XXI IX
( 162 ) premier coup d'œil avec ces dernicrs. Les grosses espèces C. Latreillei , albiventris, prasinus, dorsalis, Dej., etc., vivent sur les arbres et principalement, sur les Mimosas. On ne trouve que là une très-jolie espèce remarquable par les longs poils dont elle est hérissée. L. Lacordairei , Dej. , N. Sp. Les autres de taille plus petite, et la plupart de couleur blanche, C. gibber, Fab. ; trèscommun, zuveus, ejusd., albissimus, spiniferus, Mutillarius , Dej.; Besckii , Germar ; fasciatus , Dej., etc., fréquentent de préférence les arbrisseaux et les plantes basses dans les plantations. On trouve à Buénos-Avyres une espèce de ce genre, la seule que j'y aïe jamais vue, C. pulverulentus , Dej., N. Sp.
Les mêmes habitudes sont communes aux genres suivans :
Eustales (Germar). — Æ. inæqualis , speciosus , lineatus , flavolineatus , modestus , Dej.
Diaprepes(Schœnherr ). — D. confluens , Fab.,sur les feuilles. Sans être bien rare, il n’est pas trèscommun.
Entyus (Schœnherr). — ÆE. tri-fasciatus, Dej., assez commun.
ÆHypsonotus (Germar ). — Genre nombreux en espèces dont quelques-unes remarquables par la richesse de leurs couleurs. {7. decorus , Dej. ( dives , Germar) ; fasciatus , squamosus , fastuosus , Dej. ; lama , Schæœnherr, etc. ; j'en ai rapporté un assez grand nombre d’espèces nouvelles.
Lisiroderes (Schœnherr). — L. morbillosus ; Dej. ; du Brésil. L. sordidus, bituberculatus, Déj.; de Buenos- Ayres. Ce dernier est commun et se trouve toute l’an-
( 163 ) née sous les écorces des arbres. J.. obliquus, Dej., N. Sp. ; du Fucuman.
Hypera (Germar). — 1. litigiosa , timida , Dej.: Nov. Sp. de Buénos-Ayres.
Pachygaster (Germar). — Ÿ. Bonariensis, Dej.; N. Sp. de Buénos-Ayres.
Hyphantus (Germar).— 1. baccifer, Germar ; seule espèce connue de ce genre ; commune au Brésil.
Lixus (Fab. ). — J'ai rapporté un assez grand nombre d'espèces de ce genre. Toutes vivent sur les feuilles, et sont couvertes d’une poussière Jaurâtre qui s'enlève au moindre attouchement , mais qui se renouvelle peu de temps après. Aucune n'est bien commune. ZL. brasiliensis, Dej. ; parallelus, conformis , vestitus , vicinus , impressicollis, longulus, ejusd. N. Sp.
Heilipus ( Germar ). — Les habitudes de ce genre diffèrent de celles des précédens, et sous ce rapport ils se rapprochent des Cryptorhynchus. On ne les trouve presque jamais sur les feuilles , mais sur le tronc des arbres, dans les fentes et les cavités que présente leur écorce. Quand on veutles saisir, loin de se laisser tomber, ils se cramponnent assez fortement aux aspérités de sa surface. Lorsqu'on les tient, ils ne contrefont pas les morts. Ilsne volent jamais. Les espèces sont très - multipliées, et toutes de moyenne taille. J’en ai rapporté une trentaine dont je ne citerai que les plus remarquabies : 7. albocinctus, luctuosus, Dej. ; N. Sp., rufirostris, bi-signaus , bi-notatus, pupillatus , multiguttatus , decipiens, spinosus , ejusd. , etc.
Cholus (Germar ), — €. flavo-fasciatus, albo-fasciatus Dej.; amabilis, stupidus , ejusd. N. Sp. ; mêmes
habitudes que les précédens , si ce n’est qu'ils font plus fréquemment usage de leurs aïles.
Archarias (Dej.).—Dyonichus, Germar ; les grandes espèces à élytres planes, 4. lugubris, tristis, compressus, (circumdatus, Germar) ; excavatus, circumductus, Dej.; vivent, comme les heilipus , sur le tronc des arbres , et s’y trouvent ordinairement immobiles ; les autres à élytres convexes, À. bicinctus, albo-notatus, granulatus, sulcatus , Dej., etc. , se trouvent presque toujours sur les feuilles, dont elles se laissent tomber quand on veut les saisir. Le dernier est le plus commun de tous.
Amerhinus (Schœnherr).— Des trois espèces que jai rapportées, deux, 4. Dufresnit, Leach , et ynca, Schonherr, sont extrêmement communes aux environs de Rio- Janeiro. La troisième, 4. concinnatus, Dej. , est au contraire rare. Toutes vivent sur les feuilles, les plantes peu élevées , et se laissent tomber quand on approche pour les prendre.
