Dekinia compta ( Nobis
(Pl.,3, feu.)
À). conica, rugis rarissimis transversim notata , segmentis tribus distinctis, anteriore anticè convexo , marginato: operculi ad instar segmeritum medium tegenti, apertur& orali, parvula proboscide non valdè exsertili, forcipibus binis conicis , latere interno planiusculis, elongatis, hyalinis quasi continuis, armatd ; segmento medio vel conico , vel campaniformi, globulinis flavo-viridibus repleto; ullo absque organo vibratili interno; caudé globuliferd, terminali, sæpè deflexä, cuspidibus elongato-acutis, æqualibus , globulum duplù majoribus.
Longueur effective de l'animal , — de millimètre.
Habite es eaux douces et marécageuses de la Belgique où croissent les Lenticules et les Conferves ; commune
dans l’eau d’un étang d’Uccle, près de Bruxelles.
Observations.
Cette espèce nouvelle est si distincte des précédentes, qu'elle pourrait susciter l'établissement d’un sous-genre particulier. Je lai nommée coïffée, pour une particularité qui lai est propre ; c’est d’avoir le premier segment globuleux en arrière, marginé sur le pourtour, conique ou relevé en bosse en avant, de sorte qu’on dirait que c'est un couvercle qui surmonte le segment moyen. On y voit les tenailles longues, contractiles , variables dans
leur épaisseur, aplaties du côté où elles se joignent, sor-
tant peu en dehors du segment. Le moyen ne présente rien de remarquable, sinon les globulines très-visibles qu'il contient ; aussi voit-on l'animal faire tourbillonner l’eau autour de cette espèce de tète que nous lui avons reconnue , et entraîner Monades et Globulines dans ce gouffre vivant, où les dernières seules sent probablement retenues. Postérieurement on voit l’espèce d’orifice par où sort la queue, dont le bulbe se trouve engaîné par ce rebord, dans la sortie de l’organe. Les pointes se tiennent souvent raides , éloignées, et en forme de V renversé ; quelquefois elles se courbent ou d’un même côté , ou de deux côtés différens.
C’est vers les mois de mai et de juin que la Dekinie coiffée est la plus commune.
Le mouvement de l'animal est le plus souvent de tourner autour de sa queue, ou de s’avancer en décrivant des courbes très-peu excentriques ; aussi fait-il beaucoup . de chemin sur un petit espace qu'il parcourt de mille ma nières. Ses allures sont agréables; il se courbe avec grâce, s’avance avec gravité et souplesse. Quand il y en a beaucoup de réunies , ils se touchent, se tâtent, se frottent ou se fuient ; ils jouent de mille manières différentes : ils folätrent dans la .gouttelette qui leur sert d’océan . comme la fable nous représente les syrènes. Les globules, d’un jaune d’or, ou réfléchissant la couleur des émeraudes et des topazes, ceux qui forment le corps et simulent autant de perles mobiles, ajoutent à la beauté du spectacle ; dont la nouveauté compensé l’observateur des peines qu’il s’est données, et du tort qu'il fait à sa
vue, en l’énervant au microscope.
( 148 ) EXPLICATION DE LA PLANCHE lil.
Fig. 1. Leiodina crumena, Bory de Saint-Vincent. — Cinq individus grossis 248 fois.
a, individu dont la partie antérieure est dilatée, et l’organe vibratile visible; la ligne ponctuée montre la marche habituelle de l'animal.
b, individu dont la partie antérieure est dans l’état ordinaire ; l’organe vibratile est en repos.
c, individu dont la cavité est remplie de globulines.
d, individu qui replie sa queue contre le corps, ce qui est habituel à l'espèce.
e, individu mort,
Fig. 2. Leiodina capitata , Nobis. — Deux individus grossis 248 fois.
a, individu nageant ; sa marche est indiquée par la ligne ponctuée.
b, individu mort.
