Moxacantaus runis, Richards
Caractères. — Ecaillure partout très rude. — Coloration mouchetée et nuagée de taches brunes.
DM. 55. A. 35. P. 14.
Le profil de ce Monacanthe est incliné à 30 degrés ; le front est plus large que haut ; la ligne du dos s’abaisse à partir de la dorsale épineuse. | | |
Le grand rayon de celle-ci est médiocre de longueur, un peu aplati, denticulé sur ses bords.
La dorsale molle et l’anale, d’uneélévation médiocre, sontarron-
dies à leurs extrémités. Leur membrane interradiale n’est ni perforée, ni amincie.
La plaque épineuse qui revêt la pointe pelvienne est oblongue et saillante ; le tégument abdominal gagne l’anus en décrivant une ligne peu rentrante.
L'écaillure se compose d’éléments plus où moins s allongés et irréguliers, qui portent chacun, sur la plus grande partie du corps, une seule sérié de pointes épineuses, inégales, en petit nombre pour chaque squame, assez prononcées pour être vues à l’œil nu, et assez fortes pour former par leur ensemble un revêtement général très rude. |
La coloration de l’exemplaire sec que j'ai sous les veux laisse apercevoir denombreuses pelites taches brunes, qui, bien distinctes . sur les parties inférieures de la face et du tronc, pe mer plus haut des groupes un peu confus.
Je décris ce Poisson d’après un mdividu rapporté de la Tasmanie par M. J. Verraux. Ses dimensions sont les suivantes :
Lonsueurtotale hr E ee as se Om 250 Hauteur pectorale. .. = :+ .,::..,..07,084 Hauteur pelvienneé. … +. : ,:- . . 0000
La caudale entre dans la longueur pour. 0,033 La région Cephaliqué pour. :1 ” 27 Om 060
Synonyme. —Je crois que ce Monacanthe est identique avec celui des mêmes mers, que M. Richardson a décrit sous le nom que j'emprunte à ce zoologiste (voy. Zoo!. trans., II, p. 166, 1841, Proceed. of zool. Soc., March 10° 1810; Aj. Ereb. a. Terr., p. 65, pl. A0, fig. 7). M. Richardson assimile son Monacanthus rudis au Balstes scaber de Forster. Il indique aussi comme pouvant s’y rapporter le B. scabrosus, caractérisé dans les manuscrits de Solander.
Je ne puis rattacher non plus qu'au type du M. hippocrepis l'espèce suivante, qui semble en représenter le dernier degré par l’abaissement de ses dimensions verticales et par la simplification de son éeaillure.
MONOGRAPHIE DES BALISTIDES, 8l1 10. MonacanTHUS PLATIFRONS, Nob.
Caractères. — Corps peu élevé, épais ; front large ; profil arqué; coloration uniforme.
HN 99 7'h "O7 FPE
Les formes de ce Monacanthe sont massives, allongées ; le profil est un peu convexe, et incliné à peine à 30 degrés. L’étalement transversal du front ramène l'œil à fleur de tête. Les deux lèvres sont également avancées, et le museau est arrondi.
Le premier rayon de la dorsale épineuse est droit, denticulé en avant et en arrière, plutôt court que long ; il correspond à la partie moyenne de l'œil ; celui-ci est très gros.
J'ignore la forme et les dimensions de la dorsale molle et de l’anale ; ces nageoires manquaient, et je n’ai pu compter leurs rayons que par les surfaces articulaires qui portaient ceux-ci.
La pointe pelvienne fait une petite saillie, et porte une petite plaque épineuse. La ligne abdominale rentre d’abord un peu, puis remonte obliquement et en ligne droite vers l’anus.
L’écaillure se compose d'éléments de diverses grandeurs surmontés d’épines droites, grêles, décroissant uniformément de leur base à leur extrémité. Le nombre de ces épines sur une même squame varie avec la grandeur et la forme de celle-ci. Quelques petites squames sont circulaires, et portent une seule épine; d’autres sont oblongues, et en présentent deux, trois, plus rarement quatre, et toujours indépendantes , et plus ou moins régulièrement alignées dans la direction du grand diamètre. Au fond, ce système d’écaillure appartient au même type que celui des espèces à squames unispinulées ; la série débute par l’épine médiane, et celles des extrémités
ne paraissent que lorsque la squame perd sa forme circulaire et s’allonge. | | La couleur de ce Poisson parait être uniforme ; sa nuance, autant qu'on en peut juger après un long séjour dans la liqueur , est un gris noirâtre.
Je décris le Monacanthe à front large d’après un seul individu en mauvais état, mais auquel il ne manque cependant que ses na-
geoires médianes supérieure et inférieure. Il vient de la baïe du roi Georges. Ses dimensions sont les suivantes :
Longueur totale, 0104 14. POLE ERENRERTENSNR Hauteur pectoraleAtunal., LAC RO EMEUN DE Ua Hauteur pelvienne+cp£. 2.62 Ma. 02,065
La caudale entre dans la longueur pour. 0,035 La région céphalique pour. . . . . 0®,057
Cette espèce me parait inédite.
D. Dans notre quatrième type, les saillies qui hérissent les squames, au lieu de procéder isolément et directement de la surface de ces plaques, partent d’une partie commune, d'une sorte de crête, dont elles représentent autant de découpures. lei le grand rayon épineux est encore robuste et plus ou moins long; la ligne du dos monte un peu pour gagner la dorsale molle, et cette nageoïre, comme aussi l’anale, a sa membrane interradiale perforée à son origine. Je ne rencontre que deux espèces dans cette catégorie.