Baris (Germar ).—On trouve quelquefois réunies en assez grand nombre sur les feuilles , les B. metallica, rubricollis, Dej. ; les auires espèces ; 5. bicolor, melanocephala , inæqualis, nitida, arcuata , Dei. ; argentata, gagatina , melancholica , ejusd. N. Sp., vivent de même, mais sont un peu moins communes. Ces insectes ne se laissent pas tomber à terre quand on veut les prendre , et ne volent presque jamais.
Cratosomus (Schæœnherr ). — Les uns C. superbus , pollinosus , pardalinus, Dej., sticticus , Germar, à corps très-bombé et arrondi, vivent sur les feuilles et les plantes basses : les autres à corps un peu aplati, presque carré, et couvert d’aspérités, C. Lacordairei,
albo-maculatus , Dej., se trouvent plus communément sur le tronc des arbres. Toutes se laissent tomber au moindre signe de danger.
J'en ai rapporté une belle espèce de Cordoba , C. Latreillei, mihi.
Cryptorhynchus (Nliger). — Les nombreuses espèces de ce genre vivent presque toutes sans exception sur le tronc des arbres , d’où elles se laissent tomber quand on vient pour les saisir. Leur démarche est lente, et elles ne volent presque jamais. Quand on les prend, elles simulent la mort, cachent leur trompe dans la cavité de leur poitrine et appliquent leurs pattes contre le corps : mais elles ne restent pas long-temps dans cet état, et reprennent leur mouvement dès qu’elles croient le danger passé.
On en trouve plusieurs espèces à Buénos-Ayres, et j'en ai trouvé plusieurs d’assez grande taille sur le sommet des Andes.
On retrouve les mêmes habitudes dans les genres Wacromerus , Pinarus, Dyorimerus, Schœnherr.
Bagous ( Germar ). — Je n’ai trouvé aucune espèce de ce genre au Brésil ; mais il en existe plusieurs à Buénos-Ayres, B. cinereus, nebulosus , spadiceus , Dej., N. Sp. Elles vivent sur le tronc des arbres.
Scleropterus (Schoœnherr).— Je n’en connais qu’une espèce assez rare au Brésil, S, spinicollis, Dej. ( granicollis , Germar ; cacicus , Salhberg ) ; elle a les mêmes habitudes que les 4merhinus.
Zygops, Schœnherr, Lat. ( Eccopius , Dej.). — Ces insectes ressemblent, à la première vue, à des petits Cryptorhynchus ; mais ils s'en éloigneut beaucoup par
leurs habitudes , ainsi qne de presque tous Îles autres Curculionites. Ce sont les plus agiles de cette famille tant pour la démarche que pour le vol. On les trouve toujours sur le tronc des arbres , et dès qu'on approche ils s'enfuient en courant avec la plus grande rapidité ou se laissent tomber ; mais dans ce dernier cas il est rare qu'ils arrivent jusqu’à terre , car ils prennent ordinairement leur vol au milieu de leur chute. Quand on les tient , ils contrefont les morts comme les Cryptorhynchus.
Les espèces en sont assez nombreuses, et je n'en citerai que quelques-unes : Æ. asio, lineatocollis, dorsalis, Dej., caliginosus, marmoreus , nebulosus, ejusd. N. Sp.
Les Piazorus, dont M. Schœænherr n'a fait qu'un sousgenre des zygops , ont les mêmes habitudes, mais mériteraient de faire un genre à part par la forme différente de leur corps. P. difformis , Dej. ; ciliatus , Germar ; costato-punctatus , Dej., etc.
Centrinus et Furhinus (Schoœænherr). —- Les espèces de ces deux genres , la plupart remarquables par l'état métallique de leurs couleurs , ou les deux cornes dont est armée la poitrine des mâles, se trouvent sur les feuilles, d’où elles se laissent tomber quand on veut les saisir, surtout les espèces à corps gibbeux et arrondi : les autres à élytres presque planes sont beaucoup moins timides. Ces insectes sont assez communs, et l’on en connaît déjà un grand nombre d’espèces.
Rhina ( Lat.). — Il existe maintenant dans les collections plusieurs espèces de ce genre. Je n’en ai trouvé qu'une, /. barbirostris , Lat. , la plus anciennement
connue et qui a servi de type au genre. Elle n'est pas
rare au Brésil sur les feuilles où elle marche lentement, et se cramponne quand on veut la prendre. Les individus diffèrent beaucoup pour la taille.
- Calandra (Fab.). — La larve de la plus grande espèce de l'Amérique, Cal. palmarum , Lin. , vit exclusivement dans les palmiers , et l’insecte parfait est commun partout où il y a de ces arbres. On les voit paraître en grande quantité le soir. Leur vol est bruyant et rapide , mais peu élevé au-dessus de terre. Cette espèce se trouve jusqu'à Corrientes où cessent de croître les palmiers : au Brésil on ne mange pas la larve. Les autres espèces volent également bien et se trouvent pendant le jour sur le tronc des arbres et les feuilles.