Fig. 3. Dekinia forcipata, Nobis. — Six individus, dont les cinq premiers sont grossis 248 fois , le sixième 500 fois.
a, un individu en repos.
b, un autre en mouvement.
c, un autre où les pinces et la queue sont rentrées.
d , individu dessiné à l’instant où ces parties se montrent ; la queue
* est droite alors.
e, mdividu mort.
J', individu où toutes les parties du corps , et notamment la cavité interne , les pinces et leurs parties, le bord de la bouche, le tubercule de la queue, sont représentés avec le plus grand soin.
Fig. 4. Dekinia calopodaria, Nobis. — Cinq individus, dont les trois premiers vus sur le dos , les autres sur la partie antérieure. a , individu où l’on voit les pinces rentrées dans l’animal : la ligne ponctuée est celle de son mouvement habituel. b, individu où le tubercule de la queue soulève le second segment du corps. | ] c, individu qui mange; ses pinees sont fort visibles. d , individu dont les pinces sont invisibles.
e, individu mort.
Fig. 5. Dekinia minutula, Nobis. — Trois individus grossis 248 fois.
a, individu en repos.
b , individu quand il nage, suivant la ligne ponctuée. c, individu où les pinces et la queue commencent à poindre. Fig. 6. Dékinia vermicularis, Nobis. — Trois individus, dont : a, est en repos ( la ligne ponctuée est celle du mouvement ordinaire de l'espèce ).
b , en état de mouvement.
c, prend sa nourriture.
Fig. 7. Dekinia compta, Nobis. — Quatre individus grossis 248 fois. a, individu dont la queue est très-étalée.
b, individu quand il nage , comme l’indique la ligne ponctuée. cet d, individus dans différens'états.
Mémoire sur les Habitudes des Insectes coléopières de l'Amérique méridionale ;
Par M. J. Tu. Lacornaïre (1).
(Suite et fin.)
Uloma (Fab.). — Les espèces de ce genre sont trèsnombreuses , et vivent toutes sans exception sous Îles écorces décomposées, les troncs abattus et dans leur intérieur. Elles exhalent la même odeur que les Tenebrio , maïs ne se couvrent pas comme eux de la liqueur dont j’ai parlé plus. haut.
L'espèce la plus grande et la plus remarquable, U. monocera, Dej., est rare au Brésil, ainsi que la suivante qui vient après pour la taille, /. excavata, Dej. Les autres sont assez communes : {/, melunaria , confinis, laticollis, perplexa, curvipes, parallela, Dej., N. Sp., bi-impressa , Lat., etc.
(1) Voyez le commencement de ce Mémoire au tome XX, p. 185.
On en trouve également plusieurs à Buénos-Ayres et dans le Tucuman , U. opatroides , eXCavata , punctulata, Dej., assez, communes, dans, le, premier de, ces pays ; la dernière et les deux suivantes, Ü. brunnipes et carbonaria , Dej., N. Sp., du second. Elles vivent , comme celles du Br ésil, sous les écorces.
La suivante, très- Here à Santiago, nl , UÜ. infanus , mihi ; vit dans les amas d’ordures, les excrémens humains, les liéux d’éisanices ‘ét autres endroits fau à Rio-Janeiro. une espèce, de, ce genre ,. P bi- REA à Dej., N. Sp. ; Hi elle vit sur. les bords de ka Baie, .dans les cadavres rejetés par Hi mer, nt So “ent dans le sable humide. i À
Diaperis (Geoflroy). — Toutes les espèces de ce genre vivent sous les 'écorces humides, dans les bolets et les plaies des arbres. Leur démarche est plus agile que celle de la D. boleti d’ "Europe; elle exhale la mème odeur , Et se couvre comme %es Sean de Ja liqueur qui Ja produit, AE
On irouve très- -communément ie D. affinis “ Dej. ) AU BiéiPltdans da province de Monteyidep ; ; elle est rare de l'autre côté de La Plata. Avec elle ) hais seulement au Brésil, on rencontre communément deux espèces à taches rouges sur les élyires, D. cruentala ; Dei. 1. fas= ciata, Fab. Les deux suivantes D. histrio et helopioides , Dej., N. Sp., sont cu plus rares.
