‹ Annales des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 36 sur 52 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° On peut déterminer par voie réflexe l'accélération ou l'arrêt du cœur par l'excitation d’un point quelconque des téguments où du système nerveux ; |

2° D'une manière générale les excitations fortes ralentissent le rythme cardiaque, les excitations faibles et prolongées l'accélèrent ;

3° Les centres accélérateurs et modérateurs cardiaques sont exclusivement localisés dans la masse sous-æsophagienne ;

4 Le centre d'arrêt siège dans la partie la plus antérieure de la masse sous-æsophagienne, c'est-à-dire dans la région d'où sortent les nerfs des mandibules et des mâchoires;

5° Le centre accélérateur a son siège dans le ganglion de la première paire de pattes et dans celui de la dernière paire de pattes-méchotres ;

6° Bien que le trajet des nerfs accélérateurs et modérateurs n'ait pu être complètement suivi, pourtant nous avons reconnu ceux-ci à leur entrée dans la chambre péricardique;

7° Le nerf cardiaque connu depuis longtemps chez les Crustacés macroures et considéré comme étant exclusivement le nerf accélérateur du cœur, a échappé à nos recherches chez le Crabe. À supposer même que ce nerf existe, son action directe sur les mouvements du cœur ne peut être que bien secondaire.

Nous ne voulons point terminer ce travail sans appeler l'attention sur les analogies existant quant à l’innervation du cœur entre les Crustacés et les animaux supérieurs, et montrer ainsi l'utilité des recherches de physiologie comparée à ceux qui les considèrent encore comme de simples curiosités.

Chez les Crustacés il existe un système nerveux accélérateur et un système nerveux modérateur identique à celui des Vertébrés, déterminant sous les mêmes influences des réflexes cardiaques analogues. Chez Les uns comme chez les autres le centre modérateur est situé en avant du centre accélérateur et localisé dans une partie beaucoup plus circonserite de l'axe nerveux.

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