‹ Annales des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 53 sur 78 · XXI. — Décembre · texte numérisé non relu

XXI. — Décembre

tion neuve, originale, que l’art pratique n’eût peutêtre pas tentée, et qui lui ouvre ainsi la voie.

3. Dès mes premières expériences sur les fonctions propres des diverses parties qui constituent l’encéphaie , J'ai fait voir que la méthode, employée jusque-là dans ces expériences , était radicalement vicieuse : 1° parce que , en se bornanit, comme tous les expérimentateurs avaient toujours fait jusqu’à moi , à ouvrir le crâne par un trépan , et à enfoncer un irois-quarts ou un scalpel par cette ouverture , on ne savait jamais réellement ri quelles parties on blessait, ni conséquemment à quelles parties il fallait rapporter les shénomènes qu’o1 provoquait; 2° parce que, avec ces ouvertures de trépan , telles qu’on les faisait, on compliquait, presque toujours, les effets propres de la lésion d’une partie donnée, des effets plus ou moins généraux produits, soit par les

épanchemens de sang, soït par les exubérances céré-

brales ; ce qui, mêlant et confondant tout , ne permet-

tait d'obtenir aucune fonction distincte.

4. Cependant, cette distinction des fonctions étant le but mème des expériences , et ce but ne pouvant être atteint que par l'isolement des parties, il est évident que le premier pas à faire était d'imaginer une méthode qui isclt ces parties. Mais il est évident aussi que, le procédé expérimental n'étant autre que le procédé opératoire, Ja réforme apportée dans l’un, devait aussi être apportée dans l’autre ; car il n’imporie pas moins en chirurgie qu’en physiologie , dès qu’on agit sur le cerveau , et de discerner les parties qu'on blesse , et de prévenir la complication , soit des épanchemens , soit des exubérances.

..5: Je me propose de développer, dans une suite de

Mémoires , les modifications que les résultats de mes longues et nombreuses expériences sur l’encéphale me paraissent devoir introduire, soit dans les opérations chirurgicales que l’on pratique sur cet organe, soit dans les opinions médicales que l’on s est faites sur la plupart de ses maladies.

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