‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 166 sur 228 · EG C7 CL ET · texte numérisé non relu

EG C7 CL ET

La Pomme de terre. . . . 0,20 /

On voit que la Galle s'éloigne beaucoup du Gland, et vient se placer entre le Blé poulard et le Blé rouge ou la Fève; ce qui permet de trouver encore une analogie entre l'alimentation des Gallicoles et celle des parasites de ces semences, Nous la vovons. comme toujours, se rapprocher des céréales par sa composition. et laisser bien en arrière le Riz et la Pomme de terre.

b. Insectes.

Après bien des pesées et des recherches comparatives , le poids moyen de la larve a été fixé à 49 pour celle des Galles blanches ; et la matière grasse qu'elle renferme, obtenue comme il sera dit, été de 4,80. Pour la larve du Gallon le chiffre s'élève, il ns 9,01.

Cela n’a rien qui étonne quand on examine une larve vivante.

Blanche et luisante.-elle se colle au vase qui la renferme, elle tache le papier sur lequel on la dépose. Écrasée sous l’objectif du microscope, la graisse apparaît d’une manière non douteuse dans les ampoules du tissu adipeux.

Morte et desséchée, elle est presque lb elle ressemble à une boule de graisse jaunâtre , et rend le papier huileux; dans le mortier, elle s'attache au pilon comme du beurre. |

Si l’on rapporte la quantité de graisse non plus à 100, mais à 86 de masse alimentaire, il est facile d’établir la comparaison entre la matière combustible hydrogénée de l’insecte et celle de son aliment.

Nous ne pouvons fournir de chiffres pour les Galles vertes , n'ayant pu, malgré nos recherches, nous procurer un nombre sufhsant de larves.

86 de masse alimentaire, pris dans la Galle blanche, ont ne

de :

1,000 à 1,364 matière grasse.

99,9 idem du Gallon d'Alep ont fourni :

0,23 matière grasse.

La larve contenait :

Galle blanche. . . . 4,800 masse grasse.

Galle d'Alep... . . ? 5,010

S1 donc nous faisons la différence, nous aurons :

Graisse dans le Cynips. Graisse de l'aliment, Diférence. Galles blanches. ,. , k,80 1,00 3,80 Idem, .. : Lg 4,80 1,36 3,44

Gallons d’ CR Ma: 5,01 0,23 4,78

Mais pour être bien sûr des résultats, et ne pas prendre pour de la graisse des produits d’une tout autre nature, nous avons dù rechercher et caractériser la substance que nous fournissait Pexpérience. Voiei le résultat des observations à cet égard.

Les matières grasses retirées des insectes, traitées par la potasse, nous ont donné un savon qui s’est formé également avec l’ammoniaque.

L'examen microscopique y à fait reconnaitre l'apparence ordinaire des graisses , et, dans bien des cas, nous avons pu obtenir des cristallisations en houppes d’aiguilles rayonnant d’un centre, parfaitement solubles dans l’éther et reparaissant par l’évaporation. La fusibilité par la chaleur, la non-miscibilité à l’eau , l’apparence particulière des gouttelettes qui réfractent fortement la lumière, etc., ne permettaient pas le moindre doute. A ces caractères viennent S'ajouler la sensation grasse au toucher, les taches sur le papier et la facile combustibilité avec flamme pale jaunâtre. I nous paraît difficile d’avoir des signes plus marqués, et de ne pas reconnaitre là une graisse des mieux caractérisées.

La matière provenant des masses alimentaires et soluble dans l’éther présentait aussi cesearactères, sauf la cristallisation que nous n'avons jamais obtenue Elleavait de plusune odeur particulière, qui y rend certaine l'existence d’une huile essentielle dont M. Guibourt fait mention dans ses recherches sur les Galles. Cependant, dans nos analyses des masses , nous avons considéré toute cette partie soluble dans l’éther comme un corps gras , afin d’être parfaitement . assuré de ne pas forcer le chiffre en faveur de la production de la graisse par l'animal. La différence entre les nombres est telle, qu'il est impossible de l’imputer à une erreur d'analyse ; en effet, si l’on cherche quel est le poids de masse qu'un insecte aurait dû manger pour y puiser toute la graisse qu'il renferme , on arrive au chiffre excessif de :

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