MonacanTHUS PENNICILIGERUS , CUY
PI. 13, fig. 2.
Caractères. — Corps très haut et très comprimé, revêtu de squames très épineuses et de cirrhes ramifiés. — Coloration variée de lignes longitudmales et de taches brunes.
DM. 264 An. 24. P 12 0ù 19.
Ce Monacanthe offre une physionomie très particulière, qu'il doit autant à ses formes courtes, élevées et comprimées , qu'aux singuliers appendices eirrhiformes disposés sur tout son corps. Le profil s'élève ici jusqu’à 60 degrés derrière le museau, qui est en forme de grouin. La ligne dorsale est courte , horizontale , relevée au-devant dé la dorsale molle. La ligne abdominale à la même rapidité que la faciale.
Le grand rayon épineux, placé sur la partie postérieure de l'œil , est de longueur médiocre, et armé de pointes très courtes.
La dorsale molle etl’anale sont proportionnellement peu élevées, égales dans toute leur longueur, placées sur des lignes courbes et rapides. La caudale est courte.
La pointe pelvienne est bien dégagée, armée d’une scutelle épineuse à pointes rayonnantes. Le tégument abdominal forme au delà de cette pointe une rentrée, et gagne promptement l'anus.
L’écaillure présente sur chaque squame un petit nombre de pointes recourbées portées sur une base commune, et dont une principale, beaucoup plus forte que les autres. Ces pointes sont comme les divisions d'une seule épine.
Les cirrhes qui sont répandus sur toutes les parties du corps sont plus ou moins longs, etse terminent par des ramifications successives, courtes et divisées
La coloration réunit à plusieurs lignes brunes, dirigées parallèlement à l’axe du corps, quelques grandes taches également foncées.
Ce Monacanthe vient des mers de la Chine et de l'Australie. Les exemplaires que nous possédons sont tous de petite taille. Le plus grand offre les dimensions suivantes :
Longueur totale, . . . 0",065
Hauteur pectorale . . . 0",030 Hauteur pelvienne . . . 0”,045
MONOGRAPHIE DES BALISTIDES, 391
La caudale n’a qu’un centimètre de long ; la région céphalique a le double.
Synonymie. — C’est Péron qui a nommé et mentionné le premier cette singulière espèce ; Cuvier l’a figurée dans le Règne animal, t. I, pl. 9, f. 3. Le B. Pelléon de MM. Quoy et Gaymard (Voyage de l'Uranie, cap Freycinet, pl. 45, f. 3), ressemble si fort à cette espèce par ses formes, son écaillure et son système de coloration, qu’on pourrait croire qu’il en représente un àge plus avancé. Il en résulterait que les appendices cutanés seraient caduques ; ear le B. Pelléon en est complétement dépourvu, comme nous avons pu nous en assurer sur l’exemplaire même d’après lequel MM. Quoy et Gaymard paraissent avoir dessiné la figure qu’ils donnent de ce dernier. Cette absence d’appendices pinnés est la seule différence qui distingue, avec une dimension supérieure, le M. Pelléon du Penniciligère.
G. Les formes reprennent dans notre septième {ype le caractère normal qu’ellés avaient perdu à quelques égards dans les précédents; mais nous continuons à voir l’écaillure hérissée de pointes multiples sur une base commune ; seulement cette base devient un vrai pédicule, et nous avons fait un pas de plus vers la simplification des squames. La membrane interradiale est encore perforée à la base de la dorsale molle et de l’anale. Le type que je viens de caractériser est représenté dans la collection du Muséum par deux espèces ; encore se modifie-t-il déjà sensiblement dans la seconde.