‹ Annales des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 6 sur 228 · PREMIÈRE SECTION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE SECTION

Je rencontre iei neuf espèces. Si mes recherches bibliographiques ne me trompent pas, plusieurs d'entre elles n’ont été ni nommées, ni décrites, et de graves erreurs de synonymie ont été commises à l'égard des autres.

Outre le caractère tiré des squames de l’épaule, toutes les espèces de cette section nous offrent les écailles des joues distribuées sur des lignes plus ou moins horizontales ; aucune d’elles ne porte sur la partie supérieure du corps des rangées spéciales d’épines à pointe dirigée en avant; quand l’écaillure est épineuse, elle l’est au moins sur toute la région latérale du tronc, et la direction des pointes est toujours plus ou moins postérieure.

Les neuf Balistes que nous allons décrire formentune série simple, commençant par les espèces les plus hautes de forme et les plus hérissées, pour finir par les plus longues et les plus lisses. Toutefois un intervalle assez prononcé sépare les quatre premières espèces des cinq autres; de là deux petits types assez bien caractérisés. |

A. Le premier de ces types nous offre les trois rayons de la dorsale épineuse dans leurs proportions normales, le troisième dépassant d’une manière notable le bord du sillon au fond duquel il s'implante. La dorsale molle et l’anale sont très élevées, au moins en avant; quant à l’écaillure , elle se fait remarquer par le

petit nombre des saillies qui surmontent les squames, et par le caractère épineux de ces saillies, surtout aux flancs et à la queue ; sur ces deux régions, le tubercule médian antérieur offre une prédominance très marquée, mais il va s’abaissant et s’émoussant aussi bien que ceux qui l'entourent de la première à la dernière des quatre espèces que nous allons déerire.

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