‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 193 sur 228 · MonacanTuus parDauIS , Rupp · texte numérisé non relu

MonacanTuus parDauIS , Rupp

Caractères. — Rayon épineux dorsal très fort et rugueux ; les spinules de la région caudale prédominantes et formant une carde très fournie; de grosses taches brunes, arrondies et nombreuses , distribuées irrégulièrement sur tout le corps.

DM. 35 à 36. An. 31. P. 43.

Le profil facial de cette espèce est incliné à 50 degrés et légèrement concave ; le front est arrondi, médiocrement relevé au-dessus de l’œil ; la ligne du dos est subhorizontale et un peu convexe entre les deux dorsales.

Le grand rayon de la dorsale épineuse est remarquable par sa longueur et par sa force; il est un peu fléchi en arrière, aigu, couvert en avant de simples rugosités inermes ; en arrière, il correspond à la moitié antérieure de l'orbite.

La dorsale molle et l’anale, assez élevées en avant, décroissent bientôt et d’une manière uniforme; leur membrane interradiale offre un amincissement sensible vers la base des rayons, mais elle n’est pas perforée.

La saillie pelvienne est couverte d'une plaque un peu oblongue, très rugueuse à sa surface , très épineuse sur ses bords. Le pli cutané qui va de cette saillie à l’anus est peu étendu en pot sens, et présente une légère saillie ou convexité,

MONOGRAPHIE DES BALISTIDES. 929

Le système squameux se compose d'éléments irréguliérement losangiques, couverts chacun d’une ou deux séries de petites épines couchées en arrière. Celles de la région caudale, un peu plus longues que les autres, se dressent et se recourbent en avant, de manière à former une brosse plus ou moins prononcée selon les sujets et peut-être selon les sexes. ;

Le système de coloration est bien caractérisé par de grosses taches ocellées, très rapprochées les unes des autres, et que séparent de simples intervalles linéaires.

Le Monacanthus pardalis est représenté dans la collection du Muséum par un assez grand nombre d'individus qui viennent, la plupartde la mer des Indes, et quelques-uns des côtes du Brésil ; ils sont tous à peu près de la même taille et d’une dimension médiocre, Voici les mesures que me fournit l’un des plus grands :

Longueur. totale. + 4.414, 0%,460 Hauteur pectorale]. ,. , 0,055 Hauteur pelvienne, . ., 0",070

La caudale entre pour 2 centimètres , la région céphalo-branchiale pour 4 centimètres dans la longueur. Le grand rayon épineux à plus de à centimètres ; la fente branchiale en mesure À 1/2. Quant à la coloration, je rencontre quelques différences , c’est-àdire que la teinte de quelques individus se montre uniformément obscure.

Cette espèce a été décrite, figurée, et nommée pour la première fois par M. Ruppel, d’après un exemplaire pêché dans la partie septentrionale de la mer Rouge (1). Malgré son abondance, attestée par les nombreux individus de la collecüon du Muséum, je suis d'accord avec l’auteur que je viens de citer, pour penser, ou que ce poisson n’a pas été connu avant lui, ou qu'il a été confondu avec d’autres à brosses caudales. Le Monacanthe que Lacépède désigne sous le nom de scopas ou porte-vergette, et qu'il décrit d’après Commerson, aurait, comme le pardalis, un très grand rayon dor-

(1) Neue Wirbelthiere zu der Fauna von Abyss. gehœrig, 1835-40. Fische,

pl. 15, fig. 3. — M. Ruppel signale quelques traits bleus en travers de la région operculaire.

sal ; mais ses épines caudales seraient assez grandes et assez peu nombreuses pour pouvoir être comptées, puis le grand rayon dorsal lui-même serait armé de pointes. Sous ces deux rapports , il diffère notablement de l'espèce que nous venons de décrire,

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