‹ Annales des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 42 sur 52 · STRUCTURE DU CERVEAU DES MYRIAPODES ET DU PÉRIPATE · texte numérisé non relu

STRUCTURE DU CERVEAU DES MYRIAPODES ET DU PÉRIPATE

Grâce aux recherches de M. Saint-Rémy (1), nous sommes aujourd’hui renseignés d’une manière complèle sur la structure du cerveau de ces animaux.

Le cerveau des Myriapodes, bien qu’un peu moins perfectionné que celui des Insectes, est rigoureusement construit

phylus piceus, léna, 1889), Patten qui l’a retrouvée chez l’Acilius (Séudies on the eyes of Arthropods. Journ. of Morphology, 188$) n’en ont pas suivi, comme je l’ai fait, le développement pas à pas et se sont complètement mépris sur sa véritable signification, car ils la considèrent comme contribuant à la formation du ganglion optique. M. Patten fait de l'étude du développement du système nerveux des Insectes une des clefs de voûte de sa théorie de l’origine arachnidienne des Vertébrés; si les autres observations qu'il apporte à l'appui de sa thèse sont de même valeur, nous devons nous attendre à voir bientôt la théorie arachnidienne rejoindre dans l'oubli celle des rétinophores.

Avant de terminer le chapitre consacré au développement du cerveau, je dois encore dire un mot d’une théorie de M. Patten. Ce savant prétend que les lobes protocérébraux et le ganglion optique représentent trois neuromères (On the origin of Vertebrates from Arachnids. Quarterly Journal of microsc. science, vol. XXXI, part. m1). Si l’on doit appeler neuromère toute paire de renflements des bourrelets primitifs, même s'ils ne se réunissent pas sur la ligne médiane, je souscris à cette proposition, sinon je la crois inacceptable, car jamais on n’a décelé de connexion directe entre les deux masses médullaires externes. Il s’agit d’ailleurs là d’une proposition de morpholôgie transcendante dans la discussion de laquelle je ne veux pas entrer.

(4) Saint-Rémy, Contributions à l'étude du cerveau chez les Arthropodes trachéates (Arch. zool. exp., 22 série, t. V bis).

sur le même plan, et l’on y retrouve toutes les dispositions principales que nous avons décrites chez ces derniers (1).

Le système nerveux viscéral de ces mêmes animaux présente une condition intéressante à noter; 1l conserve chez l'adulte les mêmes dispositions qu'il offre chez les Insectes durant la vie embryonnaire. À

C’est encore aux recherches de M. Saint-Rémy que nous devons de connaître la structure cérébrale du Péripate. Le travail de ce savant montre avec évidence que le cerveau de cet animal est rigoureusement comparable à celui des Insectes et des Myriapodes.

En résumé, au point de vue de l’organisation cérébrale, les Insectes, les Myriapodes et les Onychophores me semblent constituer un groupe homogène.

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