‹ Annales des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 35 sur 78 · XXL · texte numérisé non relu

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cables quand 11 s’agit de faire connaître les terrains successifs et l’ordre de leurs successions ; attendu que la même roche, considérée minéralogiquement, peut se remontrer dans les terrains d’âges différens , et que réciproquement les terrains appartenant au même âge peuvent se composer de roches très-diverses.

Quant aux terrains eux-mêmes, c’est par les plus nouveaux qu'il en commence l’histoire, et il divise cetie histoire en deux périodes , qu’il suppose exprimées dans l’ancienne Mythologie par les règnes de Jupiter et de Saturne ; la plus récente est celle où rous vivons, et qui a succédé à la dernière des grandes catastrophes auxquelles la surface de notre globe a été en proie. Les mutations y sont peu considérables , et se réduisent à quelques volcans , aux alluvions transportées par les eaux, et à quelques dépôts formés par elles de substances qu'auparavant elles avaient dissoutes. L'autre est cette période tourmentée , où des formations se succédaient , se culbutaient, où la vie paraissait et s’anéantissait alternativement sur différens points, où le globe, comme Saturne , dévorait ses enfans.

Cette période, qui n’a point eu d'hommes pour témoins, forme essentiellement le sujet des conjectures et des systèmes des géologues ; mais, ce qui n’a rien de conjectural, c’est la nature et la position relative des terrains qui en ont été les produits, et celle des êtres organisés dont ils recèlent les dépouilles. M. Brongniart y distingue aussi des terrains de transport, des espèces d'alluvions , des terrains de sédimens , qu'il divise en supérieurs, moyens et inférieurs, les inférieurs étant

toujours les plus anciens et les plus généralement éten-

Au

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