Touies ces espèces ont le corcelet inermè chez. les deux sexes. Dans la suivanie, à corps plus du et
presque globuleux , le mâle offre deux tubercules'sur le
Qror
sien , À). diümidiata , Dej., N. Sp. J’ai trouvé une seule fois les deux sexes dans un bolet.
Eustrophus (Niger). — Ces insectes vivent dans les plantations, sur le tronc des arbres abattus, où on Îles trouve quelquefois en réunions assez nombreuses. Leur démarche est très-agile, et ils peuvent sauter à une certaine hauteur. Ils exhalent une odeur faible , voisine de celle des Diaperis. J'en ai rapporté quatre espèces PCR. 15-maculatus, Manherheim, tomentosus, bi-punctatus,. bi-signatus, Dej., N. Sp.
Boletophagus (Fab. ). — J'en ai rapporté deux.espèces , à corcelet muni en devant d’une corne allongée, aplatie et dilatée à son extrémité , B. cucullatus et monocerus , Dej., N, Sp. Toutes deux sont rares et se trouvent sous les écorces desséchées dans les plantations. Leur démarche est lente, et elles exhalent la même odeur que le genre qui précède.
Epitragus (Lat.).— Les habitudes de cegenre s’éloignent de celles des précédens, et les rapprochent de certaines espèces d'Hélops. On les trouve sur les feuilles, volant dans les bois, principalement vers le soir. Ils n’exhalent aucune odeur. On wouve communément au Brésil, pendani la saison pluvieuse, VÆ. æneus, Dej. Les Andes.et le Tucuman en fournissent plusieurs espèces d'assez. grande taille : Æ. ÆAndorum, jaspideus , müihi, stricticollis, monticola, meticulosus ; helopioïdes , Dej. Toutes sont nouvelles.
Dircæa (Fab.). — Jai trouvé au Brésil deux espèces dece genre, qui vivent dans les bolets et dans les troncs
desséchés, en y creusant des trous eylindriques assez
Case > profonds; D. bi-lineata , Dej., N. Sp., la plus grande du genre , et D). fuscipennis , Del.
Nilio (Lat.). — Ces insectes vivent sur le tronc des arbres , contre lesquels on les trouve collés ou grimpaut fentement. Quand on Îles touche, ils se cramponnent assez fortement aux aspérités de l'écorce , et ramènent leurs antennes sous le corcelet ; lorsqu'on les tient , ils contractent leurs pattes à la manière des Coccinella et restent assez long - temps immobiles. Leur odeur est assez forte et pareille à celle des /Zelops. On trouve communément au Brésil deux espèces , N. fasciculatus et reticulatus , Dej. J'en ai rapporté une autre qui paraît rare , JV. fusculus, Dej., N. Sp. |
Helops (Fab.). — Ce genre, tel qu’il est étabfi dans le Catalogue dé M. le comte Dejean , renferme une grande quantité d'espèces de formes et de mœurs différentes. On l’a divisé depuis, mais il y règne encore une grande confusion , et par conséquent de nouvelles coupes génériques à établir. En admettant que Ja dénomination d’ÆHelops soit restreinte aux {7. cæruleus , lanipes , caraboides de Fabricius et autres espèces analogues , ce genre w’existerait pas dans l'Amérique méridionale ; ou du moins je n’y en connais aucun.
Ceux dont les antennes sont légèrement en scie à partir du sixième article , le corcelet presque carré un peu élargi postérieurement, le corps allongé et bombé, ‘et qui constituent le genre Campsia de MM. Lepelletier et Serville, se rapprochent des Tenebrio par leurs habi-
tudes. On les trouve dans les mèmes lieux , et ils exha-
lent la mème odeur , sans se couvrir néanmoins d'une
liqueur caustique comme ces derniers. Quoique pourvus,
d'ailes, je ne les ai jamais vus voler. 1. mullipunctatus, acutipennis , elongatus, cupreus, flavicans , Dej., etc. Tous sont de grande taille.
