Bauisres Bursa Schn
Caractères. — Formes médiocrement hautes et comprimées, la hauteur pectorale entrant plus de deux fois et demie dans la longueur. Profil droit. — Premier rayon de la dorsale épineuse, long et robuste, le troisième dépassant le sillon dorsal. — Dorsale molle arrondie et peu élevée; caudale encore un peu sinaeuse. Écaillure épineuse sur les côtés du corps avec plusieurs rangs de pointes dirigées en avant à la région caudale. Deux traits noirs descendant du dos à la base des pectorales et à la fente des branchies ; une ligne blanche allant de la commissure des lèvres à l'anus.
DM.:27: A2, P. 41.
Le Balistes bursa rappelle par ses formes et ses proportions le Balistes renatus ; il a le profil plus droit et plus abaissé, la région céphalique proportionnellement un peu plus longue que celui-ci. La dorsale épineuse conserve ici une certaine hauteur; mais la seconde dorsale est basse, ainsi que l’anale ; quant à la caudale, ses rayons extrêmes font encore une légère saillie, mais aussitôt suivie d’une ligne de terminaison convexe.
La pointe pelvienne ne manque pas de force, ni le tégument préanal d’un certain degré d’extensibilité.
L'écaillure est partout composée de squames médiocres couvertes de petits tubercules ; elle varie du reste d’une région à l’autre. Aux joues les écailles sont en losanges, composent des ran-
gées obliques et ne portent que de petits tubercules serrés et plus ou moins ÉMOUSSÉS.
A la région scapulaire je trouve deux plaques principales proportionnellement grandes, surmontées d'une seule série de petites squames en guise de cadre.
Sur les flancs, le tubercule médian antérieur prend d'avant en arrière un développement prédominant et devient spinoïde. Enfin , sur la queue, ce même tubercule forme des épines à pointe antérieure et dont il existe un grand nombre de séries.
Le système de coloration de cette espèce nous offre, sur un fond brun gris : 1° partant de la partie antérieure de la ligne médiane , deux traits foncés qui descendent en s’infléchissant, l’un vers Île bord postérieur de l'orbite, d'où il revient gagner la base des pectorales, et l’autre jusqu’à l'extrémité supérieure de la fente branchiale ; puis à peu près de l’angle des lèvres part une ligne blanche à bordure plus sombre que le fond, et qui se rend presque en ligne droite et dans une direction oblique jusqu’à la naissance de l’anale, où la rejoint une autre ligne de même couleur, qui va gagner la base de la pointe pelvienne. |
Ce poisson, très connu , abonde surtout dans les eaux de la mer des Indes, et près des iles Bourbon et Maurice, de Madagascar, etc.
Sa taille est médiocre. Voici les dimensions d’un de nos plus grands exemplaires :
Longueur totale . . . . 0",160 Hauteur pectorale. . . . 0",063 Hauteur pelvienne . . . 0,072
La caudale compte pour . 0,020 La région céphalique pour . 0,046