles, comme tous ceux où il existe une fenêtre ronde, ont une cavité adhérente au vestibule, où se trouve un grain de substance amylacée ; mais il paraît que M. Breschet y a découvert même une espèce de columelle autour de laquelle la cavité fait un tour et demi de spirale : ce serait un rapport de plus avec les oiseaux. Ce qui est encore plus remarquable, c’est que, selon notre auteur, l’osselet analogue à l’étrier, et

qui se rend du tympan à la fenêtre ovale, traverse le sinus latéral du crâne.

Tels sont les sujets traités par M. Breschet dans son Mémoire ; l’Académie a pu juger de leur intérêt. Les fonctions des parties de l'oreille sont encore si obscures, que l’on ne peut trop s’occuper de discerner ce que ces parties ont de constant et de variable, pour arriver à fixer leur essence ; et la classe des poissons présentant à cet égard plus de variations qu'aucune autre , c’est sur elle que l’atiention des naturalistes doit naturellement se porter. Les observations de M. Breschet confirment

(Carre)

en partie ce qui a été vu le plus récemment par les anatomistes qui l'ont précédé , et elles offrent plusieurs particularités nouvelles. Nous en avons vérifié une grande partie, principalement celles qui concernent l’Alose, l'Esturgeon , la Carpe et la Raïe, et nous nous sommes assez convaincus de l'exactitude scrupuleuse de l’auteur, pour ne faire aucun doute que l’on ne vérifie de la même manière celles que nous n'avons pas eu l’occasion de répéter.

Nous pensons donc que l’Académie doit accueillir favorablement ce travail, et en ordonner l’impression dans les Mémoires des savans étrangers, si l’auteur ne le fait pas paraître auparavant par quelque autre voie.

Signé baron Cuvier , rapporteur ; Dumérir.

L'Académie adopte les conclusions de ce Rapport.

OsservarTion sur une espèce de Méduse agrégée , et Description de deux Biphores des côtes de Norwége.

(Extrait d’une Lettre de M. LUND aux Rédacteurs. )

M. Sors, naturaliste de Bergen , en Norwége, vient de publier le premier cahier des matériaux pour servir à l’histoire naturelle des animaux marins. Dans ce premier cahier se trouve décrite une très-petite espèce de Méduse , fort remarquable en ce qu'elle se compose de plusieurs individus agrégés en une masse commune , à la manière des Biphores. Indépendamment de cette Méduse singulière, l’auteur a décrit deux espèces de Biphores des côtes de la Norwége. J'ai pensé que ces faits pourraient vous intéresser. Je vous transmetträi bientôt des détails sur le premier.

CPTS )

{)sservaTiONs sur le genre Leiodina, et sur l'établissement d'un genre nouveau, Dekinia , parmi les Animalcules microscopiques ; avec la Description de leurs espèces respectives ;

Par M. Cu. F.-A. Morren,

Docteur en sciences de l'Université de Gand, etc. , etc.

Othon-Frédéric Muller décrivit, dans ses Animalcula infusoria, publiés en 1986, par Othon Fabricius, trois animaux qui, bien que microscopiques , étaient cependant appréciables à l’œil nu, et les placa dans son genre Cercaria, auquel il donna les caractères si généraux de V'ermis inconspicuus , pellucidus , caudatus. Il les distingua par les noms de Cercaria crumena, C. forcipata, et C. vermicularis, qui furent conservés dans le Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la mature, contenant l’helminthologie, les vers infusoires , etc. , par M. Bruguière , septième livraison (1991), ouvrage connu plus particulièrement sous le nom d’Encyclopédie méthodique. Ces trois espèces se trouvent figurées dans le même volume. M. Lamarck, dans son Histoire des animaux sans vertèbres, comprit dans son genre Furcocerca la première, et rangea les deux dernières dans celui des Z'richocerca , en conservant toutefois les noms spécifiques donnés par le premier observateur qui décrivit ces animaux, En 1824, M. Bory de Saint-Vincent publia, dans le tome IT de l'Histoire naturelle des Zoophytes, faisant partie de l'Encyclopédie méthodique , le Prodrome de sa nouvelle Classification