Les suivans ont les mèmes habitudes, mais diffèrent beaucoup des précédens par leurs formes. Ils pourraient constituer quatre genres bien distincts. Le premier renfermerait les Æ7. pterocerus et bi-nodosus , Dej.; tous deux rares au Brésil. Le second , les Z7. productus, Dej., commun sous les écorces humides, et glaucus , ejusd., avec le précédent, mais plus rare. Le troisième, les Helops angulatus, Dej., très-commun au Brésil ; antiquus, cjusd., très-rare. Le quatrième enfin, les 7. punctatissimus , fulvipennis , corvinus , Dej., du Brésil , et cariosus , ejusd. N. Sp., wès-commun dans la province de Montevideo.
D’autres, dont la forme est très-voisine de celle des Campsia, mais qui en diffèrent par leurs habitudes, pourraient en être séparés. Ils vivent sur les feuilles , le tronc des arbres à l’extérieur , et on les trouve, fréquemment volant dans les bois pendant la grande chaleur du jour. Leur odeur est beaucoup moins forte que celle des précédens. Æ. marginellus, Dej., fasciatus, Fab., zebra , histrio, rufipennis , iris, fulgidus , Dej., etc.
Ceux qui composent les genres Stenochia, Kirby, et Sphenosoma, Dej., vivent comme les précédens : Stern. violacea , Fab., cylindrica, limbata, bi- maculata , decora, lepida, aulica, pulchella, femoralis, Dej.,etc.; Sphen. acuminata, ejusd. N. Sp.
Sphærotus (Kirby). — Ces insectes, qui faisaient également partie du genre Æelops avant que M. Kirby les en séparàt, se trouvent à terre sous les bois morts,
où grimipent, mais sans s'élever beaucoup au-dessus du sol, contre le tronc dés arbres, Îles clôtures dans les plantations , ete. Leur démarche est lente , et leur odeur est semblable à: celle des Campsia. Ns se distinguent d’ailleurs de tous les autres Æelops en ce qu'ils sont privés d'ailes. J’aï trouvé assez communément au Brésil le S. curvipes, Dej., et une autre espèce nouvelle plus petite , S. lœvigatus , Dej. ; celle-ci paraît rare.
Allecula (Fab: ). — Quoique bien distincts des Hélops pat leurs caractères, cès insectes’ s’en rapprochent par leurs habitudes et plus encore par leur odeur qui est absolument la même. On les trouve sous les écorces!, rarement sur les’ feuilles; et, quand'on les prend, la plupart se couvrent d’ane liqueur abondante qu'ilé rendent par la bouche et les parties latérales de leur corps. Leur démarche est difficile, quoïque leurs mouvemens soient très-vifs. La forme de leurs pattes ne leur permet pas d'avancer en ligne droite , et ils tombent à chaque instant sur le côté. Quoique pourvus d'ailes, ils volent rarement. Presque tous vivent en réunions plus ou moins nombreuses. On trouve communément au ‘Brésil les suivans : Æ. apiatai, metallica, ænea, pubescens , affinis , femorata, carbonaria, Dej., ett. Buénos- Ayres en offre une espèce qui se trouve également dans le Tucuman, et qui est comhiune toute l'année, 4. brunnea, Dej., N. Sp. |
Lagria(Fab.). — J'en ai trouvé deux espèces au Brésil qui vivent sur les feuilles Comme celles d'Europe, L. prœusta'et melanaria, Dej., N. Sp.
Statyra (Lat.). — Les espèces de ce genre vivent
ioutes sur les feuilles en s’y tenant collées comme les
( 195 ) Agra, avec lesquelles on les confond facilement au premier coup-d’œil , leur forme ayant beaucoup de rapports avec celle de ces dernières. Elles s'échappent de même quand on touche à leur retraïte ; et volent assez bien. J'ai rapporté:les espèces suivantes : S. agroides , Dej. ; geniculata, morbillosa, ejusd. N. Sp.
