BALISTES CALOLEPIS , Nob
PI. LIL, fig. 5.
Caractères. Corps près de trois fois aussi long que haut; profil dépassant un peu 30 degrés. — Dorsale molle, haute en avant de plus de sa demi-longueur , à décroissance d’abord rapide , puis insensible. — Aux joues, quatre séries principales de squames quadrilatères, remontant jusqu’à la fente branchiale. — Couleur uniformément jaunâtre et un peu métallique, avec une tache plus claire sur chaque squame :
ON 27. à. 29. FR
Le profil se relève de quelques degrés dans cette espèce ; mais en même temps, la ligne de la gorge et du ventre descendant moins que
dans les espèces précédentes, le corps perd de sa hauteur, ét presente aussi des formes moins massives. Le sillon préoculaire n’atteint guère que le tiers de l’espace qui sépare l'œil de la bouche.
Le premier rayon épmeux est très comprimé, un peu arqué, tronqué à son extrémité. Le sillon dorsal s'arrête à peu près à demidistance des rayons épineux à la dorsale molle. Celle-ci et l’anale atteignent rapidement une hauteur qui dépasse leur demi-longueur ; puis ces nagcoires subissent une décroissance considérable qui se ralentit bientôt, et devient à peu près insensible pour la dernière moitié de leurs rayons.
La pointe pelvienne est dégagée, oblongue, épineuse en avant. Un espace peu considérable le sépare de l'anus, et le tégument abdominal remonte vers celui-ci d’une pente peu rapide.
Le revêtement squamoïde de ce Baliste offre les particularités suivantes : Aux joues, il n’y a qu’une série de squames quadrilatères au-dessous des principales ; encore ne diffère-t-elle de celles-ci que par la grandeur de ses squames , car elle remonte comme elles vers la fente branchiale, arrivant, vu sa position relative, un peu au-dessous du point terminal de cette fente.
Les squames sous-pectorales rentrent complétement par leurs formes et leur disposition dans les séries abdominale et latérale.
La région scapulaire porte un petit groupe de squames circulaires relevées à leur centre, assez distinctes de celles qui les entourent.
Les squames latérales sont largement imbriquées, et leur partie
découverte représente un losange plus étroit que la partie couverte. Le petit diamètre de ce losange est un peu relevé, et forme une sorte d’arête mousse. Quant aux saillies que portent ces squames, elles différent par leur forme allongée des tubercules qui surmontent le reste de l’écaillure. Ce sont cette fois , et à un plus haut degré que dans l’espèce précédente, des lignes saillantes , interrompues , et anastomosées entre elles, courant d'avant en arrière. Leur plus orand développement est à l’angle antérieur, où se trouve ainsi représenté et modifié tout à la fois le premier tubercule médian.
La couleur de cette jolie espèce est un jaune métallique, dont la nuance et l'éclat ont été probablement ternis par l’action de l'alcool, mais qui justifient encore assez bien le nom de Calolepis. À cette
MONOGRAPHIE DES BALISTIDES, 609 teinte de fond s'ajoutent des taches plus pâles, une seule sur chaque squame, et toujours vers l’angle le plus voisin de sa partie couverte. Au premier abord, ilsemble que ces petites places blanches se rattachent aux particularités de structure qu'offre l’écaille à leur endroit , c’est-à-dire à une augmentation d'épaisseur de la lame ou à la plus grande saillie des tubercules ; mais, sans nier absolument ce rapport, je ferai remarquer que je retrouve des taches blanches sur les squames des joues sans modification bien apparente, n1 dans l'épaisseur de la lame, ni dans la forme des tubercules.
La caudale se termine par une zone en croissant, d’une autre nuance que l’origine de cette nageoire.
Le Muséum possède deux exemplaires du Balistes Calolepis : l’un provenant de l’île Bourbon, l’autre de l’île de France.
Le plus grand nous offre les dimensions suivantes :
Éongueur totale.” = 02480
Hauteur pectorale . . . 0,062
Hauteur pelvienne . . . 0,067 Lacie Marque vi 2.000 070715 La céphalique mesure . . . . 0,048
Synonymie. — Je crois reconnaitre cette espèce dans celle que Parra a décrite et figurée sous le nom de Cucuyo, p.19, pl. LL, f. 2.