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Fig. 2. — Jeune larve de Cremastogasler scutellaris vue latéralement. — 1, prothorax (premier segment); 4, premier segment abdominal, portant la première rangée de poils en harpon; 8, cinquième segment abdominal; S.1, stigmate antérieur ; S. {0, dixième stigmate ; E, estomac fermé en arrière; C, cerveau ; P.1, P.2, P.3, disques imaginaux représentant les ébauches des pattes; A, anus.
porte quelques rares poils extrèmement courts, simples, qui n’ont aucune ressemblance avec les précédents. Les vingt longs poils terminés en harpon ont une utilité tres grande : ils servent à maintenir les jeunes larves aux parois
des chambres du nid ; quand on ouvre ces chambres, on les trouve en effet entièrement lapissées de larves.
La larve adulte mesure 2°*,5 de longueur; elle porte des poils en harpon de 1/5 de millimètre de longueur; elle présente latéralement des mamelons ou parapodes sur le mésothorax, le métathorax et les quatre premiers segments abdominaux.
Beaucoup de Chênes-liège sont attaqués par des Tenthrèdes ; les larves s’établissent dans le liège mâle des jeunes arbres et y creusent leur galerie; cette galerie est à contour arrondi, mesurant 2 millimètres à 2°*,5 de diamètre, elle intéresse toute l'épaisseur duliège ; la nymphose a
lieu à une faible distance de la surface, et l'adulte sort par un
trou circulaire de 2°*°,5 de diamètre environ. Les larves de
celte Tenthrède creusent leur galerie à l’aide de leurs man-
dibules 4-dentées, se joignant sur la ligne médiane ;
ces dents sont en forme de pyramide triangulaire, à arête itranchante interne. Ces larves, au moment de la nymphose, sont attaquées par un parasite solitaire, un Ichneumonide, le Spilocryptus ornatus Grav.; la femelle de cet Insecte mesure 6"",5 de longueur et est munie d’une tarière de 4**,9 ; le cocon est cylindrique, arrondi aux deux bouts, et mesure 10 millimètres de longueur et 2°**,5 de diamètre ; c'est un cocon papyracé, de couleur jaune pâle.
Le liège attaqué par les Fourmis et celui attaqué par les Tenthrèdes sont complètement inutilisables et ne peuvent qu'être brülés ; les Tenthrèdes paraissent d’ailleurs être pen abondantes.
D’autres Insectes s’attaquent aux jeunes feuilles et parmi ceux-ci il convient de citer la chenille polyphage de la Porthesia chrysorrhea L., que nous avons eu l’occasion de rencontrer dès le mois de mai à Aïn Draham:; les nids sont formés d’une toile revêtue de feuilles sèches, et situés de préférence sur les jeunes arbres ; les chenilles sortent vers la fin de mai et se mettent à dévorer les feuilles nouvelles, qui viennent de pousser; à mesure que les chenilles gran-
dissent, elles deviennent plus voraces. La nymphe se cache dans les anfractuosités de l'écorce. La Porthesia chrysorrhea a fait récemment des ravages assez sérieux en Tunisie; elle était relativement rare cette année.
Les chenilles de ce Papillon ont plusieurs parasites internes parmi lesquels un Braconide et un Diptère, le Phorocera cilipeda Rond. ; ces parasites, en causant la mort des chenilles, s'opposent à leur grande multiplication.
Galles du Ghêne-liège. — Parmi les Insectes qui attaquent les feuilles, il convient de signaler ceux dont la piqûre détermine des galles; nous avons pu trouver en Tunisie un certain nombre d'Hyménoptères gallicoles qui n'y avaient pas été signalés. 3
1° L'Andricus A dleri Mayr forme des galles uniloculaires, disposées par groupes, qui intéressent les deux faces de la feuille. M. l'abbé Kieffer, qui a bien voulu déterminer ces Insectes, dit que « ces galles n’étaient connues que de Quercus cerris, en Autriche et en Italie »; il les a reçues de Vérone récemment, mais trop tard pour en faire mention dans la monographie des Cynipides.
Ces galles ont la forme d’une petite poire, le grand axe étant perpendiculaire au plan de la feuille ; la galle mesure 2*%,5 à 3 millimètres de grand axe et 2 millimètres de petit axe; l’adulte sort par un trou circulaire de 1/2 milbimètre de diamètre, situé au pôle aigu de la galle.
L’Andricus Adleri pique de préférence les jeunes feuilles; on trouve cet Insecte vers le 15 mai (Col des Vents).
2° L’Andricus grossulariæ Giraud a été signalé en Autriche et dans l'Italie septentrionale sur le Quercus cerris, en Sicile et en Algérie (1) sur le Q. suber.
Les galles, de couleur rouge, ont le volume et la forme d'un grain de groseille; elles se forment sur les fleurs mâles du Chêne-liège, vers la fin de mai. Elles sont extrémement abondantes à Aïn Draham.
(4) D: P. Marchal, Notes d'entomologie biologique sur une excursion en Algérie et en Tunisie (Mém. Soc. zool. France, t. X, 1897, p. 16-17).
3° Le Spathegaster glandiformis Giraud, ou Cynips de la galle en forme de gland, apparaît en même temps que le précédent, et sur les mêmes arbres ; la galle se forme sur les fleurs mâles. |
4° Le Synophrus politus Hartig, ou Cynips lisse, a été signalé sur le Quercus cerris (Autriche, Italie) et le Q. suber (Italie, Algérie). Il forme sur Les rameaux du Chêne-liège des galles rondes, ligneuses, très dures, uniloculaires, de 6 millimètres de diamètre; la galle est formée d’une partie ligneuse interne et d’une écorce.
Chêne zéen.
L'ennemi le plus redoutable du Chêne zéen est la larve du grand Capricorne {Cerambyx Mirbecki Luc.) qui creuse dans le bois des galeries très grandes ; cet Insecte cause de très grands ravages à Aïn Draham ; étant arrivé dans cette région après l’abatage du Chêne zéen, il nous a été impossible d'étudier la biologie de ce Coléoptère comme nous l’aurions voulu.
Galles du Chêne zéen. — 1° Le Cynips le plus abondant sur le Chêne zéen est le Cyrips coriaria Haimhofen ou Cynips corroyeur, qui produit une galle multiloculaire, munie de grosses cornes ; ces galles existent en France sur le Chêne rouvre; l’Insecte de la galle a pour parasite un Hyménoptère Chalcidien, le Wegastigmus shigmatizus Latr., que l’on trouve également en France.
Nous avons obtenu l’éclosion d’un Lépidoptère, le PAtoroblaslis costipunctana HW. var. amyqdalanca Dup., dont les larves vivent aux dépens de ces galles.
2° Nous avons rapporté de nombreuses galles d’un Cynips voisin du C. Xollari Htg. ; ce sont de grosses galles rondes, légèrement bosselées, uniloculaires, souvent groupées par deux ou par trois. Ce Cynips a un commensal, qui vit dans la matière végétale de la galle, le Synergus umbraculus Ov.