Prostenus(Lat.).— Les Prostenus sont de jolis insectes du Brésil , ordinairement pubescens et ornés de couleurs agréables, qui se trouvent sur les feuilles et les fleurs , marchant assez lentement ; ils ne se laissent pas, oinber quand on les approche, et n’exhalent aucune odeur particulière. Je ne les aï jamais vus voler, quoiqu'ils aient des ailes: On trouye assez fréquemment le P4 equestris ( Anthicus Langsdorfi du Cat. de NT. le comte Dejean). Les autres, P: pilosus, Dej.; monitijerus) Manherheïm; cyaneus, sex-maculatus, sex-puncetatus , Dej., sont beaucoup plus rares.
Ripiphorus, Bosc.; Pelecoioma, Fischer’, Mordella, Lin. — Je réunis ensemble ces troïs genres, dont les espèces offrent les mêmes habitudes que leurs-congénères d'Europe. On les trouve sur les fleurs ; quelquefois sur les feuilles , et elles s'échappent avec vitesse quand on veut Îles saisir. On en trouve plusieurs espèces au Brésil : Rip. collaris, Dej:, N. Sp.; Pel: varia; nebulosa , Dej:, leucophæa,, murina | ejusdi NV. Sp; Mord. lunifera; Dej:; scutellaris, Fab. | maculiventris ; anthracina, aulica ; strigosa, multiguttata , Dey., N: Sp: Au Chili j'ai trouvé'abondamment sur des ombellifères, dans les environs de Santiago , 7, 5-guttata, d'Urville!, chilensis ,; Dej,
Horia (Fab.): — Je n'ai trouvé au Brésil que l'espèce
déjà connue, 1. maculata, Fab. Elle n'est pas rare aux environs de Rio-Janeiro, et elle vit sous les écorces. Son vol et sa démarche sont lourds, et elle rend par la bouche une liqueur jaunâtre d’une odeur particulière , intermédiaire entre celles des Æelops et des Lytta.
Tetraonyx (Lat.). — J'ai rapporté un assez grand nombre d'espèces de ce genre. Toutes vivent sur les plantes basses , les feuilles ; volent assez bien, et répandent la mème odeur que les /Æoria. La plus grande espèce, 7. cyanea, Dej., est très -rare aux environs de Rio-Janeiro, mais paraît commune dans la province de Saint - Paul et à l’île Sainte - Catherine. On trouve , au contraire , en abondance, près de la ville ci-dessus, le 7°. G-guttata , Dej. Les suivans sont beaucoup moins communs, 7. luctuosa, femorata , flavicollis , transversalis, subcincta, discicollis , Dej., N. Sp. On n’en trouve aucun à Buénos-Ayres.
Lytta (Fab.). — Les Lytta d'Amérique ont les mêmes habitudes que celles d'Europe pour ce qui concerne la nourriture , la démarche et le vol ; mais elles en difièrent par leur odeur , qui est infiniment moins forte, et qui indique que leur propriété vésicante est beaucoup moins active , ce qui à lieu en effet. Quoiqu’on les emploie aux mêmes usages que notre L. vesicatoria , les pharmaciens préfèrent celle-ci, qui produit beaucoup
plus d’effet, et la font venir d'Europe. Quelques -unes,
vivent en sociétés nombreuses comme l'espèce en question , tandis que d’autres ne se rencontrent qu'isolées ou en réunions composées de peu d'individus. Parmi, les premières , je citerai les L. conspersa et punctata, De), qui paraissent à Buénos-Ayres, en décembre , et qui
ne se montrent guère que pendant un mois ou six semaines. Parmi les autres , sont les Z. fucata, affinis , capitata, Dej., du Brésil ; femoralis, Dej., du Chili, et Lacordairei , Dej., N. Sp. , grande et belle espèce du Tucuman.
OEdemera (Oliv.). — J'en ai rapporté deux espèces du Brésil, OE. grandis et melancphtalma, Dej., N. Sp., et une de Buénos- Ayres , qui ne diffère en rien de l'OE. notata , Fab., qu’on treuve dans le midi de la France. Leurs habitudes sont les mêmes que celles de leurs congénères d'Europe.
CURCULIONITES.
