Moustaches blanches
7. Distance des yeux au bout du nez la plus grande des trois.
8. Distance des yeux entre eux à leur angle anterieur égalant leur distance au bout du nez.
. Bout de la queue noir en dessus, blanc en dessous.
12 à 14 lignes.
Noires à la base, blanchätres au bout.
Blanches,
Moyenne.
Aux côtes du dos oils A ? P lâches , longs de deux ? 5 î pouces; longs de trois pouces au ventre.
Fond. blanc tirant sur le gris cendré, avec une raie dorsale plus foncée.
30 à 36 lignes.
Blanches au milieu et er avant; noires à la base, en arrière et au bout.
Bord supérieur du museau blanc ; inférieur noir.
Rang supérieur et toutes celles du devant noires ; les moyennes et les postérieures, qui sont les plus longues, blanches.
La plus petite.
Distance entre les yeux plus petite que celle des yeux au bout du nez.
Bout de la queue noir en dessous et en dessus ; coloration noire plus large en dessus,
Cet aperçu nous fait voir que la Panthère Irbis est de
toutes les Panthères qui viennent d’être comparées,
celle qui a la queue la plus longue ; d’où l’on peut con-
clure que l'individu que nous avons décrit ne peut pas
ètre un individu jeune. J’ai reconnu distinctement sur
la peau quatre mamelles abdominales , nombre qui est attribué à la Panthère par M. Cuvier. J'en ai trouvé autant sur la peau de la Panthère d'Asie, déjà plusieurs fois mentionnée , que j'ai également apportée de Semipalatna. En ce qui regarde la grande distance qui sépare les yeux du bout du nez, chez le Felis Leopardus décrit par M. Temmink , il s’est commis sans doute à cet égard une erreur typographique qui a fait mettre 3 pouces au lieu de 2. Des recherches ultérieures décideront cette question.
Il résulte de tout ce que l’on vient de lire, que l’on a connu jusqu'ici successivement quatre individus de la Panthère à longs poils de l'Asie septentrionale , savoir : le premier, qui existait au cabinet de Paris , et qui a été figuré par Buffon ; le deuxième , provenant du lac Baïkal, qui est conservé au Muséum de l’Académie de Pétersbourg depuis le temps de Pallas ; le troisième est l’individu de Perse qui a vécu à la tour de Londres, et qui a été représenté par M. Smith; le quatrième enfin setrouve au cabinet zoologique de Berlin. L’individu que nous venons de décrire ressemble exactement à celui de Pétersbourg , par la grandeur, la couleur et tous les autres détails ; et on pourrait dire de l’un et de l’autre que la figure donnée par Buffon a été faite d’après eux. En outre, la parfaite ressemblance du dessin de Smith avec celui de Buffon est manifeste.
Voici la diagnose que lon pourrait donner de cette espèce de Panthère : Fezis Irsis : Cauda longiore, corpore albido macularum nigricantium annulis ocellatis maximis irregularibus obsito, villoso.
Comme le nom de Felis Uncia a été pris sous les
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acceptions les plus différentes, et que celui d’Zrbis, donné à notre Panthère par les indigènes , avait déjà été indiqué par Müller , j’ai résolu de la désigner par ce nom , sous lequel il sera, du reste, facile de la retrouver en Âsie. Je crois avoir eu d’autant plus de raison d’en agir de la sorte que les zoologistes instruits connaïssent les difficultés que fait naître sans besoin la répétition multiple des mêmes noms affectés à des espèces entiè- | rement différentes.
J'ajouterai encore quelques caractères de la Panthère Irbis, qui pourront servir plus tard de points de comparaison avec d’autres formes :