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Aliments respiratoires.
Les aliments de ce groupe jouent un tout autre rôle que les aliments azotés dans la nutrition. Ceux-ci se fixent dans les tissus, ceux-là disparaissent incessamment en fournissant aux besoins de la respiration : c’est là ce qui leur a valu leurnom. [faut faire une distinction parmi eux, suivant que les principes carbonés où hydrogénés
(4) Olivier, voyez Grues, Encyclopédie méthodique.
90 H. LACAZE-DUTHIERS ET A. RICHE, —- MÉMOIRE prédominent. En général, les premiers disparaissent plus vite , tandis que les seconds sont souvent mis en réserve et déposés dans l'économie pour les besoins de l'animal.
æ. Masse alimentaire, 1° Principes carbonés.
Le sucre existe en quantité toujours appréciable dans la masse
alimentaire ; nous ne l'avons pas dosé parce que cette analyse offrait peu d'intérêt pour le but de notre travail ; mais à l’aide du tartrate de euivre, nous avons toujours pu en constater la prés sence.
L'amidon forme à lui seul presque complétement la masse centrale ; rien n’est plus facile que d'en prouver la présence : en partageant une Galle en deux, et couvrant la surface de la coupe d’une solution d'iode, immédiatement le centre devient d’un bleu très foncé qui s'approche du noir. Cette expérience met surtout bien en évidence la distinction des tissus; la couche protectrice reste blanche, et sépare alors d’un cercle très marqué le parenchyme où le tannin produit un aspect brillant, nacré et verdâtre.
L'examen microscopique y fait voir les grains de fécule très abondants remplissant complétement des cellules dont les parois très minces disparaissent presque sous les contours fortement aecusés de l’amidon. Ces grains sont si nombreux qu'ils se compriment les uns les autres, au point de devenir polyédriques. On en rencontre fréquemment qui présentent la forme presque octaédrique. Tous, sans exception, sont striés légèrement de zonesconcentriques, rappelant tout à fait ce qu’on remarque sur les grains de fécule de la Pomme de terre. De plus, dans leur intérieur, on voit une félure en étoile, le plus ordinairement à trois branches , qui semble être la conséquence de la compression que les grains exercent les uns sur les autres. Il arrive souvent dans une coupe que des cellules sont rompues , et néanmoins les grains , retenus les uns par les autres, ne S’échappent pas : si quelques - uns ont été entraînés par la préparation, ils laissent des vides anguleux où viennent se loger leurs sommets.
L'analyse élémentaire nous a fourni, pour des masses débarrassées par l’éther de toute matière grasse :
COR LE, mat ot Hu anéeloe bus go 1: 6,670
et pour des masses non épuisées, telles qu’on les extrait des Galles :
Cab: Laurie 11 87,540 Hdi DR 4 6444 (D
On voit que la différence n’est pas très grande ; que cependant le carbone domine un peu dans la matière non épuisée par l’éther , celle-ci renfermant un peu de principes gras, et que la teneur en carbone est relativement moins forte que dans l’amidon : on peut constater enfin que cette matière se rapproche par sa composition de celle de Pamidon pur, qui contient pour 400 :
Carh, Loue: und Æ0 NUE AUS RON PP SU
nouvelle preuve de la richesse de cette matière en amidon. Si l’on cherche maintenant quel est le poids de l’amidon renfermé dans 100 de masse alimentaire, on arrive aux chiffres :
quantité considérable dépassant les + du poids total.
