‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 203 sur 228 · Moxacantaus éRanuLarus, Richardson · texte numérisé non relu

Moxacantaus éRanuLarus, Richardson

PI. 14, fig. 4.

Caractères. — Squames surmontées de tiges spinoïdes terminées par un renflement diversiforme , mais généralement considérable.

DM. 29 ou 30, An. 27 ou 28, P. 42.

Le profil s'élève dans cette espèce à 45 ou 50 degrés , selon les individus ; il est légèrement creusé en arrière du museau, et plus ou moins relevé au-dessus de l'œil. La ligne dorsale est à peu près horizontale.

Le grand rayon épineux estlong, robuste à sa base, pointu, denticulé en avant et en arrière. Les pointes postérieures sont fortes.

La dorsale molle et l’anale sont assez hautes, arrondies, et leur membrane est entière.

La pointe pelvienne est courte, mais bien armée. Le pli cutané abdominal qui la sépare de l’anus estlimité par un bord droit ou un peu rentrant et rapide.

L'écaillure offre des squames assez grandes, surmontées chacune d’une forte tige verticale, peu résistante, d’abord étroite, puis renflée, et le plus souvent terminée par une pointe dirigée obliquement. Ces houppes spinoïdes donnent à la surface du corps une apparence un peu verruqueuse, ou celle de certaines étoffes couvertes à la manière du velours, mais de fils courts et très gros.

La couleur est fauve ou brune, mouchetée de points plus foncés.

Le Muséum possède plusieurs individus de celte espèee; ils pro-

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viennent tous des eaux de l'Australie. Le plus grand présente les dimensions suivantes :

Longueur totale. . . . 0",160 Hauteur pectorale . . . 0,060 Hauteur pelvienne. . . 0”,070 La caudale entre pour. . 0",040 ou 1/4 dans la longueur.

La région céphalique pour. 0,035

Obs. L’exemplaire dont je donne 1c1 les mesures est d’un gris fauve nuagé ; un autre est d’un brun noir, qui s'étend sur les nageoires ; un troisième , plus petit et plus pâle que le premier , est pointillé de brun.

Les petites tiges qui surmontent les squames varient avec l’âge. Chez les jeunes individus, elles sont comprimées, et leur renflement terminal finit en pointe sur une ligne oblique, un peu comme s’il était coudé d’un eôte (voy. la fig. 6). Chez les plus grands individus, ce renflement a la forme d’une tête d’épingle, et le pédicule qui le porte est proportionnellement plus court que chez ceux qui sont plus jeunes.

Synonymie. — Le seul synonyme àäuthentique qui puisse être cité pour cette espèce est le Granulates balistes de White (Voyage à la Nouvelle-Galles du Sud, p. 25h et 295, appendice) ; c’est ce qui a déterminé M. Richardson à lui donner le nom de spécifique de Granulatus | Ereb. and Terror, Fishes, pl. 40, et texte p. 63 (4) |. Depuis la publication de l'ouvrage de White, on a généralement identifié l'espèce de ce voyageur et le B. papillosus de Linné Gm. (p. 1463); mais on peut mettre ici un point de doute, vu l’insuffisance des diagnoses. Le B. mamelonné de Lacépède n’est autre que cehu de White sous un nouveau nom, et décrit d’après ce dernier auteur. Enfin le B. verruculosus de Péron parait être plutôt un Baliste qu'un Monacanthe. — Annon Bag Balistes de Latham? (Weills drawings, n° 51).

(1) La Gigure de White est plus conforme que celle de M. Richardson aux exemplaires que j'ai sous les yeux. Dans celle-ci, la distance de la pointe pelvienne à l'anus est considérable, le pli abdominal décrit une ligne convexe, le profil est bas.

49, Monacanraus PERONI, Nob.

PI, 43, fig. 4.

Caractères. — Corps peu élevé; caudale longue; pointe pelvienne saillante au-devant d’une ligne abdominale concave. -— Spinules des squames plus où moins renflées avant leur terminaison. — Coloration {achetée ; deux traits sont en travers de la caudale. |

Les formes de cette espèce sont sensiblement allongées, et ce caractère se retrouve dans les proportions de la caudale. Le profil n'offre que 35 degrés d’inclinaison ; il est droit. La ligne du dos descend un peu. La bouche présente une certaine inégalité des deux mâchoires, l’inférieure s’avançant un peu plus que la supérieure. La fente branchiale est très iuclinée.

Le premier rayon de la dorsale épineuse est court, droit, couvert en avant et en arrière de petites pointes; 1l correspond à la partie moyenne de l'œil. |

La dorsale molle et l’anale sont longues, basses, et ne diminuent pas sensiblement d'avant en arrière.

La saillie pelvienne , quoique ne portant qu'une petite plaque écailleuse, dépasse le tégument abdominal , qui fait une rentrée et décrit une ligne concave pour gagner l’anus.

L'écaillure est remarquable par ses squames discoïdes surmontées d’épines centrales, qui, avant de se terminer , se renflent plus ou moins, en sorte que leur pointe surmonte une sorte de bouton. Cette pointe elle-même est peu consistante, et plutôt grêle qu'acérée. Le renflement qui la précède est d'autant plus gros, que la tige épineuse est plus courte dans son ensemble ; à mesure qu'elle s’allonge, le bouton diminue dans tous les sens.

La coloration présente un certain nombre de petites taches brunes, disposées un peu en série sur un fond plus clair.

Le Monacanthe de Péron à été rapporté par ce voyageur des terres australes.

MONOGRAPHIE DES BALISTIDES. 297 Longueur totale. . . . . . 0®,060 Hautear pectorale . . . . . (0°,018 Hauteur pelvienne. . . . . 0°,020 La caudale atteint . . . . . 0,012 La région céphalique . . . . 0,045 Le rayon épineux du dos n'a que. 0*,006

I. Notre neuvième et dernier type se compose de plusieurs Monacanthes, qui portent sur leurs squames des tiges simples, dressées , le plus ordinairement molles et un peu renflées à leur extrémité, donnant parfois à la surface du corps un aspect grossièrement villeux. Les formes du corps sont longues, et se rapprochent beaucoup de celles des Alutères, aux caractères desquels nous passons évidemment.

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