Cette famille est, après celle des Crysomelines, la plus nombreuse en espèces dans les rays situés sous les tropiques. Comme celles de nos pys, toutes vivent de substances végétales, et ne préentent de difrence un peu sensible que dans leur d&arche et dans le vol, dont quelques-unes ne font jamaïusage, quoique possédant des ailes. Les espèces apières, &ez abondantes dans l’ancien continent, sont en très -ptit nombre en Amérique , et parmi celles qui se trouvat dans ce cas, aucunes ne vivent exclusivement dans ?s terrains sablonneux et arides, comme les Brachcerus, Bronchus , etc. , de l'Afrique. Ces genres et lurs analogues n’ont point, que je sache, de représentai dans le Nouveau-Monde.
M. Schœnherr, dans son beau trava sur cette famille , l’a divisée en un très-grand noml: de genres et de sous-genres. Tout en suivant $a méth& , je ne ferai
(168) usage des uns et des autres qu'autant que les différences dans les habitudes le rendront nécessaires.
PBruchus. — B. cayennensis, Dej., commune aux environs de Ric-Janeiro, sur les feuilles dans les bois ét sur les troncs des arbres. Vol assez agile, démarche mois vive que celle des petites espèces de nos pays. PB. Robiniæ , Fab. Commune sur les fleurs; vol et démarche plus agiles que dans l'espèce précédente. On en 1rouve deux espèces à Euénos-Ayres , qui vivent comme la dernière, B. acanthocnemus et cognatus, Dej., N. Sp.
Anthribus (Geoffroy). — Toutes les espèces de ce genre se tiennert sur les troncs des arbres, les clôtures des plantations, etc. jamais on ne les trouve sous les écorces et très-rarementsur les feuilles. Quoique toutcs soient pourvues d’aile, la plupart en font rarement usage. Chez celles-ci 1: démarche est toujours lente, D’autres, au contraire, vlent avec beaucoup de rapidité , et courent irès-vite.
Parmi les remiers, je citerai : 4. cylindricus, Dej. , très-comun sur les arbres abattus dans les plantations. Il se Lsse tomber à la moindre apparence de danger. 4. glucus , Dej., mêmes mœurs que le précédent, mais beucoup plus rare. Dans ces deux espèces et dans quelqes-unes des suivantes, les antennes du mâle égalent jesque le corps en longueur. Jamais ils ne volent. #.urculioides, Dej.; grande et belle espèce assez commun aux environs de Rio-Janeiro et très-rare dans l’intérier. 4. tigrinus, Lacordairei , costaius, sulphureus, ioratus ; echinatus, asperatus ; hirtipes, sordidus | bibinosus , iræqualis , coffeæ ; funebris,
ejusd. , etc. Mnes mœurs que les précédens, mais ils
font plus fréquemment usage de leurs ailes ; leur vol est assez agile et se prolonge peu.
Parmi les seconds, je ne connais que deux espèces :
A. luctuosus et dorsiger, Dei. , toutes deux courent irès-vite et prennent leur vol avec la mème rapidité qu'une mouche quand on veut les saisir.
Attelabus (Lin.). — A. melanocephalus, Dej., variegatus, lineaticollis, rufescens, ejusd: N. Sp. Mèmes habitudes que leurs congénères d'Europe.
Rhynchites (Herbst.). — R. cyaneus, Dej. Très-rare au Brésil , sur les feuilles. Il vit comme nos espèces d'Europe.
Brentus (Fab.). — Toutes les espèces de ce genre, sans exception, vivent sons les écorces sèches ou à demi décomposées où l’on trouve quelquefois rassemblées par centaines les espèces suivantes : B. anchorago , canaliculatus , volvulus, Fab., vulneratus et crassicornis, Dej. Les autres sont un peu moins communes. On les trouve aussi quelquefois à l'extérieur, grimpant contre le tronc des arbres , d’où elles se laissent tomber quand on veut les saisir. Leur démarche est lente et embarrassée par leur long bec et leur corcelet qui retombent à chaque pas qu’elles font. Les mâles, en marchant, agitent sans cesse leurs antennes comme certains Hyménoptères du genre Tenthredo. Quoique pourvus d'ailes, ils ne volent jamais. On trouve assez souvent des espèces différentes accouplées ensemble.