(1) Ce chiffre 6,133 nous avait frappé, quand nous eûmes l'honneur de présenter ce travail à l'Académie des sciences ; car il était naturel de penser que nonseulement il ne serait pas au-dessous de 6,670, chiffre obtenu pour l'hydrogène après l'extraction de la graisse, mais même qu'il serait un peu au-dessus : depuis, nous avons cru devoir éclaircir ce fait, et de nouvelles analyses nous ont donné les nombres 6,528 et 6,732, dont la moyenne étant sensiblement égale à 6,670, nous permet de conclure que la quantité d'hydrogène reste sensiblement la même, que la matière soit épuisée ou non épuisée par l'éther. Ceci vient, du reste, coïncider avec un fait énoncé plus loin, que la matière soluble dans l'éther retirée des masses ne présente pas, comme celle des insectes, tous les caractères des graisses , et l'on verra que si nous la considérons comme telle, c’est afin de raisonner toujours dans l'hypothèse la plus défavorable à la production de la graisse par les animaux.
Ces faits intéressants, qui montrent la richesse en fécule de cette masse alimentaire, sont en rapport avec ce qu'mdique le raisonnement : on comprend, en effet, que la larve a besoin de se nourrir avec facilité, sans beaucoup de peine ; aussi les cellules sont-elles peu épaisses, molles et abreuvées de liquide quand la Galle végète encore. On est donc naturellement en droit de conclure que la cellulose y existe en très petite quantité, et que la fécule, au contraire, en constitue la plus grande partie. Ce résultat sera mis encore mieux en évidence par quelques rapprochements.
Le Gland sec décortiqué renferme 64,20 d’amidon et de sucre. On voit ce nombre se rapprocher de celui que donne la masse alimentaire de la Noix de Galle, et les différences disparaître quand on compare ces deux produits du Chène ; mais qu’on examine la Pomme de terre , elle renferme 20,2 de fécule, et la différence qui s'était fait remarquer pour les matières azotées reparaît encore ici : au lieu des ; , on ne trouve plus que =.
Le Foin renferme à peu près moitié moins de fécule, 44,00. Ceci est important à remarquer, car les larves qui ne font pas leur aliment de proies vivantes , ou d’autres matières animales, se nourrissent d'herbes : on voit que les Cynips ont à leur disposition deux fois plus de matière féculente qu’elles. Cette différence ne proviendrait-elle pas du peu d’aliment mis en réserve pour la larve du Cynips? La richesse expliquerait la quantité si peu considérable affectée à sa nourriture ; en d’autres termes, l'aliment aurait gagné en valeur nutritive ce qu'il perd en volume. Car la cellulose, impropre , comme on sait, à l'alimentation , y est, ainsi que cela à été montré plus haut, réduite au minimum ; tandis qu’on la trouve en abondance dans les aliments des autres insectes herbivores, qui, à cause de cela, consomment une très grande quantité de nourriture.
D’après les caractères extérieurs de la masse centrale, son aspect terne, la facilité avec laquelle elle se laisse pulvériser, on est conduit à penser que sa composition doit se rapprocher de celle du périsperme farineux des céréales. Elle les laisse cependant bien en arrière, çar le Blé, le Seigle, le Maïs et le Riz renferment :
Malte tte 64,9 Blé... de 1 tt400,6: 0 SEISIe.. | 4 21: 062 MA #0 70,0
En sorte que l'équivalent de la masse alimentaire, st on le caleulait d’après sa teneur en carbone, serat supérieur à celui de toutes ces graines.
On à vu que les grains de fécule avaient une forme particulière : ils se rapprochent beaucoup de ceux des périspermes des céréales , et présentent, comme ces derniers, des facettes très marquées, et une fêlure étoilée centrale.
La Fève de marais, qui ne contient que 51,5 pour 400 de fécule, s'éloigne notablement plus encore de l’aliment du Cynips. Nous avons eu à noter déjà cette différence remarquable entre les Légumineuses et l’aliment dont il est ici question.
Ces comparaisons ne manquent pas d’avoir beaucoup d'intérêt au point de vue de l’alimentation générale des msectes ; car on sait que dans les Fèves (1), les Pois , le Blé, etc., se développent des larves d'insectes qui font exclusivement leur nourriture de ces grains. On voit que si, dans quelques cas, celles-e1 sont mieux partagées que la larve des Cynips, dans d’autres, au contraire, elles le sont beaucoup plus mal.