À Buénos-Ayres et à Montevideo on en trouve communément deux : C. signaticollis et spreta , Dej. Sous les amas de plantes et les cadavres desséchés. Il en existe une troisième de la grandeur de notre C. granata, noire , avee quatre points rouges sur les élytres , qui fait beaucoup de ravages dans les grains qu'on conserve dans les maisons.
J'en ai rapporté du Tucuman une autre de moyenne taille, C. tucumana, Dej. ; N. Sp.
Acorynus (Dej. ). — Ces insectes vivent sous les écorces décomposées où l’on trouve assez communément l’4. morbillosus , Dej.
Cossonus ( Schœnherr ). — Mèmes mœurs que les précédens. On trouve très-communément les deux espèces suivantes, C. hæmorrhoidalis, Dej. ; affinis, ejusd.
NirSp.
{ 168 } XYLOFHAGES.
Les derniers genres de la famille précédente condursent naturellement à celle-ci, où les habitudes sont entièrement d'accord avecla classification systématique et ne font que la confirmer, tous les Xylophages. vivant dans le bois, surtout dans celui qui est sec. Quelques-uns , cependant , habitent de préférence sous les écorces décomposées , et un petit nombre dans Îles maisons, où ils exercent des ravages souvent considérables dans les substances végétales que nous y conservons. Tous sont pourvus d'ailes ; mais la plupart n’en font jamais usage. Aucun n'exhale d’odeur particulière.
Leurs mœurs ayant le plus grand rapport avec ceux de l'Europe , n’exigent aucun détail , et je ne ferai presque que mentionner les genres que j'ai observés en Amérique en indiquant quelles sont les espèces les plus communes.
Hylurgus { Lat.). — Je n'en ai trouvé qu'une esvèce, /7. subcostatus, Dej., N. Sp.; commune au Brésil sous les écorces humides.
Hylesinus (Fab.).— H. grandis, assez commune au Brésil. Mêmes habitudes que le précédent.
Camptocerus (Dej. ). — La seule espèce connue , C. œæneipennis, Fab. , n'est pas très-commune au Brésil. Elle vit dans le boïs mort et y creuse des trous assez profonds. On la trouve aussi à Cayenne.
Scolytus ( Geoffroy ). — S. anthracinus, Dej. N. Sp. du Brésil, dans leboïs mort.
Bostrichus (Geoffroy). — Je n’en ai trouvé qu'une
( 169 ) espèce au Brésil, remarquable par la forme bizarre de son corcelet. Elle vit comme ses congénères d'Europe.
Platy pus ( Herbst). — Les espèces de ce genre sont assez nombreuses. On les trouve toujours dans les trous qu'elles creusent dans le bois mort. Elles volent assez bien. P. subcinctus, melanocephalus, prœustus, De. ; denticornis, abbreviatus, fuscus, ejusd. N. Sp. Du Brésil. P. testaceus , de Buénos-Ayres. On y trouve également le P. prœustus ci-dessus.
Apate (Fab.). — Genre aussi nombreux en espèces que le précédent. On les trouve sous les écorces sèches , et tous volent facilement. 4. {-dentata, Dej. (se trouve aussi à Buénos-Avyres), mutica, axillaris, dentata , inæqualis , Dej.; du Brésil. ÆZ. curta, chilenàs, mihi N. Sp.; du Chili. Cette dernière espèce y est assez commune , et on la prend surtout au vol le soir dans les maisons.
Bitoma ( Herbst). — Je n’en connais qu’une espèce de Buénos-Ayres , d'assez grande taille pour ce genre, et qui se trouve toute l’année sous les écorces. Elle n’y est pas rare non plus qu'à Montevideo. B. impressicollis, Dej., N. Sp.
Colydium (Fab.). — C. sulcicolle , Dei. ; brasiliensis, ejusd. N. Sp., communs au Brésil sous les écorces humides.
Trogosita (Fab.). — Les unes, à corps allongé, assez épais et presque cylindrique, vivent toutes dans le bois sous les écorces sèches ; les autres, à forme plus large et plus déprimée, habitent de préférence les maisons et y détruisent la plupart des fruits secs qui s’y trouvent. Toutes volent bien et principalement le soir.
Parmi les premières, je citerai 7. œnea, Fab., la plus commune de toutes au Brésil et à Buénos - Ayres ; impressicollis, Dej., commune également au Brésil ; major, Dej., N. Sp. , l’une des plus grandes du genre, rare au Brésil; cyanescens, Dej., de Buénos-Ayres ; nitidula , Dej., N. Sp., du Brésil.
Parnu les secondes, 7. caraboides, Fab., au Brésil et à Buénos-Ayres, où elle a sans doute été importée par les navires à bord desquels je l’ai toujours trouvée assez communément. 7°. sobrina, tenebrioides , Dej., ovata, pygmea , ejusd., N. Sp.
Passandra (Dalman ). — P. rufa, Fab. Assez commun au Brésil, sous les écorces ; on le trouve quelquefois volant le soir.
Cucujus (Fab.). — Je n’en ai trouvé au Brésil qu'une espèce , et qui paraît rare. Elle vit sous les écorces ; C.. mandibularis , Dej.