BALISTES ELONGATUS , Nob
Caractères. Corps trois fois aussi long que haut; profil au-dessous de 30 degrés ; dorsale molle élevée de sa demi-longueur en avant, et à décroissance d’abord rapide, puis lente ; aux joues quatre rangs principaux, et un peu disjomts, de squames quadrilateres, descendant de la fente branchiale, et augmentant beaucoup de hauteur en s’éloignant de celle-ci, puis diminuant vers la bouche. — Coloration uniforme et jaunâtre :
DM. 32. À. 28. P. 15.
Ce Baliste contraste, par la longueur et le peu d’élévation de son. corps, avec les deux premières espèces de son type ; ici, en même
temps que le profil est aussi abaissé que dans ces espèces, la ligne ventrale, après être descendue d’abord assez rapidement, prend bientôt une direction subhorizontale, qui met une distance médiocre entre elle et la nageoire pectorale.
Le sillon préoculaire se prolonge jusqu’à la moitié de la distance qui sépare l’œil de la bouche.
Le premier rayon de la dorsale épineuse est plus long que dans les espèces précédentes, très comprimé, à peu près droit, tronqué à son extrémité. Le sillon dorsal occupe près des trois quarts de l’intervalle de ce rayon au premier de la dorsale molle.
La dorsale molle et l’anale participent au surcroît de longueur du corps ; elles s'élèvent d'abord rapidement jusqu’à une hauteur qui égale leur demi-longueur ; puis, après un premier temps de décroissance presque verticale, ces nageoires dimmuenttrès graduellement jusqu’à leur extrémité, c’est-à-dire dans plus des deux tiers de leur longueur. :
La pointe pelvienne manque sur l’exemplaire qui sert à cette description ; mais il est peu probable qu’elle diffère de celle des autres espèces, non plus que le tégument abdominal qui la suit, et qui présente d’ailleurs l’écaillure des parties voisines.
Le Balistes elongatus est remarquable entre tous les autres par la largeur de ses squames. Celles des joues sont allongées dans le sens vertical au milieu des séries ; celles-ci sont au nombre de quatre principales, atteignant la fente branchiale d’une part, le menton de l’autre, et laissant entre elles des joints très apparents.
Les squames sous-pectorales ne se distinguent pas de celles de la région ventrale. Les scapulaires offrent un petit groupe de sept ou huit petites écailles rondes et relevées en bosse.
Les squames latérales laissent à découvert une large surface en losange, couverte de tubercules nombreux, et renfermés dans un cadre de saillies un peu allongées. Sur le tronc proprement dit, on ne voit pas de tubercule antérieur médian qui prédomine ; ce caractère ne se montre que sur la queue, c’est-à-dire sur toute la région que l'anus limite en bas. Là chaque squame offre à son angle antérieur un long tubercule saillant, au delà duquel l’écaille elle-même paraît un peu relevée sur la ligne de son petit diamètre.
MONOGRAPHIE DES BALISTIDES,. 71
La couleur du Balistes elongatus semble, si l’on peuts’en rapporter à un individu desséché, uniformément fauve et plus grisâtre que celle du Calolepis. Les taches blanches manquent. La queue présente un croissant terminal très évident, composé d’une bande étroite, brune, que suit une zone plus claire.
Ce poisson nous vient des Açores ; c’est le seul de son type que nous ayons de l'Atlantique.
Les dimensions du seul exemplaire que possède la collection sont les suivantes :
Longueur totale. .::1 ; Wi0007 240 Hauteur pectorale °° 2° 7: 110075 Hauteur pelvienne .. °°?
La caudale mesure. ,. . . . 0",020 La région céphalique . . . . 0,060
La collection du Muséum possède deux petits exemplaires d’un Baliste sans plaques scapulares, et qui se rapporte par la nullité de la troisième épine dorsale et toute son écaillure, à la petite série typique qui vient de nous occuper. Ces exemplaires sont évidemment de très jeunes individus, comme le prouve l’indivision des rayons de la dorsale molle et de l’anale, la simple bifurcation de ceux de la caudale, les spinules encore très acérées du grand rayon dorsal, et d’autres indices fournis par l’écaillure. Aussi ne sauraisje dire s'il s’agit ici d’une espèce nouvelle, ou tout simplement, comme je le soupçonne, d’après la forme, du jeune âge du B. calolepis, dont un de ces individus offre les teintes dorées, et même d’une manière plus prononcée que les sujets adultes de cette espèce. L’étiquette du bocal donne à ee même sujet le nom de B. thuni, en indiquant qu'il a été trouvé, par M. L. Rousseau, dans l’estomac d'un Thon au voisinage de Port-natal. L'autre exemplaire provient de la collection de Banks, est d’une teinte noirâtre , mal conservé , et porte sur son étiquette le nom de B. corniger. Je crois enfin que le Balhstes aureolus de M. Richardson (Voyage du Sulfur) n’est encore qu'un troisième exemplaire du jeune âge de lamême espèce.
MONOGRAPHIE DES BALISTIDES.
Je remarque seulement que le nombre des rayons de la dorsale molle et de l’anale est celui que j'ai donné pour le B. lineo-guttatus, et que le grand rayon épineux du dos est aigu comme dans ce dernier. Si le B. aureolus doit être conservé comme espèce distincte, il prendra place entre le lineo-quttatus et le Calolepis.
EXPLICATION DES FIGURES
Fig. 1. Le Triacanraus 8REvIROsrRIS, Val.
Fig. 4,. La tête du même vue en dessus.
Fig. 2. Le Triacantaus AnGusrirormis, Nob.
Fig. 24. La tête du même vue en dessus.
Fig. 3. Le TriacanTHus LONGIROsTRIS, Nob.
Fig. 4. Le Barrsres Brevissimus, Nob.
Fig. Aa. Une de ses écailles latérales.
Fig. 2. Forme de la dorsale molle du Bal. maculatus, BI. Fig. 3. Forme de la caudale du même.
Fig. 4. Le Bauisres Loncissimus, Nob.
Fig. #4a. Une de ses écailles latérales,
Fig. 5. Le Bazisres Cacozgris, Nob.
Fig. 54. Une de ses écailles latérales.
Fig. 5b, La bouche du même.