XXI, — Octobre 1530. Ô

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des animaux microscopiques , et fit, des trois espèces eidessus mentionnées, un genre nouveau, celui des Leiodina , qui est le trente-quatrième de la série , et qui a pour caractères : Corps musculeux, subanvelé, cylindracé , contractiie, vaginiforme , avec un orifice buccal antérieur parfaitement sensible ( page 526). Ce célèbre micrographe reconnaissait dès lors la possibilité de séparer ce genre en deux, dont l’un aurait eu le Leiodina crumena pour type, et dont le caractère distinctif aurait été d’avoir l’orifice buccal dépourvu de tout tentacule bifide et non cirrheux, tandis que l’autre aurait renfermé les deux Cercaria de Muller, où l’on distingue des pièces tentaculaires à la bouche , et qui ont valu à l’une d’eiles le nom de Forcipata.

Ce genre ainsi établi était, de l'avis même de M. Bory, singulièrement composé, comme il le dit page 484 du deuxième volume de l’Encyclopedie ( volume des vers }; mais ce qui doit étonner tous les naturalistes qui ont été à même de juger l'exactitude d’ailleurs si ordinaire de ce savant dans le classement et la distinction des animalcules microscopiques , c'est que ce genre, où l’orifice buccal annonce un degré déjà assez élevé dans l’organisation animale , se trouve placé dans sa méthode dans l'ordre des Gymnodées , animaux très-simples , de forme parfaitement déterminée et invariable , où l’on ne reconnaît aucun organe, ni cirrhes vibratiles, ni même la moindre apparence de poils ou de soies quelconques.

Le genre Leiodine se trouve, il est vrai, rejeté tout à la fin de ceux qui composent la dernière famille de cet ordre, ou celle des Urodiées , vraï chaos que l’on devra débrouiller un jour ; mais l’ordre n’en est pas moins in-

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rerverti pour ce placement, car les derniers genres des Grymnodées ménent aux Trichodées , où nulle ouverture buccale n'est encore visible. Aïnsi il devient impossible de laïsser les choses dans cet était, vu que deux Leiodines ont, outre une ouverture buccale très-visible, des organes spéciaux qui y constituent deux appendices tentaculaires. M. Bory lui-même reconnaissait que ses divisions systématiques n'avaient pas toute la précision qu’il est habitué à leur donner, car il convient que ses Urodiées offrent déjà une organisation si compliquée , qu’elle mène aux Crustodées et aux Urcéolariées ; maïs il laissa les choses dans leur état, conduit par cette considération, que les Ürodiées n’offrent ni als, ni cirrhes vibratiles , ni rotifères.

Je n'aurais eu garde d’anticiper sur lés changemens que M. Bory peut se proposer de faire subir à sa méthode de classification, si l’étude de ses Leïodines , et la découverte de plusieurs espèces nouvelles qui devraient appartenir À ce genre en tant qu'on le conserve de la manière que l’a établi son auteur, ne m’avaiénit porté à proposer uvé plus juste limitation, et à tâcher d'éclairer le plus qu'il me sera possible nos connaissances sur les animaux dont il est ici question.

Si l’on admet les cinq ordres proposés par M. Bory, tels que les à créés cet auteur, il devient impossible d'y ranger les animaux dont il fait ses Leiodines. Le premier ordre , ou celui des Gryminodées, ne peut les comprendre , éar l’une , la €rumena, à une ouverture buccale pue, el un organe intérieur composé de deux espèces de valves, organe qué quelques-uns ont pris pour un appareil de déglutition, et d’autres pour les premiers rudi-