On ne peut s'empêcher, après avoir fait ces rapprochements, de remarquer combien, en s’en tenant exclusivement à l'équivalent nutritif déduit de l'azote, on aurait eu de fausses idées sur la composition et la valeur nutritive de la masse alimentaire. En effet, tandis qu'au point de vue des aliments assimilables elle est moins riche que les céréales, elle l’est beaucoup plus en matériaux respiratoires carbonés ; la différence devient encore plus marquée quand on la compare aux Légumineuses. Ainsi on voit ici ce fait, qui tend à devenir de plus en plus évident, que l’un des principes d’un aliment ne peut pas seul faire juger de sa valeur nutritive.
(1) Les Brucus, etc.
b. Insectes.
Après avoir enlevé par l’éther la plus grande partie de la matiere grasse, on trouve à l’analyse, dans le corps des insectes, les proportions suivantes :
Cab 88 600
Hydr. . . . 6,806 | pour, 448;
Ces chiffres sont curieux , car 1ls montrent une tres grande ressemblance entre l'animal et l'aliment qui l’a nourri.
Si l’on rapporte cette quantité non plus à 100 , mais à 19, poids d’un insecte, on a les nombres : |
Ada. n . … 1.001 EE OT M 208
tandis que 86 de masse alimentaire, servant à produire le corps d’un seul animal, renferment :
Garhec É5 age rorrémens Hyde -mctclBiE6E
L'opposition de ces chiffres démontre assez combien ces deux éléments se rencontrent en moindre quantité dans les insectes. Cette différence augmente si l’on observe que dans l’un et l’autre eas il faut encore retrancher le charbon de la matière azotée. Or on a vu que le poids de celle-ci est sensiblement le même dans l'animal et dans l'aliment; par conséquent, en soustrayant le même nombre de ces chiffres déjà si éloignés, on verra celui des insectes décroître encore bien dava ntage,.
Si l’on analyse des insectes non épuisés par l’éther, les résultats changent, car on a à tenir compte du charbon et de l'hydrogène contenus dans la matière grasse. |
Aussi arrive-t-on à trouver que dans les larves telles qu'on les retire de la Galle, il y à :
CABINET ONE D 00 AydeNbE MA INR. CRE
Le charbon s'est élevé de 10, l'hydrogène de 2 environ pour 400 de matière employée:
Du reste, ces deux faits auraient pu facilement être prévus :
le charbon et l'hydrogène dimmuent dans l’nsecte si on le compare
à son aliment, car les aliments féculents disparaissent pour satis-
faire aux besoins de l'acte de la respiration, sont brûlés pour entretenir la chaleur de l'animal.
29 Principes hydrogénes.
a. Masse alimentaire.
Les diverses analyses ont donné les résultats suivants pour Ja matière grasse contenue dans 100 de masse alimentaire :
Galle blanche. OŒuf non éclos ou très petit. . . . 4,166 Idem. La larve a déjà entamé la masse . . . . . 1,584 PORS CARO HER 4) DEP AE RSR PTE ASE
Faut-il conciure de ces chiffres que la quantité de matière grasse ou soluble dans l’éther augmente avec le développement de l’animal? Nous ne le pensons pas. Nous aurons plus tard à discuter cette question. Remarquons seulement que le petit Gallon d'Alep est moins riche en matière grasse que les autres.
Il est curieux de voir ici, comme pour les autres cas, de quel aliment végétal se rapproche la Galle ; en un mot, quel est son équivalent nutritif au point de vue des matières grasses :
Le Gland en renferme jusqu'à 4,30 \
he Po M MEN RE TPE SES | LeyBlérause. os de 1 00 |
La Fève de marais. . . . 1,50 > pour 100.
Le Blé poulard.. .:,.,,. ,,.121,00