Celles sur lesquelles M. Schœnherr à établi son sous-genre Ærrhenodes, B. singularis, mandibularis, exsertus, affinis, Dej. , sont plusrares que les véritables Brentus, et aiment à s’enfoncer dans le bois en
(11601) décomposition. Leur démarche est également lente , maïs moins embarrassée que celle du genre en question.
Taphroderes (Schœnherr.). — Genre établi par ce savant sur des Brentus à corcelet comprimé latéralement. Je n’en ai rapporté qu’une espèce , 7. simus, Dej., N. Sp., qui vit comme les autres Brentus.
Rhinotia (Lat.). Belus, Schœnherr. — Genre commun à la Nouvelle - Hollande et au Brésil. J’en ai rapporté trois espèces de ce dernier pays : À. variegata, similis , prœusta, Dej., N. Sp. On les trouve sur les plantes basses , ou volant dans les bois. Leur vol est pareil à celui des Lycus, avec lesquels leurs couleurs leur donnent de la ressemblance, ainsi que l'habitude de fléchir leurs antennes et de simuler la mort quand on les saisit.
Ulocerus (Schœnherr). — Mèmes mœurs que les Brentus, dont ils ne diffèrent guères que par le nombre des articles de leurs antennes. On trouve assez communément aux environs de Rio-Janeiro l'U. squalidus, Dej.
Rhigus (Dalman). — Chlorima , Dej. , Cat. Toutes les espèces de ce genre , remarquables par leur taille, la beauté de leurs couleurs, ou la bizarrerie de leurs formes, vivent sur les feuilles des arbrisseaux ou des plantes basses. Leur démarche est lente, et elles ne volent presque jamais. Or ne les trouve qu'isolées. Les deux espèces les plus communes aux environs de Rio-Janeiro, sont les À. draco ( C. Schupellii, Germar), et arrogans, Dej. Les autres, À. obesus, iumidus, multipunctatus, pardalinus, costatus , ejusd., sont beaucoup plus rares. Je n’en connais point de Buénos-Ayres ni du Tucuman.
( ax j
Entymus ((ermar). — Les deux espèces que j'ai vapportées, Æ. imperialis, Fab., et nobilis, Oliv., vivent en société sur une espèce de mimosa. Ces arbre: en sont quelquefois chargés au point de plier sous le faix. Ils sont plus communs dans l’intérieur du Brésil qu'aux environs même de Rio-Janeïro, et je ne «crois pas qu'ils s’éloignent des tropiques.
Thylacites (Germar).— 7. nebulosus, Dej. , wicinus. canus, ejusd. N. Sp. ; sur les feuilles et les plantes basses, où on les irouve quelquefois réunis en assez grand nombre.
Naupactus (Megerle ). Brachyderes, Lepiocerus, Schœnherr. — On trouve au Brésil un assez grand nombre d’espèces de ce genre. La plupart vivent sur les arbres et quelques -unes sur les plantes peu élevées ; de ee nombre est Îe-géant du genre, N. rivulosus, qui est assez commun. On.en trouve plusieurs à Buénos-Ayres. N. bonariensis, Dej., N. Sp.; durius, xanthographus , ejusd., très -communs sur le tronc des arbres ; NN. bi-viüttatus , beaucoup plus rare que les précédens; N. leucosoma , Dej., N. Sp., à terre , sous les herbes, depuis la ville en question jusqu'aux Andes.
J'en ai rapporté du fucumar une très-belle espèce, N. bi-vittatus, qui vit sur les mimosas , et qui n’est pas rare à San-Luis et Mendoza.
Dans cegenre ou reconnaît facilement les mâles à leur forme plus allongée et plus cylindrique queles femelles, et leur corcelet proporiionnellement plus grand.
Cyphus (Schœnherr ).— Les espèces de ce genre ont les plus grands rapports de mœurs et de faciès avec les Rhigus, et il est difficile de ne pas les confondre au