( an6, )

mens du cœur. Les deux autres espèces n’ont pas, il est vrai, ce dernier organe ( quoique Muller semble l'avoir découvert chez l’une d’elles): mais elles offrent à leur bouche un appareil tout particulier et très-composé, dans lequel se manifestent, comme parties principales, deux appendices tentaculaires, mobiles, et attachés à des muscles particuliers. Ainsi, en considération de l'existence de l'ouverture buccale commune à toutes les espèces de Leiodines, elles ne peuvent non plus se placer parmi les Trichodées , où cette ouverture n'existe pas encore. Le troisième ordre , ou celui des Stomoblépharés , pourrait peut-être les comprendre, parce que chez les animaux de cet ordre il y a une ouverture buccale visible ; mais elle y est garnie de cils ou de cirrhes vibratiles ; et ce serait d’ailleurs froisser l’erdre naturel que de les y placer, car les £eiodines n’ont pas de rapport tranché avec les animaux des familles de cet ordre , quoique M. Bory leur en trouve avec les Ürcéolariées. Quant aux deux autres ordres , il n’y a aucun doute, les Leiodines ne sauraient ètre ni des Rotifères, ni des Crustodées suflisamment distincts, les uns par leurs roues mobiles, les autres par leur têt capsulaire.

Si l’on veut donc apporter de la rigueur dans les méthodes , seul moyen de rendre la classification des animaux exacte et facile , et de savoir conserver dans la hiérarchie des corps vivans Îles rapports naturels et transitoires, 1l devient nécessaire ou de baser les ordres des animaux microscopiques sur d'autres considérations, ou de former un ordre nouveau.

Le travail que je présente ici n’a point pour objet l'é-

tablissement soit d’une méthode nouvelle, soit d’un ordre spécial.

Mais , afin de livrer, aux naturalistes qui seraient à même de faire faire à la science des progrès ultérieurs, quelques connaissances sur les animaux qu’on a renfermés jusqu’aujourd’hui dans le genre Leiodina, j'entreprendrai de décrire les espèces observées , et de donner dans leur description un apercu organographique de leur structure.

Ce qui frappe d’abord l’observateur, c’est la différence de structure des trois espèces connues de Leiodines, dont une a un organe battant comme un cœur dans l’intérieur de son enveloppe musculaire, et une simple ouverture buccale nue, et dont les deux autres manquent du premier organe, ou n’en ont qu'un très faible et presque toujours inapercevable, mais possèdent à leur ouverture buccale des appendices particuliers , tentaculaires. On peut donc séparer ces espèces en deux genres, indépendamment des considérations qui les ramèneront à l’un ou l’autre ordre, fut-il nouveau ou ancien: et cette séparation est d'autant moins blàämable , que nos recherches sur les animaleules microscopiques des environs de Bruxelles, déjà si célèbres par les découvertes qu'y firent sur ces êtres Spallanzani et le savant micrographe moderne , M. Bory de Saint-Vincent, qui habita cette ville pendant une partie de son exil, nous ent fourni une espèce nouvelle pour lun des genres, et trois pour l’autre.

Le premier genre que nous proposons d'établir est eelui auquel nous conservons l’ancien nom de Zerodina, mais que nous caractérisons de manière à en exclure

( 110 ) toutes les espèces d'une composition supérieure qu'y avait laissée M. Bory de Saint-Vincent. Nous donnons

ainsi , pour caractères à ce premier genre, les suivans : Genus Lriopina (Nobis non Borg S.-Vineent).

Aniünalculum microscopicum , nusculosum, subannulosum , elongatum , ovaium vel cylindricum , vaginiforme , contractile , anticè truncatum, ibi apertur& orali aperid, nudd, simplici, mobili, contractili rnunitum , versùs partem anteriorem Organurm 1nternum, vibratile, quasi valvulis binis musculosis , infernè separabilibus effectum trans cutem conspicuum monsirans ; posticè caudä retractile bicuspidaté

sontinud Lerminalum.

Synonymies. ;

Cencarra, Mull., Animalcula Shot p.129. — Brug. , Æncycl.

meth., Wers,it.. 14 FurcocercA, Brug., Lamk., Encyel. Mers Der t. L. Hist. Des

Anim. sans ver. ,t. 1 ,p. 447.

