‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 202 sur 228 · IH PM ENTRER · texte numérisé non relu

IH PM ENTRER

Caractères. — Squames surmontées de spinules uniques , mais divisées le plus ordinairement en trois pointes.

DM: 27. Sn, 27: P. 42:

Le profil de cette espèce n’a pas plus de 30 degrés d’inclinaison ; Ja ligne du dos est horizontale.

Le grand rayon épineux dorsal est placé sur la partie postérieure de l’orbite, droit, de longueur médiocre, rugueux en avant,

armé en arrière d’épines résultant de la division d’une base commune, chaque base portant à l’ordinaire trois pointes.

La dorsale molle et l’anale sont élevées en avant, arrondies , et décroissent assez rapidement.

La saillie pelvienne, bien dégagée, longue et grêle, est armée de pointes assez fortes, surtout en avant.

L'écaillure se compose de petites squames circulaires , portant chacune une tige spinoïde, dont l'extrémité se partage en deux ou trois pointes divergentes, celle du milieu plus longue que les autres et plus droite (1).

La coloration paraît être uniformément brunâtre.

Le Monacanthe tricuspide nous vient de la mer des Indes. Je propose et caractérise celle espèce d’après un individu rapporté par M. Dussumier, et unique dans la collection. Il est de petite dimension, et présente les proportions suivantes :

Longpenr totale... sets NA Gén Habfeur spectrale ed 2, us, ADD HAUTEUL DelViEnnEr 0, à 0 De 027

La caudale entre dans la longueur pour. 0,044 La région céphalique pour. . . . 0",020

A7. MonacanNTHUS LINEO-GUTTATUS, Nob.

Caractères. — Squames surmontées de tiges courtes en forme de houppes simples et divisées ; une brosse et de grosses épines sur la queue. — Coloration fasciée el (achetée.

DM. 33. An. 30. P. 42.

Les formes de ce Monacanthe sont basses et peu comprimées. La ligne du profil facial ne s'élève pas à plus de 25 ou 30 degrés.

(1) Ce caractère, bien qu'assez général, appartient plus particulièrement encore aux squames de la région latérale du tronc, qui, ici comme pour les autres espèces, nous fournissent les caractères que nous tirons du revêtement écailleux.

On remarquera que la trifurcation des épines de l'écaillure se retrouve sur les denticules qui hérissent les bords postérieurs du rayon épineux dorsal, tandis que ces pointes sont simples dans les autres Monacanthes.

MONOGRAPHIE DES BALISTIDES. 898

L'œil est assez superficiel. La ligne dorsale monte un peu jusqu’à la seconde nageoire.

Le grand rayon épineux, placé au-dessus de la partie postérieure de l’œil, est droit, robuste, armé de pointes en avant et en arrière.

La dorsale molle et l’anale, de hauteur médiocre, décroissent très peu d’avant en arrière.

La pointe pelvienne est peu apparente , couverte d’une très petite plaque épineuse ; la peau qui la réunit à l’anus monte rapidement vers celui-ci, en suivant une ligne rentrante et sans plis.

L'écaillure se compose de très petites squames, surmontées chacune d’une tige centrale placée verticalement, commençant par une sorte de col, puis se renflant et se divisant quelquefois en deux ou trois pointes mousses. Sur la queue , ces tiges s’allongent, et forment, vers l'extrémité de cette région, une brosse, au milieu de laquelle ressortent plusieurs épines assez fortes. La répétition de ce caractère chez des espèces aussi différentes de formes et d’écaillure que les A. tomentosus et lineo-guttatus, prouve combien il est indépendant des affinités spécifiques les plus naturelles.

Le svstème de coloration se compose de lignes interrompues qui parcourent la face et la partie antérieure du tronc, et auxquelles succèdent sur les flancs des taches brunes petites et nombreuses. La brosse est brune.

La collection du Muséum ne possède qu'un seul exemplaire de cette espèce, eten assez mauvais éfat, mais sans mutilation. Ses dimensions sont les suivantes :

Longueur totale. . ,. . 0",280

Hauteur pectorale . ,. . 0,080

Hauteur pelvienne. . . (0",095.

La caudale entre pour. . 0,040 dans la longueur.

La région céphalique pour. 0”,050

Je ne connais aucune description, non plus qu'aucune figure de ce Monacanthe.

H. Voici des espèces dont les squames offrent un caractère nouveau de simplification, en même temps que de forme ; elles sont 4° série. Zoo. T. IL. (Cahier n° 6.) 5 23

surmontées d’une tige indivise, renflée sur une certaine étendue, et terminée par une partie atténuée, souvent pointue. Quand le renflement est court et gros, il donne à la surface du corps ün aspect verruqueux très remarquable. Des deux espèces que nous rencontrons ici, l’une, par la hauteur de ses formes et de son profil, la grosseur de ses squames et de leur tige, représente un degré supérieur du type ; tandis que l’autre , plus longue , plus basse, et dont les squames portent des tiges plus atténuées , se rapproche évidemment du type qui va suivre.

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