‹ Annales des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 35 sur 52 · OT · texte numérisé non relu

OT

trajet les nerfs de 1* patte, nous nous en sommes assurés en excitant le bout périphérique. du nerf coupé près du centre (fig. 7). Si d’un autre côté on examine la face interne de la paroi latérale de la chambre péricardique (fig. 13), on aperçoit immédiatement en avant de l'orifice branchiocardiaque antérieur un petit renflement gangliforme auquel aboutissent trois troncs nerveux : le premier, D, qui paraît renfermer les filets cardiaques accélérateurs et modérateurs, s'enfonce dans la masse du foie et se perd dans la direction

Fig. 13. — Face interne de la paroi latérale péricardique du côté droit. — A, renflement nerveux gangliforme; B, orifice branchio-cardiaque antérieur; C, orifice branchio-cardiaque postérieur; D, nerf se dirigeant vers la masse sousœæsophagienne; E, nerfs se dirigeant vers l'extrémité postérieure du cœur.

du ganglion sous-æsophagien, mais nous n’avons pas réussi à le suivre complètement; les deux autres se portent en avant. Par sa partie postérieure le renflement ganglionnaire À donne naissance à trois branches {rès ténues: la 1" après un court trajet se perd dans le péricarde; les deux autres se portent en arrière, passent l’une en dessus, l’autre en dessous des orifices branchio-cardiaques B et C après avoir émis quelques ramuscules; en arrière du 2** orifice branchio-cardiaque elles se réunissent par une anastomose et se dirigent (E) vers l'extrémité postérieure du cœur, où elles semblent se terminer.

La section de ces filets, qu'on pratique facilement entre les deux orifices branchio-cardiaques, ralentit le cœur et rend désormais impossibles toutes actions modératrices et accélératrices directes ou réflexes dont il a été question plus haut; ils contiennent donc bien les fibres cardiaques dont nous avons déterminé l’origine dans la chaîne ventrale.

404 F. JOLYET et H. VIALLANES.

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