Leiopina, Bory de Saint-Vincent, Æneycl. méth., Vers, tome IT,

p- 484 et 527.

Observations.

Muller, se basant sur la présence de la queue bifide, réunit aux Cercaires les animaux qui en furent séparés depuis, sous le nom de Leiodine, par M. Bory de Saint- Vincent, et Lamarck les réunit à ses Furcocerques. Moins composées que les espèces auxquelles on les assimila , les vraies Lerïodines ne purent rester confondues avec elles , et durent nécessairement constituer un genre

séparé , tel que nous l’établissons ici.

(Lao! )

Habitant les eaux douces, les Leïodines sont de peuts animaux microscopiques appréciables quelquefois à la vue simple, surtout quand l'œil est exercé à ce genre de recherches ; elles paraïssent alors comme des points blanchâtres ou bruns, se mouvant avec grâce dans la goutteleite qui leur sert de monde. On les trouve en abondance, au mois de mai et de juin, dans les eaux où vivent les Lenticules et les Conferves.

Leur organisation ne peut être étudiée qu’au microscope. Leur corps. très-contractile, change assez souvent de dimension, quoique inaltérable dans ses formes principales , cé qui l’éloigne beaucoup, pour cette propriété, de celui dés Æmiba ou des Protées. Confusément annelé dans une espèce, il paraît principalement forfné dé trois segmens dans une autre, où l’on reconnaît une partié antérieure, capitale, percée dé l'ouverture orale, qui paraît pouvoir se dérouler comme un doïgt de gant, et se fermer ou s'ouvrir ainsi par une véritable contraction des bords et un plissement de lenveloppé qui la constitue. Une partie intermédiaire contiént uné cavité intestinale simple, droite, formée par léS parois mêmes qui constituent le corps et se remplis sent souvent des globules mobiles, semblables pour la figure, mais non pas quelquefois pour la couleur et Paspéct, à ceux qui forment tout l'animal par leur réunion. Cette portion obscurément articulée au segment anté: rieur, q'i n'en est soûvent qu'une continuation , offre un tou postérieurement, par lequel passe une queue qui se replie en tout sens, et se trouve ainsi véritablement articulée à sa base avec fa partie’ postérieure du

segment moyen. La queue, plus courte on plus longue

selon les espèces , offre l'aspect d’un tout continu, de diamètre bien moindre que les segmens antérieurs, et dont elle peut être considérée comme le troisième : vers son bout elle se bifurque en deux pointes droïtes ou courbées, capables de s'éloigner plus ou moins et de fixer l'animal, en s’aittachant sur le plan de sustentation. Cette queue est souvent reployée contre le segment médian, et se contourne du reste en tous les sens. La grande flexibilité de cette partie donne à l'animal la faculté de se tenir fixement attachée sur elle, et de tournoyer constamment comme une toupie, dans un sens et puis dans le sens opposé, sans que pour cela la queue semble se plier en spirale , comme on pourrait le croïre ; car on ne voit rien de distinct sur sa surface pendant ce singulier mouvement, quoiqu'on puisse conjecturer que les choses se font ainsi, de ce qu'on voit l'animal se mouvoir en sens opposé de celui qu'il avait suivi d'abord.

L’organe intérieur, vibratile , se trouve placé vers le haut du second segment , et disparaît quelquefois entièrement dans les contractions que celui-ci éprouve, ou même n'est pas visible du tout dans une espèce, du moins le plus ordinairement. Les mouvemens ne sont pas constans , ni pour leur forme, ni pour le temps où ils ont lieu. On le voit quelquefois rester long-temps immobile, et puis battre avec vitesse pendant quelques minutes, pour diminuer et mème cesser ensuile ses vibrations. On jui reconnaît très-facilement deux valvules musculaires , libres par le bas, où se fait leur séparation, unies par le haut , où elles sont attachées à deux muscles qui se dirigent sur leurs faces extérieures , ei se joignent aux parois internes du corps. L'usage de cet organe est entièrement

(Casa y

inconnu : on le croit servir ou à la déglutition ou à la circulation (1).

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