Moxacanraus AspricauDuS, Cuv., Val., étig. du Mus
Caractères. — Rayon épineux dorsal, rugueux en avant, garni de pointes en arrière. — Écaillure rude partout; les pointes des spinules caudales médiocrement longues et à pointes recourbées. — Trois lignes brunes sinueuses à l’extrémité de la caudale,
DM. 32. A. 28. P. 135.
Le profil relevé supérieurement jusqu’à une inclinaison de 45 degrés et plus prend, avant d'atteindre le museau, une pente moins rapide, qui donne de la saillie à ce dernier ; la ligne du dos est à peu près horizontale jusqu’à la dorsale molle.
Le grand rayon de la dorsale épineuse, placé au-dessus de la partie moyenne de l'orbite, est grand, légèrement courbé, rugueux en avant, denticulé en arrière.
La dorsale molle et l’anale sont élevées en avant et décroissent assez rapidement ; leurs rayons s’atténuent et se dégagent à leur extrémité de la membrane interradiale : celle-ci paraît amincie à sa naissance. | |
La saillie pelvienne porte une plaque épineuse, large au milieu, atténuée à ses extrémités ; le pli cutané qui se rend de cette saillie à l'anus est court, épineux et rugueux, à bord droit et rapide.
L’écaillure est relevée sur tout le corps de tubercules plus ou moins épineux. Chaque squamule porte généralement deux séries de ces tubereules ; mais sur la région caudale, en même temps que ceux-ci prennent un caractère plus épineux, une des séries devient prédominante, puis unique, et forme une brosse assez rude, à pointes redressées, et ramenées en avant. |
La couleur me semble uniforme ; la seule trace de livrée que Je puisse constater consiste en trois lignes brunes, étroites, qui se succèdent de très près à Pextrémité de la caudale.
MONOGRAPHIE DES BALISTIDES. Jôl
Le Muséum ne possède que deux exemplaires de cette espèce ; leur étiquette ne porte pas d'indication d’origine. Ils sont l’un et l’autre de petite taille, mais le développement de l’écaillure et des dents les désigne comme adultes. Le plus grand atteint à peine une longueur totale de 0*,10 sur 0°,035 de hauteur pectorale, et 0®,045 de hauteur pelvienne. La caudale n'entre dans la longueur que pour 0",016, la région céphalique pour 0,023.
Synonymie. — Je donne à ce Monacanthe le nom que je lis sur l'étiquette d’un exemplaire sec, et qui paraît avoir été proposé par MM. Cuvier et Valenciennes. Il me semble qu’on peut rapporter au Mon. aspricaudus l'individu provenant de Batavia, décrit et figuré par Clusius, Exot., lib. VI, ch. 28, avec cette phrase: Corio fusc coloris et limulæ instar scabro totum corpus tectum erat.
J'ai plus de doute pour celui de Seba, t. IT, n° 48, et pl. XXIV, fig. 18.
Linné réunit les deux citations dans la synonymie de son B. tomentosus , adopté par Bonnatère (Encyclop. ichth., p. 18, pl. 40, fig. 82), qui reproduit le grossier dessin de Clusius.
Compar. Gronov. Mus., I, n° 114, tab. VE, fig. 5 ; Gronov., Zooph., n°191, tab. VI, fig. 3; Bloch, pl. CXLVIIE, fig. 4; Lacép., B. monoceros , pl. XVIL, à.
L'espèce suivante appartient à notre premier type par son écaillure et son rayon épineux; elle en représente une forme particuhère et en quelque sorte anormale, car l’élongation du museau, en présence de la brièveté de la caudale , constitue plutôt une simple anomalie qu’un fait de dégradation absolue.